Terrorisme dans Espagne

ETA (Euskadi Ta Askatasuna). Euskadi. Franquisme. Pays Basque. Nationalisme. Attentats. Impôt Révolutionnaire. GAL. Victimes

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E.T.A. Pourquoi ?

'Terrorisme dans Espagne'

Membres de l'E.T.A.

1.Table des matières :

2. Introduction :

J'ai choisi ce sujet car le terrorisme basque est un des problème le plus important de la société espagnole. Etant moi même espagnol je désirais donc savoir pourquoi le groupe terroriste E.T.A. (Eusakdi Ta Akatasuna) s'est constitué et quels sont leurs fondements pour commettre autant d'atrocités (Attentas, enlèvements, racket).

Plus de vingt-cinq ans après la mort du Général Franco (1975) les attentats de l'E.T.A. (Eusakdi Ta Akatasuna) sont toujours à la une de la presse espagnole et internationale. Malgré l'instauration d'un système démocratique protégeant la liberté d'expression de tous les partis politiques et l'autocontrôle d'Euskadi, la grande majorité de la population est contre la violence terroriste et pourtant un tiers vote en faveur des nationalistes. (PNV, HB, EH) qui n'oublions pas sont les antennes politique de l'E.T.A. .

Pour développer ce sujet je vais tout d'abord parler de l'histoire et la culture du Pays Basque (géographie, langue, etc..), ensuite de l'histoire politique de l'E.T.A. (de leur début jusqu'à nos jours), le troisième point sera sur le financement de l'organisation terroriste et en dernier sur les moyens qu'utilise l'Espagne pour lutter contre l'E.T.A. .

'Terrorisme dans Espagne'

Slogan de tout le peuple espagnol

Aspect : Histoire et culture 

3.1 Où tout a commencé ?

3.1 Un peu de Géographie

Euskal Herria nom qui signifie en basque « peuple de la langue basque » désigne à la fois le peuple et le territoire. Situé au sud-ouest de l'Europe, dans le Golf de Biscaye et à cheval sur les Pyrénées occidentales, on compte environ 3 millions de personnes dans un peu moins de 20644 m2.

Elle est composée par six provinces Araba, Bizkaia, Gipuzkoa, Lapurdi, Nafarroa et Zuberoa ; Nafarroa séparée au nord, Behe-Nafarroa, par la frontière franco-espagnole.

'Terrorisme dans Espagne'

Le problème basque est survenu car les habitants d'Euskadi se divisent en deux camps, d'un côté les nationalistes qui n'acceptent pas leur appartenance à l'Espagne et affirment que leur nation s'appelle Euskadi et que leur langue est l'euskera et de l'autre les Basques-espagnols. Les nationalistes prétendent que le territoire de l'Etat espagnol devrait s'arrêter aux limites du Pays basque alors que les non-nationalistes intègrent le Pays basque dans Espagne.

Les limites territoriales ne sont pas clairement définies car elles comprennent trois provinces Araba, Bizkaia et Guipuzkoa mais les nationalistes prétendent qu'il y en a une quatrième. La Navarre, pourtant la majorité des Navarrais se représente cette région non pas comme un royaume basque mais comme l'héritière d'un des plus anciens royaumes d'Espagne. En 1936, la révolte Franquiste a débuté en Navarre et se sont les troupes navarraises, engagées volontairement aux côtés des rebelles, qui ont envahit le Pays basque pour défendre l'Espagne et la religion catholique. La population navarraise a voté pour la constitution d'une communauté autonome navarraise, totalement indépendante de la basque. Les limites du pays basque sont donc assez complexes. Elles sont partagées entre deux états, la France et l'Espagne, en Espagne entre deux communautés autonomes et en plus les rivalités au sujet de ces limites existent même à l'intérieur du territoire.

3.2 La langue :

Le problème de la langue est également très compliqué. L'euskera, depuis son époque de grande expansion, a souffert d'un retour en arrière permanent jusqu'au jour ou les nationalistes basques ont essayées de le revaloriser vers la fin du 20ème siècle. En plus il s'est fragmenté en plusieurs dialectes. Pour éviter cette division ils ont créés un langage artificiel, el euskera batua, qui est actuellement enseigné à l'école en parallèle avec le castillan. Le bilinguisme euskera-castillan est une expression profonde de la propre culture basque ancestrale.

Lors de la création de l'euskera batua ils ont essayé d'éliminer toute trace de castillan, ce qui est difficile ou quasiment impossible étant donné que l'euskera est une langue primitive et rurale. Lorsque l'on essaie de s'exprimer avec elle sur des propos modernes, on a besoin du castillan. La production littéraire en euskera est tardive. La connaissance de la langue basque a fait énormément de progrès tout au long du 20ème siècle, mais le caractère artificiel du batua fait que son implémentation soit aussi artisanale.

Voici le pourcentage des langues connues au Pays Basque (1991) :


Les langues connues au Pays Basque

Territoire

Population

euskera (%)

peu d'euskera (%)

Castillan (%)

Araba

271.000

8

15

77

Bizkaia

1.143.000

18

18

64

Gipuzkoa

670.000

44

14

42

Lapurdi

186.000

26

11

66

Nafarroa

519.000

10

10

80

Nafarroa Beherea

34.700

61

-

-

Zuberoa

15.800

63

-

-

Nord Pays Basque

237.000

27

9

64

Sud Pays Basque

2.603.000

21

7

71

Euskal Herria

2.846.000

23

14

63

3.3 Sabino Arana

Le fondateur du PNV (Partie Nationaliste Basque) est Sabino Arana il naît le 26 janvier 1865 à Abando. Le séjour de Arana à Barcelone pour étudier la médecine influence sa manière de penser : il rentre en contact avec un groupe de nationaliste catalan. Il retourne à Bilbao décidé à étudier l'euskera. En 1890 il publie une série d'articles sur le nationalisme radical. Ils les réunis dans un feuillet,« Bizkaia » pour son indépendance« Bizkaia por su independencia » qui contient ses idéaux politiques. En 1894 Arana fonde le premier groupe nationaliste (batzoki), publie le quotidien Bizcaitarra et fonde le Parti nationaliste basque. Arana créa aussi le drapeau du Pays basque (ikurriña ).

Le nationalisme basque se base sur trois thèses fondamentales :

  • L' exaltation politico-religieuse. Il propose un système plus radical que l'ancien régime.

  • Le racisme intégral. Le système politique qui défend le droit de la race basque à vivre indépendamment des autres races. Il refuse le mariage entre basque et les personnes d'autres régions

  • Le radicalisme anti-espagnol : Arana se trompe complètement dans son interprétation historique quand il affirme qu'il n'y a aucune implication entre espagnol et basque.

  • Ce sont sur ses propos et ses pensées que le groupe nationaliste basque E.T.A. a fondé sa lutte.

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    Sabino Arana, Fondateur du PNV

    Aspect : Histoire et politique 

    4. Comment fonctionne l'E.T.A et pourquoi est-elle apparût ?

    Euskadi Ta Akatasuna (Pays basque et liberté) ou plus communément appeler E.T.A. apparaît à la fin des années 50 comme une organisation anti-franquiste socialiste. Elle fut créée par des jeunes nationalistes voulant rompre avec l'attitude trop mitigée de leurs pères qui ne résistaient pas à la dictature de Franco. Au commencement, l' E.T.A. se limita à éditer des tracts en essayant d'étendre ses idéaux nationalistes en utilisant des techniques d'endoctrinement mais à cause du faible résultat elle décide d'en venir aux armes et commet son premier attentat. Ce fut en 1968, que l'E.T.A. assassina le commissaire Meliton Manzanas, responsable de la Brigade Sociale (Sorte de Brigade Politique) du Guiposcoa. Elle se fit connaître dans toute l'Europe en 1970, à la faveur de la condamnation à mort par le tribunal de Burgos de neuf militants. Dès l'ouverture du procès, l'organisation kidnappa le consul allemand à Saint-Sébastian pour faire pression sur les juges, mais le libéra cependant la veille de la sentence ; celle-ci provoqua une telle émotion à l'étranger que les protestations internationales et la mobilisation de nombreux intellectuels de la gauche européenne, amenèrent Franco à modifier les peines capitales en emprisonnement. Le procès devait démontrer la dureté et solidité du régime Franquiste mais il n'en fut pas ainsi au contraire les militants prirent les armes contre le dictateur.

    L'attentat de l'amiral Carrero Blanco, bras droit du Général Franco, et qui étaient appelé à lui succéder, eut également un grand-impact. Dès la mort de Franco, un mouvement de citoyens basques s'organisa en faveur de l'amnistie des prisonniers; elle leur fut accordée, en 1972 mais de nouveaux militants continuèrent de rejoindre l'E.T.A. après cette date car ils considéraient que la démocratisation était factice parce que la nouvelle constitution ne reconnaissait pas le droit de fonder un Etat basque indépendant.

    Durant les années 60 l'E.T.A. avait une bonne réputation mais la poursuite de la lutte armée dans un régime démocratique suscite de plus en plus de condamnation surtout lorsque les victimes des attentats sont des civils.

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    4.1 Structure de l'E.T.A. :

    L'E.T.A. est composée par un organe suprême, L'assemblée Nationale. Les membres ont une réunion périodique où se réunissent les comités exécutifs, les chefs de zones et les dénommées « liberados » ou libérées .

    Le front culturel, politique, ouvrier et militaire agissent dans chaque comité exécutif. Mais tout les membres de l'E.T.A. n'ont pas la même fonction, il faut faire une distinction entre le noyau principal , les militants et les collaborateurs

    Seul ceux préparés militairement sont aux commandes, après il y a les militants camouflés sous un nom de  guerre avec une mission spécifique et des normes strictes.

    Le dernier échelon est celui des « liberados », qui sont de militants réfugiés dans le sud de la France. Les libérés légaux, ceux qui sans abandonner leur vie normale consacre toutes leurs activités à l'E.T.A.; les « brûlés », les libérés qui ont déjà été détenus ; les adhérents et les patriotes (abertzales) qui aident les activistes.

    L' E.T.A. est aussi divisée en plusieurs commandos. Les commandos sont répartis dans des zones stratégiques du territoire espagnol. Il y en a plusieurs en Bizkaia, un à Araba, Navarre, Madrid, Barcelone et un commando itinérant qui remplace le français qui lui a été démantelé. Avant 1978, L'E.T.A. était capable de recomposer les commandos en très peu de temps mais depuis 1987, ce processus est devenu plus lent. Certain commando de Gipuzkoa on même disparu.

    N'oublions pas l'antenne politique de l'E.T.A. qui est H.B. C'est le seul parti politique qui n'a signé aucun des pactes pour la paix et qui ne condamne jamais les attentats de l'E.T.A. Le Parti nationaliste basque, lui, signe tous ses pactes de paix mais il reste tout de même un allier de l'organisation terroriste. Il y a une multitude d'associations qui défendent l'E.T.A. En voici une liste :

    EUSKAL HERRITAROK (Herri Batasuna) (coalition électoral)

    L.A.B(syndicat)

    EGIZAN (mouvement féministe)

    JARRAI (organisation des jeunes)

    IKASLE ABERTZALEAK (syndicat d'étudiant)

    EUSKAL HERRIAN EUSKARAZ (mouvement pro-euskera)

    A.E.K (écoles d'euskera)

    ASKAGINTZA (organisation pour la prévention de la toxicamanie)

    EGUZKI (association écologiste)

    KAKITZAT (mouvement d'insoumission)

    SENIDEAK(association des familles des prisonniers de l'E.T.A.)

    Aspect : Economie

    5. Qui finance l'E.T.A. ?

    Le financement le plus connu de l`E.T.A. est l'impôt révolutionnaire mais au début l'organisation perpétrait principalement des hold-up pour pouvoir financer ses armes et explosifs mais aussi payer ses militants et mercenaires mais lorsque la démocratie a été instaurée en Espagne les terroristes changent leurs méthodes et décident de kidnapper les chefs d'entreprise basque contre rançon.

    Tout les chefs d'entreprise qui ont refusé de payer l'impôt révolutionnaire sont le point de mir de l'E.T.A.. Ils risquent à tout moment de se faire tuer ou de souffrir de dommages dans leurs entreprises. Le cas de José María Korta Uranga, qui était président de la patronale de Gipuzkoa et qui avait pour slogan « ne payer pas et résisté », est un exemple type de ce que l'E.T.A. est capable de faire si quelqu'un ne paye pas .

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    Attentat devant l'entreprise KORTA

    Voici un extrait d'une lettre demandant l'impôt révolutionnaire.

    "Han pasado dos años desde que usted recibió, por parte de ETA, la petición de aportación económica, y como no ha realizado ningún tipo de gestión para satisfacer dicha deuda le hacemos llegar este ÚLTIMO AVISO para que nos abone la cantidad de 30.000.000 de pesetas en el plazo máximo de un mes. Si no lo hace así, usted y sus bienes se convertirán automáticamente en objetivo potencial de ETA. Y lo mismo le ocurrirá si lo denuncia a la Policía."

    Ci-dessous la traduction :

    « Déjà deux ans ont passé depuis que vous avez reçu, de la part de l'E.T.A., une demande de contribution économique, et comme aucune gestion pour satisfaire cette sollicitation n'a été réalisé nous vous faisons parvenir cet ultimatum pour que le virement de 30.000.000 de pesetas sois fait dans un délai d'un mois. Si vous ne le faites pas ,vous est vos biens se convertirons automatiquement en objectif potentiel de l'E.T.A. cela sera de même si vous dénoncez ces fait à la police. »

    Les revenues de l'E.T.A. pour l'année 2000 était de plus 5 millions de francs suisse seulement recueillis avec l'impôt révolutionnaire .Les autres revenues proviennent des publicités qui apparaissaient dans le journal EGIN qui a du fermé ses portes en 1998 pour collaboration avec le groupe armée .Le gouvernement espagnol a été soumis au chantage par l'organisation, si il ne payait pas, L'E.T.A. commettrait des attentats. Tout l'argent qui a été versé par l'Espagne, à l'E.T.A. provenait des caisses noires de l'état.

    Aspect : Droit

    6. Comment lutter contre l'E.T.A. ?

    6.1 Le terrorisme d'état «  El Gal » :

    Le Gal ou le groupe antiterroriste de libération est apparu dans les années 80 de la main des forces de sécurités de l'état espagnol, le CESID. Le GAL commis plusieurs attentas et assassinas plusieurs membres de l'organisation mais dans son historique plus de la moitié des victimes n'avaient rien à voir avec l'E.T.A. et le monde nationaliste.

    Leurs attentats créent une panique terrible dans le pays basque français jusqu'alors zone tranquille ou l'organisation n'avait pas commis d'attentat pour garder leur sanctuaire. Mais ce sanctuaire étais l'objectif du GAL. Avec ses bombes et ses menaces, ils déstabilisent la zone ou l'E.T.A. trouve son refuge , leurs responsables politiques peuvent ainsi négocier avec les autorités françaises pour qu'ils commencent à combatte contre les membres de la bande dans le territoire français et procèdent à des extraditions en contre partie le GAL cesserait toutes ses activités terroristes.

    6.2 Collaboration International :

    Les forces de sécurités espagnoles ont constatées la présence de membres de l'E.T.A. dans d'autre pays, tel que la France, l'Allemagne, la Belgique, le Mexique, le Venezuela ou l'Uruguay, où les membres de la bande terroriste se réfugient et recherchent des appuis politiques. Cette réalité a conduit l'Espagne à la recherche d'une collaboration internationale.

    Cette collaboration a permis l'extradition de plusieurs chefs de file de l'E.T.A..

    La coopération avec la France est de plus en plus intense, ainsi le démontre les diverses arrestations de membre de la bande dans le pays voisin, ou plusieurs têtes pensantes de la bande se réfugient . La procédure d'extradition est habituelle depuis quelques années dans plusieurs pays ce qui facilite les autorités espagnoles dans le démantèlement des commandos.

    7. Conclusion :

    En conclusion le problème basque est apparue

    8. Bilan Personnel :

    9 : Bibliographie :

    9.1 Internet :

    «  El boleto, la verdad sobre E.T.A. un oscuro grupo de assesinos españoles »

    http://www.interbook.net/personal/angelberto/inicio.htm (en espagnol)

    « Especial Terrorismo »

    http://www.terra.es/actualidad/terrorismo (en espagnol)

    « The Basque-Red » (en anglais et espagnol)

    http://www.basque-red.net

    9.2 Ouvrages:

    Carmen Gurruchaga et Isabel San Sebastian, El arbol y las nueces, Temas de hoy, Madrid,2000, 319 pages (en espagnol)

    Denis Laborde, La question basque, l'Harmattan, France, 1998, 572 pages

    9.4 Journaux :

    PABLO ORDAZ , « los empresarios calculan que ETA lleva recaudados 5.000 millones desde el verano », dans el pais , dimanche 28.01.2001