Sociedad y cultura del siglo XX en Francia

Historia de Francia. I Guerra Mundial. Frente Popular. Surrealismo. # I Guerre Mondiale. Front Populaire. Surrealisme

  • Enviado por: Teufeu
  • Idioma: francés
  • País: España España
  • 27 páginas
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SOCIEDAD Y CULTURA DEL SIGLO XX EN FRANCIA

1. LA FRANCE AU TOURNANT DU SIÈCLE. LA BELLE ÉPOQUE EL L'ART DÉCO. LA CRISE DU RATIONALISME. LES MOUVEMETS D'AVANT -GARDE.

Cadre institutionnelle : III République qui date du 1870. On l'appellera la République sans républicains. En France on a eu peur de la République. On a eu la I République en 1792, à l'époque de la Révolution. On instaure la République et 4 mois plus tard, le 21 septembre 1792, on a fait l'exécution du roi.

La II Rép. (1848) a supposée beaucoup de joie, d'illusion. Le 24 février 1848, c'était la Rép. sociale, démocratique. Et là aussi, 4 mois plus tard (juin 1848) dès les rues de Paris c'est un carnage. Milliers de morts. Les français ont peur de cette III République. Il faut attendre 5 ans (1875) pour avoir des lois constitutionnelles.

En 1870 : conflit avec l'Allemagne qui donne lieu à la Commune. En France il y a eu une véritable guerre civile. Avec 2 régimes : République et Commune (peuple de Paris qui refuse tout ce que gouvernement de la République a accepté). Mais en 1871 cette commune (première révolution ouvrière) est écrasée par la République, ce qui redonne confiance au peuple et aux bourgeois et en donne un équilibre. Paradoxe : la III Rép. dans ses débuts était très conservatrice, ce qui va donner confiance au peuple. En 1875 on va enfin avoir des lois, avec 2 chambres. Les français ont trouvé leur régime.

La différence entre la III, IV et V Rép. c'est la répartition du pouvoir.

1946 : IV République.

1958 : V République.

Il n'y avait un autre état dans l'Europe à ce moment qui soit républicain. Lorsqu'on parle de République en France il faut parler d'un autre concept : la laïcité, qui va parallèle aux 3 grands domaines (antécédents de la culture française : Montaigne) :

  • Pensée

  • Etat

  • Ecole

On voit une indépendance, une liberté par rapport à la fois. En 1905, c'est la séparation entre l'Église et l'État.

Au fur et à mesure que les années passent, il y a une radicalisation du pouvoir (à partir de 1850) pour arriver à la loi de 1905. C'est là que le débat commence. À partir de 1882, il va avoir autour de la figure de Jules Ferry, toute une série des lois qui conservent l'école et qui vont bouleverser l'école de la manière suivante :

  • 1882 : école obligatoire, gratuite et laïque pour tous les français (l'école devient une machine)

  • On crée un corps de fonctionnaires, d'enseignants (instituteurs). Les hussards noirs de la République (par la blouse noire) ils vont vivre dans des logis donnés par la Commune, ils vont être très contrôlés et surveillés, surtout du point de vue idéologique : on leur impose d'être républicains. On leur contrôle l'esprit.

  • Les programmes vont être aussi fixés. On donnait le même programme dans toute la France ; ils vont être obligés d'abolir les parlers régionaux. Unification de la langue française.

  • On surveille l'information religieuse qui sera remplacée par des valeurs bourgeoises : respect de l'âge, éducation, civisme et surtout le travail ; exaltation du travail.

  • L'histoire de France, de Michelet (il écrit notre histoire de France) était obligatoire ; c'était une manière d'unifier tous les hommes. En 40 ans seulement le 4% étaient des illettrés en France.

  • On impose un type d'enseignement : le positivisme. On a la foi dans la science et dans ce que l'on peut voir, démontrer.

Ils sont nombreux les auteurs qui veulent cette séparation de la laïcité. Laïque ne veut pas dire contre la religion, mais indépendance de l'esprit par rapport à la fois. Les auteurs déclarent que les affaires de l'état n'ont rien à voir avec la foi qui est un domaine de la pensée intime.

On arrive avec un consensus autour de cette notion de la République. Il y a aussi une intégration de l'élite intellectuelle.

La France est seule en Europe avec ce régime. La République doit rivaliser avec les têtes couronnées. Elle va chercher à éblouir et elle y parvient et ça sera sa revanche depuis 1870. Elle a été humilié sous le 2º Empire et sous la commune. Besoin de prendre confiance en elle. A partir de 1889/90 la France va établir tout un protocole, on déploie un savoir faire pour faire de ce protocole un spectacle.

Juin 1889 : chasse, spectacle, Versailles… on donne le détail des menus dans les journaux…

1889 : c'est le I centenaire de la Révolution française sous la République. On organise une exposition universelle à Paris et on le fête avec la construction de la tour Eiffel (le plus grand édifice en Europe ; 300 mètres). On recommence à avoir confiance en soi.

1850/1914 : tournant caractérisé par la Belle Époque. Du point de vue sociale on voit le décadentisme (phénomène artistique) de la fin du siècle et la Belle Époque (phénomène social).

En France il y avait 39 millions d'habitants. À paris il y a 2 millions en ½ de personnes en 1900. Le 60% des personnes vit encore dans les compagnes. Dans les villes, on observe l'essor de la petite usine qui a jusqu'à 100 salariés parfois. Une nouveauté aussi, on parle d'une manière plus sérieuse de la mobilité sociale. En France déjà un épisode avec la Révolution : transformation sociale. Les aristocrates et la bourgeoisie ont pris leur place. La différence aux 20 ans c'est que cette mobilité devient possible grâce aux études secondaires et supérieures (pas gratuites)= mobilité grâce à l'éducation. Le service militaire obligatoire depuis 1872. En 1900, 1 million de personnes ont un livret de caisse d'épargne avec lequel on pouvait faire des économies (?). C'est une époque où l'on va sentir un progrès matériel dû au progrès technique et technologique.

En 1914, en France il y a une ville au cœur de la société : la ville de Paris ; c'est un peu le cœur de l'Europe. La Belle Époque incarne la beauté, l'élégance et la richesse ; aussi la liberté et l'aventure, la joie de vivre.

2 ou 3 pôles au XX siècle : la côte d'Azur… époque des grands hôtels ; la guide Michelin. À Paris même les hautes lieux des mondains : bois de Boulogne pour les aristocrates et aussi le grand boulevard des Champs Elysées. Culturelles, universelles. L'expo de 1900 à Paris, on battit beaucoup de monuments pour l'occasion. Pour la première fois tout le monde se mêle. Ce qui va plaire c'est ce mélange de toutes les statues.

Ce qui est particulier aussi à cette époque ce sont les innovations : le téléphone, le phonographe, la voiture, le métro, le cinéma… entre 1880 et 1910. Ce progrès s'est une réalité, on a l'impression de vivre dans un rêve. Nouveau concept de la vitesse avec l'auto (30 Km).

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Pour que la République fonctionne on doit avoir le suffrage universel, donc, il faut que les citoyens soient informés ; il faut que l'état soit l'instrument de cette formation.

Les hussards noirs vont former une véritable armée qui va instruire les citoyens. L'école va substituer l'église à partir de la fin du XIX siècle.

TEXTE DE P. BERT

Idées clés :

1. Connaître et aimer la nation.

Concept de nation (« personne ne te commande excepté la loi »)

En France, c'est Ernest Renan qui va proposer une conception de la nation : A) nation comme héritage commun où tous y participent ; cela dérive au culte des grands hommes (élément pour construire la nation ; il faut avoir un héritage commun. B) volonté ; c'est le plébiscite de vouloir appartenir à un group)

2. Opposition entre le régime monarchique et le régime constitutionnel = égalité, droit, les mérites, justice relier à l'idée de démocratie.

3. Idée de solidarité (" charité) ; en plus, c'est un devoir imposé par le pouvoir = fraternité collective.

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La République n'est seulement qu'un régime politique, mais tout un ensemble de principes, une manière de concevoir la vie, c'est une idéologie.

Le symbole de la Rép est Marianne. On l'assimile à la femme. Marianne était une chanson où l'on appelle la Rép Marianne. Elle porte sur sa chevelure un bonnet phrygien rouge. La plupart des fois c'est une image maternelle. Souvent il montre un sein nu. À chaque Rép cette image change.

Il y a un courant réactionnaire qui va prendre des aspects particuliers et qui va durer jusqu'à la guerre de 1914 ; c'est la génération influencée par l'extrême droite ; c'est le 1º grand moment dans ce courant.

Le 2º grand moment, avec Pétain (promu général en 1916, commandant en chef des armées françaises en 1917, nommé maréchal au lendemain de la victoire, 1918. Il rétabli la situation dans la guerre du Rif ; 1925, après cela, il devient Ministre de la Guerre. Ambassadeur à Madrid, il est appelé au gouvernement après la rupture du front français puis, nommé président du Conseil, il décide de conclure un armistice avec l'Allemagne. Investi des pleins pouvoirs par l'Assemblée nationale il devient à 84 ans chef de l'état français. A l'intérieure, il lance la politique de la Révolution nationale ; à l'extérieur, il s'engage dans la politique de la collaboration (*). Resté à son poste après l'occupation de la zone libre, en 1942 il est de plus en plus dépendant des Allemands, qui l'emmènent dans leur retraite au août 1944. Transféré à Sigmaringen, il rentre en France an avril 1945. Jugé par la Haute Cour de justice, condamné à mort, il voit sa peine commuée en détention perpétuelle à l'île d'Yeu) et Vichy (* gouvernement de - : gouvernement de l'état français (1940-1944). Pétain instaure, sous la devise « Travaille, Famille, Patrie » un régime autoritaire, corporatiste, antisémite, anticommuniste & collaboration avec l'Allemagne. Il perd le crédit), recrudescence de ce courant, à tel point que certains historiens y voient une vraie guerre civile entre les républicains et les partisans de la droite à partir de l'affaire Dreyfus = polarisation des élites en 1898 ; grand fracture entre deux pôles : les antidreyfusards et les dreyfusards. Ces derniers sont pour la révision du procès au nom de la justice et la vérité. L'attitude militante de Zola donne lieu à un grand débat national en France ; cela a été une manière pour mieux comprendre ce qu'était l'idée de justice, ente autres. C'était un apprentissage démocratique, une épreuve de civisme.

On voit une veine conservatrice à la fin du XIX en fonction de cette conception de nation et surtout à partir du phénomène Dreyfus (l'extrême droite a fait un effort pour renouveler son idéologie en voyant que les républicains utilisait d'autres termes).

Le public du fascisme français ce sont tous ceux qui sont contre la République ; tous ceux qui sont antirépublicains, et même l'Église. Pour l'extrême droite la Rép est la Gueuse. Ils ont aussi un sentiment antisémite ; pour eux, ils étaient les coupables. Chateaubriand représente l'extrême droite. Ils rejettent la pensée rationnelle, ils refusent le positivisme. Ce courant a crée une association et un journal : l'Action Française. Elle arrivera à avoir un public si large à cause de son journal el grâce à Daudet (polémiste redoutable) et à Maurice Barrès, écrivain ; il a influencé la 1ª ½ du XIX). Il a fait partie de ce qu'on appelle les névroses.

TEXTE DE M. BARRÈS

1º paragraphe : idées clés : ces lieux appartient à l'histoire commune, ce sont les temples du plein air. La 1º idée clé est exprimée à la 1º et à la dernière ligne (depuis Ici nous prouvons…). Ce sont des lieux qui communiquent à la personne une énergie formidable, des réserves d'énergie. L'énergie est le terme clé ici. Dans ces lieux, l'âme s'épanouit, s'ouvre au monde. Ces lieux donnent quelque chose qui est liée avec l'émotion religieuse.

Dans ce 1º paragraphe on peut voir 3 grands axes thématiques :

  • l'émotion religieuse (éternité, chapelle, temple, miracle, prière, les noms propres)

  • le mystère (enveloppé, mystère, mélancolique, inexpliqué, rumeurs, miracle, fictions aériennes)

  • l'horreur (gémissements, mort)

  • Ces 3 dimensions sont attachées à ces lieux.

    Le terme énergie est lié à l'idée d'élévation.

    2º paragraphe : on voit 2 thèmes :

  • le sentiment religieux.

  • les dangers possibles attachés à la liturgie.

  • 3º paragraphe : on voit l'opposition entre 2 domaines de la pensée (vertus intrinsèques de ces lieux) :

  • inaptitude de l'être rationnel d'arriver à connaître certains choses sérieuses = critique au rationalisme.

  • revendication de l'être sensoriel. Retour sur soi.

  • 4º paragraphe : il revient sur la critique au rationalisme. On voit un lien qui unie l'histoire de France et la religion. Cette idée va être prise par l'extrême droite.

    Terme important : LE TERROIR

    Idée de formation et perfectionnement.

    Lien qui dérive de Chateaubriand = il unie la religion et la poésie = très important.

    On a appelé Barrès le prince de la jeunesse, le maître de l'énergie.

    * Jeanne d'Arc = image assimilée par l'extrême droite.

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    Atmosphère de confrontation intellectuelle entre les 2 pôles : l'extrême droite et les républicains.

    L'aristocratie et la bourgeoisie sont chaque fois plus riches ; dans le domaine des arts cela va donner L'ART NOUVEAUX, qui se répand par toute l'Europe. Il va transformer le paysage urbain. En emblème est le petro, les bouches de petro surtout. Il utilise le fer et le ver ; avant, le marbre et la pierre.

    L'architecte Hector Guimard est un des plus connus. En 1914 il a construit le castel Béranger, où il mélange des matériaux ; après cela il devient très célèbre. Il emploie une diversité des matériaux et des formes ; surtout des lignes sinueuses, courbées.

    L'art nouveaux est le triomphe de la ligne curée et de d'élément floral, végétal, le bois, la foret va être très représentatif. La serre devient aussi une pièce très importante des maisons ; on y méandrine des plantes et d'objets d'art où les bourgeoises recevaient ses invités. Les plantes formaient même souvent des recoins pour s'y éloigner. L'intérieur des immeubles va être renouvelle, même de choses si petites comme les poignées des portes.

    Dans le domaine des bijoux, Lalique est le grand maître ; dans le domaine des vases : Émile Gallé.

    La marquise et les ascenseurs vont être révolutionnés aussi.

    • Montesquiou : poète de 2º ordre qui a servi de modèle pour Proust.

    • La cravate va devenir un élément essentiel ; on pouvait distinguer la position d'un homme grâce a la manière dont il nœud sa cravate.

    • Sara Bernard =très fameuse cocotte (les femmes au théâtre devaient payer leurs vêtements). Le mythe de la femme fatal suivant le mythe de Salomé apparaît. Sara Bernard et Ana de Noailles sont très représentatives de la Belle Époque.

    LE DOMAINE DU GRAND ART

  • Gauguin

  • Cézanne

  • Van Gog

  • * quelques notes : Gauguin reprend la ligne, le dessin. Il est le 1º à employer la couleur d'une manière arbitraire (p.e. un arbre bleu) = Grand pas pour la peinture. Van Gog : pas des lignes. Il imprime beaucoup de subjectivité ; les touches sont plus payses. Il y a une sorte de violence, de passion.

    En réalité, ce sont des hommes en marge de l'impressionnisme, « post-impressionnistes ».Ils ouvrent d'autres courants, 3 sorties de l'impressionnisme. Ils donnent lieu chacun à leur propre manifeste.

    Gauguin : Retour au dessin, couleur arbitraires, primitivisme = Les Nabis

    Van Gog : Intensité de la couleur, passion. = Les Fauves (Matisse)

    Expressionnisme (Soutine)

    Cézanne : Équilibre, sérénité (Poussin)

    Structure = géométrie = Cubisme

    Le roman de Zola L'œuvre raconte l'enfance de Zola en province avec le peintre Cézanne. Les 2 étaient très amis.

    Tout est en germe : cubisme, expressionnisme avant la 1º guerre mondiale. Les cubistes veulent s'opposer à l'impressionnisme. Ils deviennent de + en + obscures ; marron et noir. Ils ne veulent + séduire comme les impressionnistes mais séduire par l'intelligence ; plus énigmatiques.

    La peinture cubiste veut peindre aussi ce que l'on ne voit pas, l'envers des personnes.

    TEXTE DE G. APOLLINAIRE

    « Alcool » évoque l'ivresse, l'état d'ébriété.

    Le titre du poème « Zone » évoque la banlieue. Zonard : celui qui habite dans la zone, la banlieue.

    Les 3 premiers vers dans le texte original sont très séparés les uns des autres. Référence à la tour Eiffel. Besoin de figer l'attention sur quelque chose. Elle va devenir la muse des poètes et peintres ; leur inspiration.

    Les 2 1º vers ouvrent le recueil d'alcools ; rupture avec la poésie classique.

    TU : le poète.

    Bergère ; tour Eiffel, qui a près des traits de femme. Du point de vue symbolique, la bergère surveille, prend soin du troupeau. Le berger appartient à la classe des nomades, des gens qui n'ont pas vraiment de racines, ici esthétiques. Ce recueil récupère de nombreux poèmes et zone est la place en premier. Rupture du p de vue thématique et formel. Du point de vue thématique : tour Eiffel, aspect urbain : automobile, les ponts, les hangars de Pont aviation, les affiches (au déçut du XX les commerçants se rendent compte que l'alliance du commerce et des peinture font vendre), les prospectus, les catalogues.

    Prose= narration, romans. Les journaux publiaient des romans, les inscriptions, les enseignes, les plaques… tout cela renvoie à un Paris modernisé.

    2. LA GRANDE GUERRE : LA GUERRE DES TRANCHÉES, L'ENFER DE VERDUN. LA CHRONIQUE ET LES RÉCITS DE LA GUERRE. UNE NOUVELLE FORME DE TRAGIQUE.

    On considère la I Guerre Mondiale comme un événement fondateur du XX siècle, plus que la Belle Époque à cause de diverses raisons :

    A) Les majeurs événements de la guerre (les épisodes les plus importants de l'Histoire de la France) sont passés en territoire français.

    B) Cet événement nous permet de comprendre la relation entre la France et l'Allemagne.

    Au début, les français sont heureux de se battre, parce qu'ils ont l'impression de pouvoir prendre la revanche : l'Allemagne s'est constitué comme telle en France, en 1871 ; cela a supposé une grande humiliation pour les français. L'extrême droite a alimenté cet esprit d'humiliation.

    Les hommes au XX siècle voient dans la I GM un événement fondateur de ce siècle, plus que la Belle Époque (étape d'insouciance dans tous les domaines). La I GM va supposer un choque des esprits.

    1914 : Il y a le socialisme, le syndicalisme. À cette époque, Jean Jaurès va créer la SFIO (section française de l'internationale ouvrière) ; il crée le journal L'humanité. Il oriente les esprits vers quelque chose de plus pacifiste. C'est la naissance de l'esprit pacifiste. Il va avoir un grand prestige dans le socialisme.

    Le socialisme veut être international, s'opposant à l'esprit nationaliste ; la gauche essaie de dépasser cet esprit nationaliste.

    J. Jaurès demande la grève générale pour ne pas entrer en guerre. Il s'agit d'un esprit contestataire.

    Le 31 juillet 1914 il sera assassiné. Le lendemain l'Allemagne déclarera la guerre à la France.

    À l'origine, le vrai conflit de 1914 c'est à cause des Balkans. C'est l'Empire Austro- Hongrois qui avait des problèmes avec la Serbie ; ce conflit est du à la nationalité.

    Enfin, il s'est produit une Entente formée par la France, la Russie, la Serbie et l'Angleterre.

    En France, il s'est produit un consensus autour de ce conflit : toute la France veut aller à la guerre (mais la gauche n'était pas d'accord). Ce consensus est donc autour de la République. Les français ont assimilé leur régime républicain. Il y aura une mobilisation générale, une véritable unanimité autour du Président de la République : Raymond Poincaré. Les historiens ont voulu voir dans ce consensus « un texte de cohérence » malgré les désastres de la guerre.

    Les français vont maintenir leur front de 1914 à 1918.

    Au mois de septembre, 1914, le général Joffre était pour la tactique de l'offensive à tout prix. Il avait concentré ses troupes dans la Lorraine, mais les allemands apparaîtrent à l'ouest, qui était dégarni. Les allemands voulaient cercler l'armée française, qui ne poussait pas de résistance parce que Joffre s'en rend compte trop tard.

    Alors, Joffre lance une contre-offensive : c'est la Bataille de la Marne. Les français arrêtent l'avance allemande. L'armée allemande est épuisée. Les deux troupes se trouvent face à face mais ils ne lancent que des petites offensives.

    Une partie de la France est occupée. Les combats sont acharnés. Dans le front occidental (qui souffrait une extrême dureté) les soldats sont dans des tranchées, dans la boue. Les offensives sont toujours localisées pour essayer de conserver un peu de terrain. Les soldats ont une condition de vie misérable : on les appellera le poilus (ils souffraient des terribles conditions hygiéniques).

    Octobre 1915 : très rapidement, Joffre essaye une offensive ; ce sera un échec, beaucoup d'hommes seront sacrifiés. On se rend compte que la guerre ne sera si courte qu'on la croyait. Cela va supposer le besoin d'une économie de guerre : la guerre va être large ; il y aura donc le rationnement de vivres, l'intensification de l'industrie pour l'armement… la République s'endurcit ; elle devienne presque une dictature.

    Le Président de la République cherche à être appuyé par tous : il crée L'Union Sacré : il veut l'accord des droites et des gauches dans ce régime.

    En plus, les français cherchent l'appui du Japon, etc.

    Un nouvel front va s'ouvrir : c'est le front des Balkans où va subir l'enfer des Dardanelles.

    1916 : Épisode célèbre = L'enfer de Verdun. C'est une offensive de l'État Major allemand autour de Verdun. L'Allemagne envoie une grande canonnière et 2 millions d'obus, entre février et juin. (Et tout cela pour presque rien bouger !). Cependant, il va être le grand succès de la France (on suivait le système de la guerre des tranchées).

    Le général Pétain aide Joffre dans cette bataille. Il sera le héros de Verdun.

    Les socialistes veulent signer la paix mais ils sont une minorité. Ils enfoncent une bataille à la presse pour réclamer la paix.

    Les américains cherchent à être un médiateur pour signer la paix (L'Allemagne ne voulait pas). Quelques mois plus tard, ce sera la guerre navale. Les EEUU entrent définitivement en guerre du côté des français : 1917.

    Mai, 1917 : c'est l'offensive du « chemin des dames » : échec pour la France.

    Crise du moral des soldats. Les soldats refusent d'obéir les ordres, de monter en ligne. Beaucoup de condamnations à mort à cause de cela. Pétain arrive à solutionner cela ; il a concilié l'extrême sévérité avec la souplesse. La presse va être étouffée (silenciada). Amélioration des conditions de vie du soldat.

    Automne 1917 : la guerre continue et Clemenceau arrive au pouvoir.

    En Russie, grande révolution. Le front russe est éliminé. La Russie sort de la guerre.

    Depuis 1914 et jusqu'au 1918 : beaucoup de renouvellement de l'artillerie (avions d'observation, tanks, masques de gaz…)

    Mars 1918 : les allemands avancent. L'Entente est prise de panique. Le général français voulait couvrir Paris et el général anglais voulait couvrir Calais. On doit avoir un unique général : l'anglais Foch.

    11 novembre 1918 : Fête nationale par la signature de l'Armistice (signé grâce à Clemenceau)

    BILAN DE LA GUERRE : 10% de la population morte. Conséquences : besoin de main d'œuvre= immigration & émancipation de la femme.

    Territoires dévastés, irrécupérables.

    On récupère l'Alsace et la Lorraine.

    A cette époque, on faisait la guerre à l'ancienne manière, avec un front et un arrière. Il y a ceux qui se battent et ceux qui ne le font pas.

    NOUVEAUTÉS :

    • Figure important : les marraines : elles étaient des jeunes femmes qui adoptaient un soldat pour leur permettre de supporter la guerre : on s'écrivait des lettres, de la nourriture… c'était un appui des gens qui sont au front.

    • Impression des hommes de connaître l'horreur pour la 1ª fois.

    • Nouvel armement qui permet plus de précision (p.e. les obus).

    11 novembre 1918 Armistice.

    Janvier 1919 Conférence de la paix, très logue parce qu'on ne se met pas d'accord (Fr, Allem, Angl, EEUU). Les EEUU cherchent une nouvelle diplomatie : c'est la société des nations qui ne va pas tenir vraiment son rôle après la guerre. Les français sont obsédés par leurs problèmes avec l'Allemagne. Ils voulaient récupérer l'Alsace et la Lorraine et même une partie du territoire du côté de la frontière. On voit la croissance de la puissance française.

    Finalement on a accordé :

    • L'Allemagne doit reconnaître toute la culpabilité du déclanchement de la Grande Guerre.

    • La France n'obtient pas la région de la frontière. Une commission dépendante de la Société des Nations la dirigera. La France obtient cependant l'Alsace et la Lorraine.

    • Désarmement de l'Allemagne. Elle ne peut qu'avoir une armée presque symbolique. On l'empêche de développer l'aviation. Ce sera un grand choque pour son économie.

    • On impose l'Allemagne des réparations (paiement très lourd) dont la moitié correspondra à la France.

    • Les Alliés vont se répartir les colonies allemandes.

    Les conditions furent très dures pour l'Allemagne. L'Europe verra une nouvelle carte.

    Juin 1919 Accord final. On signe à la galerie des glaces.

    EN FRANCE :

    • Paysage dévasté.

    • Souffrances morales, plus difficiles à évaluer.

    • Dans l'ordre de la psychose : le futur immédiat des français va être touché. Les conséquences vont atteindre jusqu'à 1932.

    L'un des aspects le plus important de ces conséquences est la solidarité entre les hommes. Ils vont maintenir dans une société d'anciens combattants cette solidarité. Ça veut être en quelque sorte un slogan : « unis comme au front ».

    Dans la vie politique on ressent cela. La nouvelle chambre s'appellera la chambre bleue horizon (d'anciens combattants)= 1919. Elle était très conservatrice, même s'ils étaient des républicains.

    CONSÉQUENCES SUR LA LITTÉRATURE

    1914 Comme on peut voir à la fin des siècles, la vie littéraire va s'interrompre. Des nombreux pages sont consacrées à ce grand événement. Une nouvelle littérature va surgir, une littérature qui veut dénoncer la barbarie de la guerre.

    & Littérature cocardière: On y voit une manière d'afficher l'appartenance à un groupe. Cela va marquer un esprit chauviniste, nationaliste et de droite. MAURAS, BARRÈS...

    & Littérature objective: Correspondante à des journaux intimes des gens qui ont été à l'arrière ou au front; ce sont des essais, des romans... On voit un besoin d'objectivité qui donnera lieu, à partir de 1936, au pacifisme.

    3. L'ENTRE DEUX GUERRES : LES ANNÉS FOLLES. LE SCANDALE DE LA GARÇONNE. LE FRONT POPULAIRE. LA MENACE FASCISTE ET L'ACTION FRANÇAISE. L'ÂGE D'OR DU CINÉMA FRANÇAIS.

    Repères historiques à développer :

    1919-1939 : Période marquée par l'idée d'un profond antagonisme politique, économique et social. Dans le domaine de l'art (idée d'avant-garde) cela va cohabiter aussi avec des idées traditionnelles de la culture.

    La position idéologique se radicalise. Cette période est marquée par les conséquences de la révolution russe et pour la montée du fascisme. On voit un lien très particulier entre littérature et politique.

    Dès 1919 c'est l'éclatement du Bloc National (chambre bleu) comme conséquence du nationalisme exacerbé pendant la I GM. Cela va conditionner la vie politique. Sentiment de solidarité. Retour à la vie civile.

    Années 20 : les écrivains français seront très influencés par Maurice Barrès. À cette droite s'ajoute une peur : la peur du bolchevique. En 1924 la gauche reste quelques mois au pouvoir.

    L'affaire Stavisky : Scandale financier à l'origine duquel se trouvait Alexander Stavisky, auteur d'une escroquerie au Crédit municipal de Bayonne. La mort suspecte (suicide ou assassinat) de Stavisky fut largement exploitée par la droite et contribua à la chute du ministère Chautemps et aux émeutes du 6 février 1934.

    Les problèmes économiques et la révolution d'octobre sont deux points qui vont marquer cette époque.

    Au début, on pensait que l'Allemagne allait payer les dégâts de la guerre, mais elle le fait d'une façon irrégulière. Les français vont envahir la zone de la frontière entre l'Allemagne et la France, même si les anglais n'étaient pas d'accord. L'Allemagne proteste mais la France y envoie des ouvriers français. Après une grève, les mineurs allemands se remettent au travail pendant que la France se charge de diriger ce territoire.

    On voit la peur réelle de l'Allemagne. La France cherche à la rendre inoffensive. Dans cet esprit il faut comprendre le vote de la Ligne Maginot (fortification qui séparait la France et l'Allemagne). La Belgique refusait la construction de ce mur tout au long de sa frontière avec la France.

    Malgré tous ces efforts, on doit dire que la France se redressa assez rapidement. Les 10/15 années qui suivent la guerre vont être marquées par la prospérité économique qui donnait les travaux de reconstruction. La France devienne une terre d'accueil pour les immigrants ; on avait besoin de main d'œuvre.

    À CETTE ÉPOQUE :

    • Le pétrole et l'électricité: l'industrie se développe grâce à ces nouveaux ressources d'énergie.

    • Phénomène de concentration industrielle, commercial, technique... C'est à cette époque qu'on voit surgir les holdings, les monopoles...

    • On voit surgir aussi les magasins pour les plus pauvres: Prix Unique, etc.

    • Essor de l'industrie automobilistique.

    • Les villes grandissent (surtout Paris)

    Dans le domaine du social, lié à l'esprit d'après la guerre, on a l'euphorie, le goût pour la vie. Ça va durer longtemps ; c'est le spectacle, l'insouciance, on veut oublier et on cherche à s'enivrer avec le bonheur ; le rythme devient trépident.

    Ce sont les années folles (1919-1930). Un public plus grand est touché par cette frénésie. C'est la joie de vivre.

    Conséquences en France de la Révolution d'octobre :

    La révolution russe va être très suivie par toute l'Europe. C'est la 1ª fois qu'un parti socialiste s'empare du pouvoir. Les grandes consciences socialistes vont s'inquiéter à cause des méthodes de Lénine.

    Lénine fonde la III Internationale (communiste) ; à son avis, la II Internationale n'était pas valable. Il arrive un moment où la SFIO est obligée de se prononcer sur la révolution russe et on le fait dans le « Congrès de Tours » : les socialistes français doivent se prononcer sur l'adhésion ou pas à la III Internationale communiste. Si on le faisait, on devait accepter la charte de Lénine : dictature du prolétariat, exclusion des réformistes, hostilité contre la société des Nations, soumission des parlementaires...

    Au sein français, il se produit une scission. D'une part, on a Léon Blum, d'autre part, Maurice Thorez, qui crée la section française internationale communiste : SFIC. Il appartenait à une famille de mineurs. Il est considéré le 1º stalinien de France. En 1939 il va être condamné à mort par contumace par le gouvernement de Vichy.

    Léon Blum fut un homme très cultivé, provenant d'une famille juive ; il a fait du Droit ; il avait une conscience littéraire très développée. Il a écrit même un essaie : Du mariage, qui a eu une grande importance car il y préconisait l'initiation précoce des jeunes filles avant le mariage. On voit chez lui l'alliance entre la littérature et la politique. Il se met à côté de Zola dans l'affaire Dreyfus. Il était ami de J.Jaurés (qui crée la SFIO et le journal l'Humanité) ; il y publiera des textes. Au congrès de Tours, il est déjà socialiste. Il prend la défense de la Vieille Maison, l'esprit traditionnel socialiste tel que Jaurès l'avait conçu : esprit d'un socialisme réformiste et humaniste. C'est un des dissidents du communisme. Il crée le journal Le Populaire. Blum signe les accords Matignon en 1936, qui sont les mesures prises pas le front populaire. En 1940 il s'oppose à la remise des pleins pouvoirs de Pétain (il s'avait soumis à l'Allemagne) ; ça aura des graves conséquences.

    « Le cartel des gauches » : les socialistes se sont alliés ; c'est le 1º gouvernement de gauches. Il ne va durer que quelques semaines. Poincaré revient au gouvernement.

    1926 : Reformes discrètes : assurances, allocations aux familles nombreuses, école gratuit...

    1934 : Menace fasciste et formation d'un comité de vigilance anti-fasciste, instauré par Malraux, Gide, Aragon. Quelques semaines plus tard (14 juillet 1935) il va avoir une grande manifestation autour de Blum et Thorez ; c'est l'union des gauches dans le Front Populaire (victoire en 1936) quelques mois plus tard.

    1936 : Confrontation entre les ligues d'extrême droite et les partis de gauche. On voit surgir le sentiment pacifiste. Cela explique que Blum n'accepte d'envoyer des armées en Espagne par peur des conséquences.

    Le Front Populaire arrive au gouvernement en 1936 : dans les usines on a fait la grève pour fêter la victoire. Les ouvriers ont envahi les commerces ; la gauche aurait pu les utiliser pour faire la révolution. Thorez demande du calme.

    On a à côté de Blum, pour la première fois, 3 femmes au gouvernement.

    Blum convoque tous les acteurs et les syndicats pour faire des reformes : ce sont les accords de Matignon (ce sont des mesures sociales). Même si ce gouvernement ne durera que quelques mois, ces accords vont être maintenues.

    Du point de vue social :

    • Goût du sport qui dérive de l'esprit d'anciens combattants. Dès 1919 le nationalisme avait favorisé des associations de droits pour les jeunes. On y attachait beaucoup d'importance au corps. Organisation de type militaire et qui rappel cet esprit d'ancien combattant.

    • Le niveau de vie va s'améliorer. Les travailleurs vont profiter plus de sécurité au travail et beaucoup plus de temps libre. Même avant 1936, on jouit une amélioration des conditions de vie, surtout pour les ouvriers du point de vue légal.

    • Un nouveau prolétariat apparaît: c'est l'O.S. (l'ouvrier spécialisé)

    Du point de vue de la femme :

    • Bouleversement dans l'univers familial et social. Les femmes doivent assumer l'autorité chez elles envers leurs enfants. Elles doivent aussi s'intégrer dans le monde du travail.

    • À cette époque beaucoup de femmes deviennent veuves et il y a des jeunes femmes qui ne trouvent pas un mari parce que la guerre a causé la mort à une très grande partie de la population masculine. Il y aura aussi beaucoup de divorces parce qu'il y avait des couples qui ne marchaient déjà après la guerre.

    • Avant 1914, on avait une conception très conservatrice de l'amour et de la femme. Elles étaient tout à fait dépendantes de l'homme. Pour eux, ses épouses étaient des femmes qu'on devait respecter. Les jeunes filles n'étaient pas très informées à propos de sa sexualité. Encore, il n'y avait des méthodes de contraception (la méthode Ogino n'apparaît qu'en 1930). À cette époque il n'existait par la notion de “relation amoureuse” ; le plaisir de femmes ne faisait part du couple ; la femme épouse n'était que la mère des enfants de l'homme. L'homme, donc, cherchait le plaisir ailleurs, chez des prostituées (! syphilis).

    • La femme cependant finit par “enlever son corset”. On commence à porter les jupes chaque fois plus courtes ; en 1930 on voit même les genoux des femmes. C'est en ce moment qu'on considère que la femme trouve son plaise.

    • Le roman La garçonne, de Victor Marguerite (où la protagoniste coupe ses cheveux comme un garçon) va occasionner un grand scandale.

    Le cinéma :

    Dans un premier moment, il n'intéressait qu'aux gens du peuple, mais après il va prendre son essor. Les deux grands empires du cinéma vont être Pathé et Gaumont ; ils étaient producteurs et propriétaires des grandes salles.

    Au début du siècle on voit toujours les mêmes types de films : décors extérieurs, sorties des ouvriers... Cependant, à partir des années 20, le cinéma va évoluer vers le burlesque, sous l'influence des EEUU (avec Buster Kiton et Chaplin).

    En 1927 il y aura un grand changement : c'est le cinéma parlant. À partir de cette époque on va avoir un cinéma de qualité en France. Ce sera l'âge d'or du cinéma français (aux EEUU, par contre, on fait de la quantité). Les français vont chercher à séduire un autre genre de public, plus intellectuel.

    Marcel Carné (parisien), journaliste, cinéaste et critique, prend de l'importance avec son 1º film : Le quai des brumes. Jacques Prévert écrit les dialogues et va faire un tandem avec Carné (ils avaient la même idéologie et un esprit non-conformiste ; Prévert a une idéologie presque anarchiste). On peut dire que Carné était autodidacte puisqu'il n'y avait aucune école du cinéma. Il récupère le monde des faubourgs. On assiste à une éclosion d'acteurs et de grands interprètes. Les deux protagonistes de ce film sont Jean Gabin et Michèle Morgan ; ils forment un couple mythique du cinéma français d'entre guerres.

    Dans Quai des brumes : Révolte face à la société. Contestation montrée par des expériences de vie difficiles des personnages (le soldat, le peintre, le personnage de Nelly...). Ce film est réaliste et contestataire de façon artistique (contestation de la culture occidentale). L'attention doit être fixée aux dialogues et au choix des personnages.

    On voit une émergence de grands acteurs pour la culture française : Jean Gabin (champion de ceux qui luttent pour leur liberté, homme au cœur pur, côte ombre/côté lumière, personnalité forte mais avec un cœur tendre ; malgré cette violence il n'est pas un vainqueur). Jean Gabin fut un homme puissant, un homme d'action mais à la fois, un homme commun, de la rue. Il est arrivé à interpréter un personnage universel tout en étant très Parisien.

    Un autre film de Marcel Carné est Hôtel du Nord. On y raconte la vie laborieuse de deux personnages très connus à Paris : Arletty et Louis Jouvet. Ils étaient deux figures emblématiques. Arletty incarne la Parisienne populaire. C'est un personnage aussi de Fernandel.

    À cette époque on voit aussi l'essor de la radio.

    Dans un autre domaine, la révolution des moyens de transport, lié à l'industrie de l'armement, surtout dans le domaine de l'aérien, vont agrandir l'horizon de la réalité et vont devenir des objets esthétiques qui seront utilisés par la littérature (comme la Tour Eiffel). C'est aussi dans cette période que l'on voit des bouleversements dans le domaine de la mode et de la haute couture. La nouvelle clientèle va apporter la réduction des particularismes provinciaux avec le phénomène de la mode. Les critères d'appartenance sociale vont disparaître.

    4. MOUVEMENTS D'AVANT-GARDE : SURREALISME ET ABSTRAITS. ANDRÉ BRETON, LOUS ARAGON ET PAUL ÉLUARD. DU SURRÉALISME À L'ENGAGEMENT ET À LA RÉSISTANCE.

    Nous allons voir essentiellement le surréalisme.

    Le surréalisme est un mouvement de contestation des valeurs bourgeoises, de la société, dont l'impulsion première est donnée par la littérature et va s'étendre à toutes les formes d'expression artistique : peinture, photographie, cinéma...

    Déjà avec les impressionnistes on avait assisté à cette contestation, à cause de leur perception et leur interprétation des objets. Mais depuis 1880, on a l'impression que cette contestation ne cesse pas de grandir, de devenir de plus en plus évidente. On l'avait déjà vu avec l'art cubiste (réaction contre les Fauves, contre les couleurs). C'était une tentative, une cassure. L'art cesse d'être tributaire de la réalité, de l'histoire (au XIX siècle). L'art devienne de plus en plus une fin en soi et cesse d'être en rapport avec un autre domaine.

    Dans la période d'entre guerres, l'art abstrait continue ses efforts. Les résultats les plus significatifs apparaissent après la II Guerre Mondiale.

    Les esprits vont s'habituer à cette cassure ; le choc semble être moindre.

    • Phénomène d'accoutumance du public.

    • Emergence du snobisme. Attitude de la part des intellectuels qui fait que l'on ne soit pas sincère par rapport à une œuvre d'art.

    Le surréalisme est un mouvement qui va regrouper des personnes autour d'André Breton (le « pape du surréalisme près de 40 ans [jusqu'aux années 60]). Le mouvement commence en France, mais il va se répandre. Le groupe surréaliste disparaît après 68. Le groupe va évoluer : Breton avait d'autre mérites. Il avait l'âme d'un leader, le don de s'imposer aux autres, une autorité naturelle, une exigence pesante.

    Entreprise liée au Dadaïsme : mouvement nihiliste né pendant la guerre et autour de la guerre. On le considère un mouvement anarchiste mais qui entendait employer des mots moins violents pour la révolution. Ce mouvement contestataire est inséré dans un courant plus profond, qui est la révolte contre le positivisme et la méthode scientifique. À la fin du XIX siècle, il y a déjà une contestation avec les symbolistes. Cette révolte va rencontrer l'appui des scientifiques, les sciences nouvelles de l'homme.

    • Crise de la culture (depuis la guerre de 14).

    • Mise en place d'un ensemble de nouvelles sciences de l'homme qui va révolutionner la connaissance de l'homme, le rapport de l'homme avec le monde. [Les sciences de l'homme : l'histoire, la linguistique, la psychanalyse...].

    Cette culture scientifique va être largement répandue, va avoir un grand écho grâce à l'école et aux médias. Cette culture est divulguée mais en plus, les travaux ne demandent pas une compétence spécifique pour être compris. Il suffit d'avoir une culture moyenne. Chacun essaie d'en tirer profit pour son existence. Ce terrain de culture va devenir le moyen, le terrain commun des intellectuels.

    Le XIX siècle va avoir confiance au progrès, à la continuité (théorie de l'évolution) mais on voit une rupture. On est installé dans le schéma de la rupture. Rupture dans les arts, dans la littérature, et qui va dériver des sciences. Cela va remettre en cause les fondements de la pensée occidentale. Au XIX siècle on va élaborer un théorie et on cherche à valider cette théorie : Einstein et la linguistique. On abandonne la démarche empirique.

    Les avant-gardes littéraires et artistiques sont influencées par les sciences de l'homme. Les sciences procèdent d'une manière inverse à l'observation initiale et l'empirisme.

    La théorie de la relativité et les théories linguistiques de Saussure commencent par élaborer une théorie et puis, on observe sa viabilité.

    Influence sur la littérature et l'art : Dans la nouvelle connaissance de l'homme, il faut citer Bergson, qui va apporter une nouvelle connaissance de la durée, du temps. Il va influencer Proust, qui va donner lieu à un nouveau rapport entre l'homme et l'écriture, et aussi Freud, qui va révolutionner la connaissance de l'homme. Ce sont les surréalistes qui vont comprendre toute la nouveauté de Freud. C'est par la médiation des artistes que les français vont avoir une connaissance de Freud.

    • Conscience du moi, qui se différencie au contact de la réalité.

    • Le sur-moi, l'instance de censure.

    • Le ça regroupe les pulsions inconscientes. La nouveauté ce qu'il découvre que le ça est un réservoir ; l'inconscient accumule et conserve toutes les pulsions incontrôlées et tout ce qui est désir. Cet inconscient va être soumis à la libido comme pulsion sexuelle de l'homme. Les théories de Freud vont avoir une incidence sur la critique.

    Jung continue avec les théories de Freud. Les images de l'inconscient nous dictent notre comportement ; c'est l'inconscient collectif qui est à l'origine, d'une des branches de la littérature comparée.

    Au début du siècle, Freud n'est pas apprécié en France. Ils connaissaient le Dr Charcot et ils pensaient que Freud ne disait rien de nouveau. Freud reçoit l'accueil chez les surréalistes pendant la période d'entre guerres. La théorie de l'inconscient est une affirmation du pouvoir de l'imagination. Le surréalisme est une mise aux ordres de l'inconscient. Il faut être un poète soumis à son propre inconscient pour être surréaliste. Le surréalisme est à la porté de tous les inconscients.

    Pour la première fois ce nouveau modèle remet en question l'un des aspects le plus important de la culture française qu'est le cartésianisme, le rationalisme.

    Le surréalisme est lié avec le mouvement Dada au moment où André Breton décide de fonder une revue avec Louis Aragon et Philippe Soupault, qui s'intitule Littérature (1919). On y accueille des articles et de la pensée dadaïste. Le surréalisme naît de la rencontre de ces trois hommes avec le mouvement dadaïste.

    C'est un mouvement qui va être longue, il va être à un premier temps contestataire et subversif. Les surréalistes vont se lier aux publications qui cherchent à choquer et à scandaliser au nom de la liberté.

    À partir de ce moment là, il y a une véritable censure à l'égard de tout ce qui est la culture et la société bourgeoise, de tout ce qui est conventionnalisme, de cette société qui a conduit à la guerre ; plus encore que contestataires, les avant-gardes se caractérisent par la rupture par rapport à ce qui précède, ce sont des mouvements qui ne cherchent pas à apporter une réponse. Le surréalisme, dans un premier temps, c'est seulement la destruction, c'est l'idée de rupture totale, le paradigme de la modernité au XX siècle, l'impression que plus rien ne sert, qu'ils font détruire tout ce qui était auparavant.

    Rien de ce qu'à été fait par le passé ne peut être récupéré. La modernité poétique de Baudelaire évolue jusqu'à là.

    Le but avoué dans un premier temps, dans les années 20, le seul objectif, c'était celui de détruire.

    L'ambition va plus loin des écoles. Dans un premier temps, c'est surtout pour choquer, pour le scandale. Il y a le paradoxe qu'ils ne supportent pas les bourgeois, mais ils devaient produire pour eux.

    Dans le cadre de la provocation on a Anatole de France (1924), qui a été à côté de Zola ; il fait partie de l'élite. La France pleure sa mort, les surréalistes profitent de cette mort pour publier le cadavre : Le cadavre exquis c'est une sorte de jeu, ça se fait aussi pour l'écriture.

    Ils ont eu fait un pour Anatole de France. Ils font une sorte de critique, c'est un manque de respect même envers la mort.

    Il y a deux types d'attitudes existentielles face au malaise.

    - L'intelligenzia = surréalisme.

    - L'aristocratie = les annés folles.

    Dans les deux cas, il s'agit d'une manière de ne pas réflechir.

    Dans tout cet esprit surréaliste il y a aussi le goût du spectacle et du jeu.

    Tout le système moral, politique et idéologique va s'effondre.

    Après 1924, c'est la deuxième étape qui évolue vers quelque chose de constructrice surtout qui cherche à disposer cette époque de contestation par des écrits où l'on veut apporter une nouvelle définition de l'homme ; ils vont chercher aussi comment atteindre la vraie vie.

    Il y a un lien entre cette attitude contestataire et la révolution.

    Les idées de Marx et Engels vont influencer les surréalistes, qui ont connu la Révolution Ruse et l'avènement du marxisme, et ils vont se rapprocher du parti communiste. Le parti socialiste sera banni en tant que traître.

    Les surréalistes croient qu'il est possible une alliance avec le communisme et ils vont s'engager à la vie politique.

    Ça ne durera pas longtemps, il va y avoir un retour en arrière. Accepter les idées du marxisme suppose le renoncement de l'anarchie du surréalisme face à la discipline hiérarchisé du marxisme. Ils pensaient qu'ils perdaient son intransigeance.

    Après la II GM il va y avoir le même problème entre l'existentialisme et le marxisme. Sartre a la même difficulté de rencontre avec la révolution.

    Les français au XX siècle pensaient que la Révolution, on doit la chercher ailleurs, et non pas avec le communisme. Ils pensaient que la vraie révolution est dans l'œuvre d'art.

    Surréalisme : mouvement philosophique qui prend ses racines en 1925 et qui va se développer jusqu'à 1968. C'est la génération la plus significative du XX siècle et la dernière. C'est la dem révolte de l'esprit. Les acteurs de cette génération vivent leur jeunesse pendant la I GM. Il y a un besoin de partir ; on est séduit pour les aventures du langage et du voyage. Ils ont cherché de nouveaux horizons. Ils ont rencontré 3 grandes pensées : le marxisme (révolution russe) & Freud et la psychanalyse & la cruauté de la guerre. Ces 3 axes fondent le mouvement. Ils ont cherché à transformer le monde ; dans cette optique, il s'érige contre la morale et la société (lutter contre les tabous). Avec le marxisme, on a l'engagement politique.

    Importance de l'influence de Rimbaud ; on veut changer le monde, « changer la vie ». Ces hommes ont voulu voir un succédané de l'aventure en littérature. Entre la vie et la littérature, ils ont choisi vivre la vie. Ils veulent envelopper leur lutte d'un sens artistique.

    « La littérature est un des plus tristes chemins qui mènent à tout »

    A. Breton. Premier manifeste (1924).

    Pour changer la vie il faut se libérer face à tout. On exige la libération jusqu'à la folie. C'est la réhabilitation de tous les domaines irrationnels jusqu'à la folie.

    I ÉTAPE : Avant la guerre. Influence de Mallarmé. À la fin de la guerre en 1918 (il a été mobilisé dans un hôpital) il est en rapport avec des gens qui ont perdu la raison à cause de la guerre. À l'hôpital il a pu lire et découvrir des écrits de Freud. C'est là qu'il commence à réfléchir entre le rapport de la vie et la littérature.

    Dans la période du surréalisme, on n'écrivait pas trop de romans. Il y a un discrédit du roman et on va se laisser aller à la poésie.

    Définition du surréalisme :

    1º) Automatisme, dictée de la pensée, de l'inconscient. Dans cet automatisme on voit d'un côté une volonté d'oubli volontaire et d'autre côté, l'exercice volontaire qui représente une ascèse de l'esprit pour parvenir à l'oubli. Dans l'automatisme il y a l'esprit pour parvenir à l'oubli, l'apparition possible du merveilleux.

    Bête noire du surréalisme : la raison, le sens critique qui a été appris à l'école. Pour cette raison, ils ont aimé le jeu et les activités collectives.

    Préoccupation esthétique ou morale. L'importance n'est pas le résultat, mais la démarche. Breton n'aimait pas Cocteau, qui était préoccupé de plaire.

    2º) Réalité supérieure de certains formes d'association. Il tente à ruiner les autres mécanismes psychologiques.

    Thèmes qui reviennent : la femme et l'amour. Thème de la rencontre.

    = Elsa Triolet pour Aragon ; Gala par Dali.

    Les femmes ont été des inspiratrices mais aussi, ces femmes ont été des créatrices dans la photographie, les arts...

    Mythologie dans le surréalisme, appelées « les scandaleuses » : femmes libres. Elles ont eu envie de rompre avec le schéma traditionnel de la femme.

    Femme enfant, qui attire le plus, revient souvent chez Breton. L'innocence, la pureté. Elle incarne la naïveté, la spontanéité, l'innocence qu'il cherche. Elles sont transformées en objet surréaliste. L'idée de la beauté qui dérive de cette femme : beauté convulsive (terme de Breton) pas la beauté spectacle préfabriquée.

    Est beau ce qui est révélateur, presque au sens photographique, à mettre en rapport avec l'autre monde = le surréel.

    6. LE RÔLE DE L'ÉCRIVAIN ET DU CRÉATEUR. DE L'ARTISTE À L'INTELLECTUEL ENGAGÉ. LES MAÎTRES À PENSER. L'EXISTENTIALISME ET LA JEUNESSE ANTICONFORMISTE. NAISSANCE DE LA RIVE GAUCHE ET DE ST. GERMAIN DE PRÉS. LA CHANSON ENGAGÉE.

    Le XX siècle marque un tournant dans l'Histoire des hommes qui veulent jouer un rôle social. L'élite était formée par les écrivains. Les figures qui ont représenté l'excellence ont varié au cours des siècles.

    Au XVIII, cette place était occupée par le philosophe ; au XIX, il était le poète, qui s'occupait de la cité, mais on perçoit un glissement vers la figure de l'artiste. [Au XX, c'est l'intellectuel.]

    Le poète est perçu comme un prophète. Pour les romantiques, le poète est celui qui est capable d'interpréter les symboles, le message divin ; il va le transmettre aux hommes. Il devienne le guide des hommes ; c'est une mission sacrée. Il faut tenir compte la caractéristique chez les romantiques de lier la littérature et la politique. Ils on su, avant la mise en place des structures marxistes, canaliser la malaise sociale ; ils analysent cette malaise. Ça c'est la clé du XIX. Les hommes des lettres ont su donner une réponse aux malheurs d peuple ; ils ont maintenu le peuple et la bourgeoisie ensemble, évitant la fracture. Ils l'ont fait de deux façons : ils ont su montrer à la bourgeoisie qu'il faut avoir de la pitié envers les gens qui souffrent, le peuple. En plus, ils ont su apprendre au peuple qu'ils pouvaient améliorer sa situation avec le travail et la culture. Le poète joue un rôle déjà très important.

    Pendant la deuxième moitié du XIX, le poète est remplacé par la figure de l'artiste, mais, comment se fait ? Les artistes étaient des peintres ou de sculpteurs. C'était une autre manière d'être. Baudelaire a défini la figure de l'artiste. L'art va recevoir l'énergie du peuple et cela lui permet de créer son œuvre. La conception de l'art pour l'art va être liée aux artistes.

    Au XX c'est l'intellectuel. Gide, Sartre, Camus, Foucault... ils peuvent appartenir à des domaines différents (littérature, science...). Ce sont ces caractéristiques :

    1. Il est un homme connu, célèbre, qui occupe un poste important dans la culture.

    2. Il est arrivé à une place soc et va se mettre au service des grandes causes politiques et sociales. Il est engagé parce qu'il prend position d'une manière ouverte (critiquer et dénoncer l'injustice).

    3. Il ne se contente pas de dire ce qu'il pense, il veut aussi agir sur la société. Il veut que se pensée est une incidence sur l'histoire.

    4. Cet engagement devienne l'essentiel de son travail. Il faut aussi que son opinion déplace momentanément son activité.

    Paradoxe : Dans l'histoire, au XX, lorsqu'un événement arrive, il faut prendre des positions rapidement, or, il faut aussi du temps et de la distance pour réfléchir à propos d'un sujet.

    Selon Bernard-Henri Lévy (philosophe), les intellectuels sont une espèce en voies d'extinction. L'intellectuel engagé va disparaître à peu près en 1980.

    Le terme intellectuel provient de la fin du XIX, à partir de l'affaire Dreyfus. Les hommes de lettres signèrent le Manifeste des intellectuels pour soutenir la cause de Dreyfus. Zola sera le 1º intellectuel engagé. Il dirige un lettre au Président (J'accuse (?). Cela supposa un grand travail de recherche, un modèle d'investigation. Il abandonna momentanément son propre travail pour s'y consacrer. Derrière ce manifeste, on a tous les hommes qui croyaient à l'innocence de Dreyfus. Les professeurs de la Sorbonne, cependant, n'y signèrent pas (la France académique); des écrivains comme Daudet, parmi d'autres, non plus. La France est divisée. Parmi ceux qui signent le manifeste on trouve Zola, Anatole de France, Proust (qui n'était connu encore). C'est la 1ª fois qu'un homme sort de son univers pour s'engager en quelque chose comme ça. Il y met tout son prestige ; il ne craint pas d'être banni, expulsé, même persécuté.

    Au XX, il semble que l'histoire est plus dense. Les écrivains disposent des nombreuses occasions de s'engager. Ils ne pouvaient pas rester arrêtés. Les surréalistes ne font pas partie de ce group parce qu'ils ne cherchaient pas une réponse mais une esthétique.

    C'est à partir de Gide que cela commence. Il va avoir une énorme influence après la II GM, même si sa production commence avant. Son engagement est quelque chose de nouveau, parce qu'il s'est adhéré au PC ; il a cru vraiment que les soviétiques pariaient pour le bonheur. Après son voyage à URSS, il est déçu (vers 1936). Puis, il a eu le courage de critiquer ce système. En plus, il a eu le courage de reconnaître son homosexualité ; il fut un homme très libre.

    Aux années 50, autour de Sartre, Camus et Beauvoir : pensée liée à l'existentialisme qui devienne aussi une mode et qui se repend dans tous les domaines, même dans la chanson. Au Saint-Germain de Près (nouveau quartier où il était le Café de Flore, Chez Lipp, Les deux Magots...). C'est le quartier général de celle élite.

    Entre Zola et Gide, on a A. Malraux : pour toute son œuvre ; pour le rôle qu'il a joué dans la conscience de l'élite française. Il eut une grande amitié avec De Gaule depuis 1945. Derrière cette alliance, ils incarnent une idée spirituelle de la France. Ils se rencontrent après la II GM et ils seront amis jusqu'à la fin de leurs vies. Ils créent un tandem très productif pour l'histoire de France. Ils refusent de « vivre à genoux ». Ils étaient cependant des hommes très différents. Dans l'imaginaire de De Gaule on voit la permanence, mais dans Gide, on voit la métamorphose. Ils ont eu la même conscience sur le destin de la France, le même sens de l'histoire.

    À l'inverse de Aragon, Malraux représente un objet de désir pour la droite et pour la gauche, tous l'admiraient. Malraux a su lier la pensée et l'action. Il a écrit des romans et des essais (bcp d'eux sur l'art).

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