La crise politique en Belgique

Géographie belge. Economie. Politique. La télévision RTBF. Gouvernement

  • Enviado por: Agos
  • Idioma: francés
  • País: Argentina Argentina
  • 20 páginas
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La Crise politique en Belgique 

Point de vue d'une Argentine.

Table des matières :

  • Introduction

  • - Géographie belge

    - Economie belge

    • Histoire belge

    • Politique belge

  • Actualité : Crise politique en 2007

  • - « Ceci est une fiction » : la RTBF (12/ 2006)

    - Les élections fédérales belges

    - Neuf mois sans gouvernement

    - Cinq Scénarios de l'après Belgique

    - Nouveau gouvernement

  • Conclusion

  • Bibliographie

  • Annexes

  • Introduction :

    A partir du moment ou Rotary Club d'Argentine m'a dit que mon pays d'accueil serait la Belgique, mon imagination à travaillé, j'ai commencé à rêver, tout suite j'ai imaginé que la Belgique serait un pays avec une économie et une politique très développée, florissante et organisée.

    Je suis allée à l'Ambassade de Belgique à Buenos Aires pour trouver des informations concernant ce pays, visiblement tout allait bien.

    Le 8 août du 2007 je suis arrivée en Belgique, j'avais l'impression que tout fonctionnait très bien, comme je l'avais pensé.

    J'avais entendu qu' il y avait des problèmes entre la Wallonie et la Flandre, mais pas plus

    qu' une différence de culture et de langue.

    Le 3 septembre on a visité le palais Royal et le parlement avec Le Rotary.

    Je me souviens que il y avait une conférence du Ministre des relations extérieures, qui expliquait le fonctionnement de la Belgique, à un moment donné une Argentine a demandé si c'était possible que la Flandre devienne indépendante de la Wallonie ?

    Lorsqu'elle a eu fini de poser sa question, je l'ai regardée en réfléchissant et en pensant : quelle question stupide ! C'est impossible que la Belgique puisse en arriver à cette point là  pour différences culturelles.

    Lorsque je lui ai demandé pourquoi elle avait posé cette question, elle m'a regardée et m'a dit « tu n'es pas au courant de la crise politique ici en Belgique ? maintenant il n'y pas gouvernement parce que la Flandre et la Wallonie ne sont pas d'accord avec la nouvelle reforme de l'état. »

    A cette moment là, j'étais vraiment étonnée. Je suis retournée à la maison et j'ai commencé à chercher sur Internet des informations sur les sites en Argentine (bien sur car je n'avais pas beaucoup de connaissance en Français), je n'ai rien trouvé, j'ai donc décidé de le demander à mes parents d'accueils. Ils ont raconté la longue histoire qui commence après de la 2eme guerre mondiale, lorsque l'économie de la Flandre s'est redressée peu à peu.

    J'ai me rappelle que j'étais déçue, toutes mes illusions concernant une Belgique très développée au niveau économique , social et politique sont tombées à l'eau.

    Le fait que la Belgique est un pays très petit, qu'elle est aussi considérée comme la capitale de l'Europe et qu'il n'y a pas gouvernement, était stupéfiant mais aussi intéressant.

    L'objectif de ce travail est de développer le problème de la Belgique.

    Je voudrais comprendre ce mal être Belge en tant que citoyenne d'un pays émergeant pas aussi développé ou les crises politiques et économiques se succèdent depuis des années.

    Ma grande question au départ est :

    Qu'est ce que passe en Belgique ?

    Géographie belge :

    Le territoire de l'Etat fédéral de Belgique

    Subdivisions

    La Belgique se compose de quatre Régions linguistiques, de trois Communautés et de trois Régions.

    • La Belgique se compose de quatre régions linguistiques :

  • la Région de langue néerlandaise (Flandre) : population : 6.058.368 hab.

  • la Région de langue française (Wallonie) : population : 3.329.341 hab.

  • la Région bilingue de Bruxelles Capitale : population : 1.012.258 hab.

  • la Région de langue allemande : population : 72.875 hab.

    • La Belgique se compose de 3 Communautés :

  • la Communauté flamande (la Région Flandre, mais aussi les institutions de langue néerlandaise sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale).

  • la Communauté française (la Région wallonne, sans la Région linguistique de langue allemande mais avec les institutions de langue française sur le territoire de Bruxelles-Capitale).

  • la Communauté germanophone ( la Région de langue allemande : les communes de Amel, Bullingen, Burg-Reuland, Butgenbach, Eupen, Kelmis, Lontzen, Raeren et Sankt-Vith)

    • La Belgique se compose de trios régions :

  • la Région flamande (région de langue néerlandaise)

  • (Art.5 de la Constitution : « …La Région Flamande comprend les provinces suivantes : Anvers, Le Brant flamand, la Flandre occidentale, la Flandre orientale et le Limbourg… »)

  • la Région wallonne (Région de langue française et la Région de langue allemande)

  • (Art.5 de la Constitution : « …La Région wallonne comprend les provinces suivantes : le Brabant wallon, le Hainaut, Liège, le Luxemburg et Namur… »)

  • la Région bruxelloise (la Région bilingue de Bruxelles-Capitale).

  • La Belgique se compose de 10 provinces et de 589 communes :

    « 308 en Flandre, 262 en Wallonie, et 19 dans la Région bilingue de Bruxelles capitale. »

    'La crise politique en Belgique'

    Provinces

    Population

    Anvers

    1.682.683

    Brabant flamand

    1.040.261

    Brabant wallon

    364.722

    Flandre occidentale

    1.139.815

    Flandre orientale

    1.383.647

    Hainaut

    1.287.172

    Liège

    1.036.588

    Limbourg

    811.962

    Luxembourg

    257.114

    Namur

    456.620

    • L'arrondissement administratif de Bruxelles-capitale 1.012.258

    Economie Belge

    La Belgique, un pays à l'économie développée, appartient à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), un groupe de pays industrialisés aux régimes démocratiques. Actuellement, avec une superficie de 30 528 km² (148e superficie au monde), et une population d'un peu plus de 10 millions d'habitants, le PIB de la Belgique se situe parmi les 30 premiers du monde. En 2004, le PIB par habitant se montait à 30 600 $US. En 2005, elle se situait à la neuvième position de l'Indicateur de développement humain. Elle fut la deuxième puissance économique mondiale derrière le Royaume-Uni au milieu du XIXe siècle. Elle est toujours membre du G-10

    Densément peuplée (environ 346 habitants/km²), la Belgique se trouve au cœur de l'une des régions les plus industrialisées du monde. Elle fut la première région d'Europe continentale à entrer dans la Révolution industrielle au début du XIXe  siècle et s'empara dès 1889, d'un formidable réservoir à matière première, une colonie, le Congo. L'industrie belge acquit ainsi de 1889 à 1960 d'énormes quantités de matières premières quasi gratuitement. Elle développa rapidement d'importantes infrastructures ferroviaires, routières et portuaires pour assurer son commerce avec les pays voisins. Elle fut l'un des pays fondateurs de la Communauté économique européenne et fit partie du premier cercle de l'Union économique et monétaire en janvier 1999.

    Avec des exportations se montant à environ deux tiers du Produit intérieur brut, la Belgique dépend de façon importante du commerce extérieur. La Belgique exporte proportionnellement le double de l'Allemagne et le pentuple du Japon. L'importance de cette position commerciale s'explique par la position géographique centrale en Europe, et une main d'œuvre globalement qualifiée, multilingue et productive.

    Le secteur industriel belge peut être comparé à une machine complexe : il importe des matières premières et des produits semi-finis, qui sont ensuite ré-exportés une fois traités.

    Sauf pour son charbon, qui n'est plus désormais exploitable, la Belgique ne dispose pas de ressources minérales naturelles. Nombre de secteurs traditionnels sont cependant présents dans son économie, grâce à ses infrastructures de transport et sa position géographique : sidérurgie, textiles (secteurs en décroissance), raffinage pétrolier, chimie, agro-alimentaire, produits pharmaceutiques, construction automobile, électronique, et construction mécanique.

    La part des services atteint cependant 71,8% du PIB, pour 26,3 % pour le secteur secondaire et 1,9% pour l'agriculture.

    Histoire belge.

    Genèse de la Belgique

    À la fin du Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle, les Pays-Bas du Sud furent un important centre industriel et culturel. Depuis le XVIe siècle jusqu'à la création de la Belgique en 1830, ce territoire fut également le lieu de nombreuses batailles entre les puissances européennes.

    Durant quatre millénaires, la région aujourd'hui couverte par la Belgique a été le théâtre de bouleversements démographiques, politiques et culturels. Les premières traces de civilisation bien documentées remontent à l'invasion de la région par l'Empire romain au Ier siècle av. J.-C.. Dans l'Antiquité, le peuple belge se composait de tribus celtes, plus tard romanisées, que Jules César appela belgae. La gaule Belgique occupait alors un vaste territoire limité par le Rhin au nord et à l'est et touchant presque à la Seine au sud, englobant ainsi une partie des Pays-Bas, de l'Allemagne et de la France actuels. Selon Jules César[] : « harum omnium fortissimi sunt belgae »[4]. Au Ve siècle les Francs établirent dans la région le Royaume mérovingien, qui devint l'Empire carolingien au VIIIe siècle.

    Au Moyen Âge, les Pays-Bas étaient divisés en une multitude d'États féodaux qui occupaient la région. La plupart furent unifiés aux XIVe et XVe siècles par les Bourguignons. Ces États gagnèrent une certaine autonomie au XVe siècle et se nommaient les Dix-sept Provinces. Les Pays-Bas du Sud catholiques (l'actuelle Belgique à peu près) se distinguèrent des Pays-Bas du Nord calvinistes à partir du XVIe siècle. Ces derniers firent sécession en 1581 avec de Akte van Verlating. Ils ne reconnaissaient plus le très catholique roi d'Espagne Philippe II comme leur souverain. Ainsi, les dix-sept provinces furent coupées en deux ; dans le Nord, les Provinces Unies et, dans le Sud, les Pays-Bas du Sud. Cette partie fut administrée successivement par les Habsbourg espagnols puis autrichiens, avant de connaître un éphémère indépendance en tant que États belgiques unis.

    Jusqu'à la création de la Belgique, les Pays-Bas du Sud furent convoités par de nombreux conquérants et furent le théâtre de plusieurs batailles qui virent s'affronter l'Espagne, La France, les Provinces-Unies (notamment la bataille de la Peene à Noordpeene en 1677, qui causa le rattachement d'une petite partie de la Flandre à la France) et l'Autriche.
    Après la Révolution française, les Pays-Bas du Sud et la Principauté de Liège intégrèrent la France, suite à un référendum en 1792, ce qui mit fin aux ambitions des Espagnols et des Autrichiens. La réunification au Royaume des Pays-Bas eut lieu à la fin du Premier Empire français en 1815.

    Composé de l'ancienne partie méridionale des Pays-Bas espagnols (sauf l'actuel Grand-Duché du Luxembourg, qui est devenu indépendant des Pays-Bas plusieurs années après la Belgique), puis autrichiens, et de l'ancienne Principauté de Liège, le Royaume de Belgique fut instauré après la révolution belge de 1830 qui chassa les Néerlandais. Il fallut trouver un roi. La chose ne fut pas aisée : Louis duc de Nemours, fut d'abord élu par les Belges, mais son père Louis-Philippe Ier, roi des Français, refusa. Un Allemand, duc de Saxe-Cobourg fut finalement choisi ; Léopold Ier devint le premier roi des Belges. En 1885, son fils Léopold II créa l'État indépendant du Congo, propriété personnelle jusqu'à la veille de son décès, qui fournit des matières premières à l'industrie belge. En 1908, le parlement belge vota l'annexion du Congo et de ses riches ressources, qui devint colonie belge.

    Genèse du fédéralisme belge : nationalisme flamand, régionalisme wallon et « belgitude » bruxelloise.

    Les origines du mouvement flamand moderne : aliénation administrative et linguistique

    Lors de l'indépendance de la Belgique en 1830, le français était une langue importante notamment dans les cours européennes et fut choisi naturellement comme langue officielle unique. Pourtant, la partie wallonne francophone du pays disposait d'un peu plus de la moitié territoriale de la Belgique tandis que la partie flamande en constituait l'autre presque moitié. À cette époque la partie wallonne disposait cependant de presque tous les centres industriels du pays. Ce fut la source de profonds malentendus à venir entre les deux communautés linguistiques du pays, mais aussi à l'intérieur de la communauté flamande, dans la mesure où le choix du français fut le fait des élites sociales tant flamandes que bruxelloises ou wallonnes. Cette langue officielle unique, qui n'était pas parlée par le peuple flamand ni par une majorité des Wallons à l'époque, n'était pas un parti pris de l'État en faveur de la partie wallonne du pays, mais plutôt uniquement en faveur d'une langue qui était alors perçue par l'État belge comme le facteur d'union.

    Dès la deuxième moitié du XIXe siècle, le mouvement flamand prit de l'ampleur, notamment en réaction à "l'État belge". Les Flamands se sentaient dépossédés de leur culture, mais surtout ils percevaient que leur représentation administrative et linguistique au niveau national ne correspondait pas à leur poids réel dans le pays. En Flandre même, une élite locale issue de la haute bourgeoisie flamande, avait adopté la langue française et dominait l'économie de la région (banques, finance, joailliers d'Anvers, grands industriels, etc.) : on les appelait les Fransquillons (du néerlandais Franskiljons, littéralement les « petits Français »). Elle était largement prépondérante également dans l'ensemble de la classe politique francophone belge : regroupée essentiellement autour du Parti catholique, elle domina les gouvernements belges et ceci parfois même sans interruption comme de 1884 à 1914.

    Tous ces éléments contribuaient à une sorte de sentiment général d'aliénation au sein de la population flamande et en particulier de la petite bourgeoisie. En 1898, l'État belge reconnut la langue néerlandaise comme deuxième langue officielle du pays, toutefois le territoire flamand (au nord) restait officiellement bilingue (jusqu'en 1921 et 1932 où il fut par étapes proclamé unilingue) et l'agglomération bruxelloise continuait à se franciser. Néanmoins, dans de nombreuses institutions nationales, le français dominait encore largement : dans l'armée, les administrations, etc. Au cours de la Première Guerre mondiale, le Front Partij animé par des démocrates-chrétiens mit en évidence le fait que cette armée, composée de soldats flamands en majorité (car les Flamands ont toujours été majoritaires), était toujours unilingue francophone officiellement, ce qui était souvent perçu comme une certaine humiliation par les soldats flamands. Francis Balace écrit : « Flamands, Wallons et Bruxellois sont mélangés au sein des unités et commandés exclusivement en français, tandis que l'argot militaire tire indistinctement des deux langues ses expressions savoureuses ».

    []

    Le nationalisme flamand reprit donc de l'ampleur après la fin de la guerre.

    Certains, affirment qu'il est devenu hégémonique en Flandre dans les années 1920. Tandis que dans la Wallonie de l'entre-deux-guerres, le mouvement ouvrier se focalise autour d'objectifs sociaux globaux (suffrage universel, améliorations sociales, réformes économiques), le mouvement flamand englobe avec la démocratie chrétienne une partie du mouvement ouvrier. C'est ainsi qu'apparaît une classe dirigeante flamande, défendant les intérêts de la Flandre. Le mouvement wallon se réveille cependant notamment face à la politique de neutralité adoptée par la Belgique en 1936 dans la perspective d'un deuxième grave conflit mondial. La classe dirigeante francophone s'identifie dès le début au projet national belge qui réussit en 1830 et elle mise sur la richesse industrielle de la Wallonie, alors première région industrielle du monde en termes relatifs.

    Déclin industriel wallon, essor économique de la Flandre et revendications institutionnelles

    Après la seconde guerre mondiale, l'économie de la partie wallonne du pays s'essouffle. Conscientes de cet essoufflement, les élites politiques wallonnes déposent en vain au parlement plusieurs propositions de révisions de la Constitution dans le sens fédéral : en 1947 dans la ligne du Congrès national wallon, en 1952 avec Joseph Merlot. Cette revendication perce aussi dans de graves mouvements insurrectionnels comme avec le Gouvernement wallon sécessionniste esquissé en 1950 lors de l'épilogue de la Question royale, au cours de la grève générale de l'hiver 1960-1961. Ou bien encore par des initiatives prises en commun avec les Flamands comme l'accord Schreurs-Couvreur fin 1952. Le Pétitionnement wallon organisé dans la foulée de la grande grève de 1960-1961 exigeait que l'adaptation (défavorable aux Wallons) des sièges parlementaires aux chiffres de la population soit postposée avant la réforme constitutionnelle et que celle-ci puisse s'opérer par voie référendaire d'initiative populaire. 645 499 signatures furent recueillies soit le tiers de l'électorat wallon (et plus de 100 000 à Bruxelles).

    Les Flamands, portés par une économie florissante, exigeaient désormais la réalisation de revendications politiques et institutionnelles : obtenir l'égalité et l'abolition des discriminations restantes, fixation de la frontière linguistique (1962-1963), flamandisation totale des universités situées en territoire flamand (1968 : les francophones sont expulsés de l'université de Louvain), etc.

    Selon la thèse de Michel Quévit dans Les Causes du déclin wallon, EVO, BXL, 1978, le mouvement flamand est uni derrière la défense d'un intérêt commun, et le mouvement wallon écartelé entre un mouvement ouvrier internationaliste et une classe dirigeante à la recherche de son seul profit ; dans cet ouvrage, il estime que la « classe dirigeante wallonne » n'était pas solidaire de sa communauté (Robert Devleeshouwer) à la différence de la classe dirigeante flamande ; il ajoute que cette classe dirigeante francophone est demeurée indifférente aux difficultés économiques de la Wallonie.

    Au sein du parlement belge, la Flandre détient la majorité des sièges. Ce qui explique l'insuccès des fédéralistes wallons ou le fait que la frontière linguistique qu'ils désiraient fixer (voir les travaux du Centre Harmel), autant que les Flamands n'aient pas eu le tracé qu'ils souhaitaient[8].

    La Flandre obtient par contre la flamandisation complète de l'université catholique de Louvain en 1968 et d'une manière générale atteint ses objectifs d'autonomie culturelle dès la réforme de l'État en 1970. Celle-ci consacre également l'autonomie des Régions économiques (la revendication des Wallons), mais n'est concrétisée qu'en 1980 après plusieurs années de conflits politiques extrêmement durs (avec par exemple deux recours aux urnes se suivant de quelques mois en 1977 et 1978). D'ailleurs la Région de Bruxelles-capitale doit attendre 1989 pour exister réellement vu l'hostilité flamande à un fédéralisme à trois (et même au fédéralisme tout cours comme on le vit lors de la démission du Premier Ministre Léo Tindemans annoncée en pleine Chambre - fait sans précédent - en octobre 1978, démission qui torpille les projets de régionalisation du gouvernement et qui vaudra à son auteur l'hostilité du roi Baudouin Ier).

    De fait, les Flamands sont toujours restés méfiants voire hostiles à l'égard de la Région bruxelloise en tant qu'institution : même si cette Région est officiellement bilingue (en raison des compromis politiques), leur discrimination y a existé longtemps, même si cela a beaucoup diminué depuis la fin du XIXe siècle. Inversement, la majorité des mandataires francophones à Bruxelles n'ont jamais considéré les Flamands sur un même pied que les Francophones par peur de se faire absorber, vu la toute puissance flamande au sein de l'État belge.

    La Flandre est devenue l'une des régions les plus riches d'Europe, essentiellement en raison de son dynamisme économique depuis les années 1960, tandis que la Wallonie était affectée par la fermeture des charbonnages dès les années 1950, les difficultés de la sidérurgie dans les années 1970 et 1980, celles des industries métalliques dans les années 1970. Le chômage est beaucoup plus important en Wallonie qu'en Flandre et les performances économiques de la Flandre sont supérieures à celles de la Wallonie. On a observé que le déclin économique wallon a surtout été du à l'absence de réinvestissement en Wallonie par les grands groupes financiers belges après la crise de l'industrie lourde, et plus tard par la classe politique wallonne, défendant des emplois voués à péricliter pour des raisons électorales à court terme.

    Crise politique du 2007

    Après les dernières élections fédérales du 10 juin 2007, les partis libéraux et sociaux-chrétiens tentèrent en vain de former un gouvernement national (ou fédéral). Cette grave crise de plusieurs mois, sur un fond de profond désaccord communautaire, constitua un fait sans précédent dans l'histoire politique du pays. Un accord obtenu plus de six mois après les élections, en décembre 2007, a mis un terme (provisoire) à cette crise par la mise en place d'un gouvernement "transitoire" dirigé par le premier ministre sortant Guy Verhofstadt. Le 20 mars 2008, après 9 mois de négociations, Yves Leterme devient premier ministre et le nouveau gouvernement est installé.

    Politique Belge

    Partis politiques ayant des représentants aux différents parlements belges

    Depuis les années 1970, il n'y a plus beaucoup de partis politiques qui sont belges dans le sens de représentants de Belges aussi bien des néerlandophones, que francophones ou germanophones. En effet, tous les grands partis sont depuis cette période des partis politiques des Communautés.

    Dès lors, il s'impose de parler des partis politiques Flamands, des partis politiques francophones et des partis politiques germanophones. Les Régions en elles-mêmes n'ont aucun parti représentant des électeurs de la Région et pas d'autres. Tout au plus, l'on pourrait qualifier le FDF de parti politique des Bruxellois francophones. Néanmoins, ce parti est en fait lui aussi un parti communautaire, vu qu'il ne compte que des électeurs d'une Communauté à Bruxelles.

    Partis Néerlandophones

    • Gauche

      • Groen (anciennement Agalev): écologiste

      • cartel SPA/SPIRIT, comprend :

        • Socialistische Partij Anders (spa) : socialiste

        • SPIRIT (Sociaal, progressief, internationaal, regionalistisch, integraal-democratisch en toekomstgericht) : liberale de gauche, régionaliste

    • Centre

      • CD&V/N-VA, comprend :

        • Christen-Democratisch en Vlaams (CD&V) : social-chrétien

        • Nieuw-Vlaamse alliantie (N-VA) :indépendantiste flamand

    • Droite

      • Open Vlaamse Liberalen en Democraten (Open VLD) : libéral

      • Lijst Dedecker[]: néo-libérale, nationaliste flamand

    • Extrême droite

      • Vlaams Belang (VB, ex-Vlaams Blok)

    Partis Francophones

    • Gauche

      • Ecolo (Écologistes)

      • Parti socialiste (PS)

    • Centre

      • Centre démocrate humaniste (CDH, ex-Parti social-chrétien)

    • Droite

      • Mouvement réformateur (MR), comprend :

        • Parti réformateur libéral (PRL)

        • Front démocratique des francophones (FDF)

        • Mouvement des citoyens pour le changement (MCC)

    • Extrême droite

      • Front national (FN)

    • Cartel présent régionalement

      • Union des francophones (UF)

    • Parti souhaitant le rattachement à la France

      • Rassemblement Wallonie France (RWF) et Rassemblement Bruxelles France (RBF)

    Partis germanophone (ou présents en communauté germanophone)

    • Gauche

      • Parti socialiste belge (SP)

      • Parti des Belges germanophones (PDB-PJU), autonomistes

      • Ecolo, écologistes

    • Centre

      • Christlich Soziale Partei (CSP), sociaux-chrétiens[]

    • Droite

      • Partei für Freiheit und Fortschritt (PFF RB), libéraux[]

    • Partis non-alignés

      • Vivant

    Actualité : Crise politique 2007

    « Ceci est une fiction » : la RTBF

    Après avoir découvert les méandres de la situation politique belge, Ma maman d'accueil m'a raconté qu'il y avait eu une émission à la RTBF, une émission fictive, comme si la Flandre avait devenue indépendance.

    Ma curiosité d'apprendre était tellement grande, j'étais impatiente de connaître et de comprendre la politique Belge j'ai visionné le DVD, pour voir y plus clair, qu'est ce que c'est passé le 13 décembre 2006 !

    Cette diffusion pouvait-elle être une émission irresponsable ?

    C'est La question que je me suis posée, était-ce possible?

    Qu'est-ce qui est excessivement lamentable dans tout ça ?

    Il y avait deux éléments importants se profilent pour confirmer cette question :

  • que tant des gens y aient cru. En effet, dès(après ¾ h) le début de l'émission des indices de plus en plus clairs sont apparus pour indiquer qu'il s'agissait d'une fiction. Et surtout, l'information était non vraisemblable quand on connaît un peu l'actualité et le fonctionnement de ce pays. Il me semble très grave qu'une si grande partie des téléspectateurs ne puissent pas décoder ce genre de chose. Est-ce vraiment de une inculture générale ?

  • Les réactions unanimes du monde politique, évidemment ils sont snobes par la RTBF. Ils sont tellement habitués à la langue de bois, aux discours anesthésiants, aux relations révérencieuses avec la presse, qu'ils sont incapables de prendre de la distance, leurs réactions sont minables.

  • (Si les politiques devaient faire tomber des têtes, ce serait extrêmement grave pour la démocratie. On peut en effet craindre des représailles opportunistes de la part de certains. L'indépendance de la RTBF est un jeu.(elle est financée par la communauté et politisée à gauche à 100%) Elle a fait ici la démonstration de son indépendance, les démocrates doivent la soutenir aux coups de boutoir qui ne manqueront pas de pleuvoir)

    Mais après avoir lu l'histoire, on l'analyse différemment, on peut dire que cette émission été très responsable, parce que il était le temps d'ouvrir les yeux aux francophones bruxellois et Wallons à la réalité des exigences nationalistes de la Flandre.

    Les wallons et les politiques ont taxé cette émission d'irresponsable. Ils feraient bien de s'interroger, eux et leurs prédécesseurs responsables de tous les « Egmont », et « Polycarpe » et autres compromis qui, au cours des années, ont bradé les droits des francophones et Wallons, c'est la raison pour laquelle 89% des téléspectateurs ont, ou début du moins, cru à la réalité de ce scénario.

    Comment ne pas croire qu'une Flandre qui, petit a petit, a accaparé presque tous les leviers de pouvoir, ne veuille s'arroger l'entièreté de ceux-ci ? Non, Mesdames, Messieurs des partis politique, cette émission n'était pas irresponsable. Elle a, de manière très discrète au contraire, fait prendre conscience à la population, francophone et wallonne en particulier, des dangers auxquels elle sera confrontée dans cette avenir.

  • Interview a Gabriel Thoveron, ancien professeur d'histoire et de sociologie des médias (ULB)

  • « L'émission de la RTBF a touché des gens traumatisés »

    En tant que téléspectateur, comment avez-vous vécu l'émission de politique-fiction de la RTBF, programmée mercredi soir ?

    J'ai regarde le début, puis j'ai regarde autre chose et j'y suis revenu, en zappant de temps en temps. Je me suis rendu assez vite compte que c'était une fiction. J'étais donc vraiment un spectateur, dans le sens, ou je ne me suis pas impliqué.

    En tant qu'analyste des medias cette fois : un JT ne doit-il pas annoncer que des vraies nouvelles : crédibles et recoupées ?

    Mais est-ce qu'il le fait ? De plus en plus, les JT servent d'écho à ce qui est publié dans certains journaux, sans prendre de distance.

    On peut toujours critiquer le traitement de telle ou telle info. Mais ici, on est au delà : des journalistes se sont prêtés a un « bidouillage » intégral !

    Des politiques aussi, des juristes aussi… Ces complicités me paraissent curieuses. Mais pour répondre à votre question, le fait de diffuser une fiction au JT me pose en effet question. La question étant : jusqu'ou peut-on aller ? L'interrogation est incontestable et il faut se la poser à la RTBF et dans l'ensemble des medias. Mais cela implique aussi que l'on se pose des questions sur les rapports entre les gens et les medias et entre les gens et la politique ; c'est dire tout le problème de l'éducation à la citoyenneté.

    « Jusqu'ou peut-on aller ? » dites-vous. Pour vous, la RTBF est allée trop loin ?

    Je pense en tout cas qu'elle aurait du prévenir plus vite que c'était une fiction. Pour moi c'est surtout ça qui est en cause : le temps durant lequel ils ont fait croire que c'était vrai. J'ai le sentiment que vingt minutes auraient bien suffi. Mais je ne pense pas qu'ils ont réalié la manière dont les gens allaient y croire.

    Cette affaire ne risque-t-elle pas de porter atteinte à la crédibilité de tous les journalistes ? Pour chaque info, les gens ne vont-ils pas dorénavant se dire : « est-ce que c'est vrai ou pas ?

    N'est-ce pas une question qu'il faut se poser en permanence ?...

    Au vu des réactions ce mercredi soir, beaucoup des gens ne se la posent pas. Avez-vous été surpris par l'ampleur de l'émoi dans la population ?

    C'est ce qui est le plus frappant dans cette affaire. Deux commentaires à ce propos. Un. Normalement, quelqu'un qui suit l'actualité aurait du se rendre compte très vite que ce n'était pas crédible. Si un jour, une scission de la Belgique devait avoir lieu, cela ne se passerait pas comme cela, brutalement. Sans même parler de certains détails, comme le fait que la famille royale se serait réfugiée à Kinshasa... Tout cela relève plutôt du poisson d'avril. Mais le fait est que les gens ne suivent pas tellement les débats du dimanche midi, et qu'ils ne lisent pas tellement les pages politiques des journaux. Certes, c'est complique… Mais enfin, il y a longtemps qu'un certain nombre de gens se sont finalement déconnectés de la politique. Ils vivent sur des impressions. Et tout d'un coup, cette émission a nourri leur angoisse. Quand Orson Welles a fait sa fameuse émission de radio (le 30/10/1938, Welles avait semé la panique aux Etats-Unis en annonçant que des extraterrestres belliqueux avaient débarqué, NDLR), une des raisons de son succès, c'est que le public était traumatisé : à cause de la Crise des années 30, dont on n'était pas encore tout à fait sorti, et à cause de l'imminence de la guerre en Europe. De la même manière, je pense que l'émission de la RTBF s'est adressée à des gens qui sont traumatisés. Traumatisés par toute une série de choses, ce qui se passe dans les communes à facilités par exemple, ils ne sont pas à l'aise dans les rapports entre les communautés. Par conséquent, ils sont prêts à accepter quelque chose d'assez fou. La deuxième chose frappante, par rapport aux réactions à cette émission, c'est que, visiblement, peu des gens ont essayé de vérifier l'information !! Il y a pourtant assez de chaînes francophones, belge ou internationales, pour que l'on puisse vérifier tout de suite que ce n'est pas vrai… Ce qui rejoint ce que je disais : LES  GENS SONT TRAUMATISéS.

    « Il fallait indiquer dés le début : Ceci est une fiction »

  • Interview Michel Hermans, professeur de sciences politiques à HEC -Ecole de gestion de l'université de Liège-

  • Que pensez-vous de l'émission spéciale diffusée mercredi soir, sur la Une, annonçant la déclaration d'indépendance de la Flandre ?

    Des journalistes professionnels se sont prêtes à une mascarade, en annonçant une fausse nouvelles dans une émission qui singeait les émissions spéciales diffusés en direct lorsque se produit un événement soudain et majeur. Cette manière de provoquer un électrochoc -c'est une justification avancée - peut-être dangereuse. Il aurait fallu indiquer dés le début, de maniéré claire et non ambiguë : « ceci est une fiction ». J'ajouterai que le côte politique-spectacle était inopportun dans le climat politique actuel en Région wallonne, suffisamment détestable en raison de la crise à Charleroi, de l'Awiph, d'Immo Congo…Déjà, les francophones ont tendance à culpabiliser : ils ne sont pas peu nombreux à penser qu'ils comprendraient les flamands si ceux-ci décidaient de « lâcher » la wallonie. Pourquoi rajouter une dose de catastrophisme ?

    On dira qu'un énième débat sur l'avenir de la Belgique n'aurait pas drainé une telle audience…

    Je ne suis pas d'accord. L'opinion publique francophone est très au fait du risque séparatiste. Les débats politiques traditionnels touchant des questions fondamentales comme l'avenir de la Belgique, intéressent les gens. Il n'y a aucune raison de penser qu'il faut nécessairement recourir à la politique spectacle pour interpeller l'opinion publique.

    Mais L'annonce brutale d'une déclaration unilatérale d'indépendance flamande a pu amener une partie des téléspectateurs à se poser des questions auxquelles ils n'avaient jamais songé…

    Peut-être. J'en parlais jeudi avec mes étudiants. Certains se sont, par exemple, demande si leurs Go Pass seraient encore valables en cas de scission de la SNCB. Mais, en même temps, ils ne sont pas ignorants de l'évolution politique en Flandre. Les francophones savent que le Vlaams Belang est puissant ; que les nationalistes flamands ont essaimé dans tous les partis, notamment via les cartels CD&V/N-VA et SP.A/Spirit. Les francophones n'ont pas besoin qu'on les réveille.

    Votre jugement est-il influencé par le fait que c'est la télévision de service public -et en particulier le JT- qui se soit prêtée au jeu de la politique-fiction en direct ?

    La chaîne de service public est généralement considérée comme la chaîne crédible par excellence ; et le journal télévisé comme l'émission crédible par excellence. C'est la raison pour laquelle la classe politique a réagi de manière aussi virulente. Et le PS en particulier, dans la mesure où l'on a souvent accusé la chaîne d'être « socialiste » puisque la majorité des membres du conseil d'administration est socialiste.

    Pensez-vous que cela puisse avoir une conséquence sur la crédibilité des medias ?

    A court terme, chez ceux qui ont été choqués par l'émission, une très grosse colère domine. Mais d'ici à deux mois, on n'en parlera plus guère. Je ne pense pas qu'il y aura un impact négatif sérieux.

    De nombreux téléspectateurs y ont cru. Serions-nous trop crédules ?

    Pourquoi n'y auraient-ils pas cru, alors que les journalistes accordent parfois du crédit à des informations fausses ?

    Il y a deux ans, il y a eu une vague de kidnappings suivis d'exécutions sommaires à Bagdad. Des étudiants de San Francisco ont monté un canular, diffusant sur Internet une vidéo censée montrer un assassinat dans une cave en Irak.

    L'information s'est répandue comme une traînée de poudre : les chaînes américaines, les chaînes européennes et même Al-Jazira l'ont reprise.

    Pourquoi  des journalistes ont-ils été si crédules ? Parce que des choses similaires se produisaient dans la réalité.

    Ici, c'est pareil : on parle sans cesse des revendications flamandes, de la possibilité d'un éclatement du pays.

    On est dans un bouillon de culture qui rend crédible un événement comme celui-là.

    Les Elections législatives fédérales belges

    Les élections législatives fédérales belges se sont déroulées le dimanche 10 juin 2007.

    Les électeurs ont été amenés à élire les nouveaux membres de la Chambre des Représentants et du Sénat.

    Les précédentes élections législatives ont eu lieu le 18 mai 2003.

    L'hémicycle de la Chambre se compose de 150 députés, dont 88 seront élus par le groupe linguistique néerlandophone (essentiellement en Flandre et 62 par le groupe linguistique francophone dont 48 en Wallonie et 14 à Bruxelles).

    Le Sénat se compose quant à lui de 74 sénateurs. 40 sénateurs seront élus directement le 10 juin 2007, dont 25 sénateurs élus par le collège néerlandophone, 15 sénateurs élus par le collège francophone. 21 sénateurs sont élus par les parlements des communautés flamande (10 sénateurs), française (10 sénateurs) et germanophone (1 sénateur).

    En outre, on retrouve 10 sénateurs cooptés : 6 désignés par les 35 sénateurs flamands déjà repris, et 4 désignés par les 25 sénateurs francophones déjà repris.

    Enfin, les trois enfants du Roi Albert II de Belgique sont considérés comme sénateurs de droit.

    Il est question de transformer cette Chambre belge en Chambre des Etats sur le modèle de ce type d'assemblée dans les Etats fédéraux comme par exemple le Bundesrat en Allemagne.

    Le vote est obligatoire.

    Le corps électoral est constitué de tous les citoyens belges âgés de 18 ans accomplis ou plus en date du 10 juin 2007, inscrits dans une commune du Royaume, une ambassade ou un consulat de Belgique et qui ne se trouve pas dans l'un des cas d'exclusion ou de suspension prévus par les articles 6 à 9bis du code électoral.

    Un minimum légal de 5 % des voix est nécessaire pour qu'un parti puisse être représenté par une ou plusieurs de ses membres à la Chambre ou au Sénat.

    Résultats des élections :

    'La crise politique en Belgique'

    Partis

    Chambre

    Sénat

    Votes

    %

    +/−

    sièges

    +/−

    Votes

    %

    +/−

    sièges

    +/−

    CD&V-N-VA (FL)

    1 234 950

    18,51%

    +2,20%

    30

    + 8

    1 287 389

    19,42%

    +3,65%

    9

    + 3

    MR (FR)

    835 073

    12,52%

    +1,12%

    23

    − 1

    815 755

    12,31%

    +0,16%

    6

    + 1

    Vlaams Belang (FL)

    799 844

    11,99%

    +0,40%

    17

    - 1

    787 782

    11,89%

    +0,57%

    5

    0

    open vld (FL)

    789 445

    11,83%

    -3,53%

    18

    - 7

    821 980

    12,40%

    -2,98%

    5

    - 2

    PS(FR)

    724 787

    10,86%

    -2,16%

    20

    - 5

    678 812

    10,24%

    -2,60%

    4

    - 2

    SPA/SPIRIT(FL)

    684 390

    10,26%

    -4,65%

    14

    - 9

    665 342

    10,04%

    -5,43%

    4

    - 3

    CDH (FR)

    404 077

    6,06%

    +0,59%

    10

    + 2

    390 852

    5,90%

    +0,36%

    2

    0

    Ecolo (FR)

    340 378

    5,10%

    +2,04%

    8

    + 4

    385 466

    5,82%

    +2,63%

    2

    + 1

    Lijst Dedecker (FL)

    268,648

    4,03%

    -

    5

    -

    223 992

    3,38%

    -

    1

    -

    Groen! (FL)

    265 828

    3,98%

    +1,51%

    4

    + 4

    241 151

    3,64%

    +1,18%

    1

    + 1

    FN (FR)

    131 385

    1,97%

    -0,01%

    1

    0

    150 461

    2,27%

    +0,02%

    1

    0

    Participation

    Inscrits :

    7 720 796

    Inscrits :

    7 720 796

    Émis :

    7 026 336

    (91%)

    Émis :

    7 032 384

    (91,08%)

    Blancs et nuls :

    404 257

    (5,75%)

    Blancs et nuls :

    360 717

    (5,12%)

    Cinq scénarios pour l'après Belgique

    Quel avenir pour des Wallons et des Bruxellois largués par la Flandre ? Quelles que soit la formule envisagée, le choix les plongerait dans une certaine scission.

    Hypothèse 1 : la Belgique rétrécie

    Le pays est amputé des cinq provinces flamandes, mais il conserve son nom, la monarchie, le drapeau noir jaune rouge, les trios langues officielles et Bruxelles comme capitale…

    La répétition du scénario de 1830, lorsque les Hollandais n'avaient eu d'autre choix que de continuer à vivre sans les Belges.

    • Les avantages : cette formule serait « la plus rationnelle, la plus cohérente ». Elle permettrait l'attachement sentimental que la population voue à la Belgique. Conserver l'appellation « Belgique » constituerait, pas ailleurs, un atout indéniable sur le plan économique et diplomatique.

    • Les désavantages : si l'actuelle frontière linguistique devenait frontière d'Etat ; Bruxelles serait coupée de la Wallonie. Il est à craindre que la ville, ainsi enclavée en Flandre ; coincée dans un environnement `hostile', ne tarderait pas à péricliter avec des effets néfastes de tous ordres pour ses habitants, mais aussi, à terme, pour la Wallonie.

    • Probabilité : plausible. Mais un sérieux écueil : les flamands refuseront sans doute de négocier avec un voisin qui s'appelle encore Belgique, et bénéficier d'un appendice territorial réunissant Bruxelles et la Wallonie serait le plus commode. Ils contesteront aux francophones le droit de garder le label noir jaune rouge, relativement porteur à l'étranger.

    Hypothèse 2 : Un nouvel Etat francophone

    La Wallonie et Bruxelles s'associent au sein d'un nouvel Etat francophone, sous une forme unitaire, fédérale ou confédérale.

    • Les avantages : En créant un nouvel Etat, ils pourrait en profiter pour moderniser les institutions, ce qui serait bien utile pour aider au redéploiement de la Wallonie.

    • Les désavantages : La création de ce nouvel Etat francophone risquerait par ailleurs de porter préjudice à Bruxelles : excentrée et beaucoup plus cosmopolite que la Wallonie, la ville pourrait perdre à terme son statut de capitale, ou profit de Namur. Un tel scénario pourrait signifier la fin de Bruxelles. Stratégiquement, pour l'avenir de Bruxelles, ce serait une très grande erreur de se profiler comme une ville exclusivement francophone, alors que le français ce n'est pas la langue internationale de demain. A terme, cela pourrait provoquer le départ des institutions européennes. Autre inconvénient : les tiraillements entre Bruxelles et la Wallonie seraient nombreux, du fait de différence sociologique entre les deux composantes du nouvel Etat. Cette formule risque de se révéler plus instable encore que l'actuel fédéralisme à la belge.

    • Probabilité : envisageable.

    Hypothèse 3: dans les bras de l'étranger

    La Wallonie lie son destin à la France, la communauté germanophone à celui de l'Allemagne ou à celui du grand-duché de Luxembourg. Bruxelles devient un district directement géré par l'Union européenne.

    • Les avantages : la Wallonie entre dans le giron d'une grande puissance qui lui est culturellement très proche et dont elle parle la langue. Economiquement, le choc de l'intégration ne serait pas trop douloureux. Bruxelles, en trouvant refuge auprès l'Union européenne, pourrait espérer se voir accorder un régime fiscal attrayant. Les germanophones trouvent leur bonheur dans une Allemagne économiquement forte ou un grand-duché financièrement prospère.

    • Les désavantages : les Wallons perdraient une partie de leur âme, en même temps que leur autonomie, en se fondant ainsi dans la République Française. Bruxelles, vouée à devenir « Brussels DC », à l'image de Washington DC, elle ne compterait plus que des citoyens-életeurs de seconde zone. Les germanophones, intégrés à l'Allemagne, n'y gagneraient sans doute pas le droit de constituer un Land à part entière, et y perdraient donc leur autonomie actuelle.

    • Probabilité : faible pour ce qui est d'une Wallonie française. Quasi nulle pour un Bruxelles, district européen, d'autant que l'union européenne n'est pas près d'accepter une telle formule.

    Hypothèse 4 : Chacun chez soi

    La Wallonie proclame la république et vole de ses propres ailes. Bruxelles s'érige en

    Ville-Etat. Les germanophones vivent leur vie en toute indépendance.

    • Les avantages : une Wallonie indépendante pourrait y puiser un motif de fierté. Grâce à une légitimité recrée par son redressement économique, pourrait alors négocier en position plus honorable. Le statut de ville-Etat confédérée à Bruxelles ferait miroiter à ses habitants un jackpot fiscal, n'alimente pas les sociétés implantées sur son territoire et par les navetteurs qui paieraient leurs impôts sur leur lieu de travail. La communauté germanophone, elle, n'exclurait pas de se transformer en un petit Liechtenstein.

    • Les désavantages : une république wallonne relèverait d'un nationalisme wallon complètement dépassé dans une ère post nationale. Se séparer de ce levier économique fondamental qu'est Bruxelles serait suicidaire. Découper ainsi des réalités économiques si imbriquées serait un exercice inutile, Bruxelles, ville-Etat ? Un repli bruxellois insensé.

    • Probabilité : faible, réalisable mais idiot, pas totalement exclue.

    Hypothèse 5 : Une Fédération du centre de l'Europe.

    Création d'une `fédération du centre de l'Europe', regroupant Bruxelles, la Wallonie et le Grand-duché de Luxembourg. Des accords de coopération sont échafaudés avec l'Alsace-Lorraine, sans contester pour autant les limites de l'Etat français.

    • Les avantages : Ce scénario aurait le mérite de regrouper dans un même ensemble les deux capitales de l'Europe. Voire les trios, en cas d'association avec l'Alsace-Lorraine, et donc avec Strasbourg.

    • Les désavantages : on aurait tendance à oublier mais les Luxembourgeois parlent le luxembourgeois. La formule impliquerait donc un nouveau clivage linguistique. Ce scénario serait grotesque car ce sont les quatre millions de Wallons qui annexeraient 350000 Luxembourgeois. On s'inviterait et on s'installerait chez eux. Pas de sens.

    • Probabilité : la formule s'apparenterait effectivement à une annexion de Grand-duché par la Wallonie. Ce seul paramètre suffit à réduire à zéro ses chances de réalisation

    Bibliographie :

    • Wikipedia

    • La vie express

    • Dictionnaire de français et Français- espagnol

    • Sites d'Internet.

    • Interviews

    • Fiches info chambre des représentants, parlement, (info donnée pour le President du Conseil de provincial Namur)

    • Articles des journaux

    • Encyclopédie Belge