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Gramática Francesa # Grammaire Française. L'Ecriture. Conjugaison des Verbes. Articles Definis. Futur Conditional. Pronoms Objets. Demonstratifs. Opposition. Dèrivation

  • Enviado por: MARIA
  • Idioma: francés
  • País: España España
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LES SIGNES AUXILIAIRES

Ils ont pour fonction principale de préciser le son que représentent certaines lettres: c'est le cas des accents, du tréma, de la cédille; l'apostrophe concerne l'absence d'un son, sert donc à marquer l'élision (de, je, jusque, la, le, me, ne, te, que, se, si et, dans certains cas, ce, lorsque, puisque, quoique, ou même presque, quelque et des verbes composés de entre). Le trait d'union marque des unités lexicales ou syntaxiques.

L'ACCENT AIGU ET L'ACCENT GRAVE

  • Ils se mettent sur la lettre e pour indiquer la prononciation: é pour [e], è pour [ae]. Pour les voyelles toniques, cette opposition est nette: prés / près. Pour les voyelles atones, où l'opposition phonétique est moins nette, on a en principe è quand la syllabe suivante est formée d'une consonne et d'un e muet, et é dans le cas contraire: Enlèvement, discrètement, face à témoin, léser...

  • L'accent grave s'emploie comme signe diacritique, c'est - à - dire, pour distinguer des homonymes: à préposition / a forme verbale, là adverbe / la article ou pronom personnel, çà adverbe / ça pronom démonstratif, où marquant le lieu / ou conjonction de coordination.

  • L'ACCENT CIRCONFLEXE

    Se met sur les voyelles a, e, i, o, u.

  • Justification historique.

  • Il indique l'amuïssement d'un s ancien devant consonne ou d'une voyelle en hiatus: tête, de teste; âge, de eage, aage; soûl de saoul...

  • Il est analogique dans certains cas: Voûte, d'après croûte; traître, maître...

  • Il a été introduit pour indiquer la prononciation: Grâce, infâme, pâle.

  • Justification actuelle.

  • Dans piqûre, il montre qu'on n'a pas le digramme qu <k>, mais deux sons: <ky>.

  • Il donne certains indications sur la prononciation: ê (comme è) = [ae]: Fête.

  • Il permet de distinguer un certain nombre d'homonymes, notamment: Bohême (n. propre) / bohème (adj); boîte (n.) / boite (verbe); châsse (reliquaire) / chasse (action de chasser); côte (os, pente) / cote (cotisation, valeur); (part. passé) / du (atr. contracté); faîte (nom) / faite (part.)

  • LE TREMA

    Se met sur les voyelles e, i, u, le plus souvent pour indiquer qu'on n'a pas affaire à un digramme: maïs / mais, ciguë / digue. Parfois pour distinguer, p. e., héroïsme / roi; coïncider / coin. Le tréma se place sur la deuxième des voyelles qui se suivent. Dans certains noms propres, il se met sur un e que la prononciation ne fait pas entendre: Saint - Saëns, Mme de Staël.

    LA CEDILLE

    Se place sous le c devant a, o, u pour indiquer que c doit être prononcé <s>. Aperçu, leçon, avança. On dit elliptiquement: un c cédille.

    ALPHABET PHONETIQUE

    Puisque l'alphabet traditionnel ne donne pas un reflet exact des variations phoniques de la parole, il a fallu le remplacer par un alphabet phonétique faisant correspondre à chaque phonème une lettre et une seule. Un tel alphabet, applicable, avec quelques additions, à toutes les grandes langues parlées dans le monde, a été créé au XIXe s. par des linguistes groupés en Association Phonétique Internationale.

    Comme on s'y attendait, cet alphabet ne dispose que d'un signe pour représenter, par exemple, le phonème unique écrit ê dans forêt et ai dans mai.

    Il a un signe simple pour représenter le phonème écrit ch.

    Il n'a pas de signe unique correspondant à x qui marque toujours, quand il est prononcé, un son divisible en deux phonèmes: examen, taxi.

    L'ECRITURE

    Le français utilise l'alphabet dit latin. Les lettres en français sont au nombre de vingt - six:

    a, b, c, d, e f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z

    Les lettres voyelles représentent les sons - voyelles, mais elles servent aussi pour les semi - voyelles (ou semi - consonnes, c'est - à - dire, ce qu'on appelle parfois GLIDES), que l'on appelle yod ou i consonne et ou u consonne. Les semi - voyelles s'articulent au même endroit dans la bouche que, respectivement, les voyelles [i], [u] et [y], et elles alternent souvent avec celles - ci, dans une famille lexicale ou dans la conjugaison: Il loue, il tue, il lie, nous louons, nous tuons, nous lions.

    La lettre - consonne h n'équivaut plus à un son. Quant à x, elle représente souvent une suite de sons: dans Alexandre, dans examen. Mais on a, par exemple, dix, dix - huit.

    Il faut ajouter à ces lettres:

    • LES LIGATURES (Digrammes dont les éléments sont soudés).

      • AE apparaît dans des mots empruntés au latin, avec la valeur de [e]: Philae, caecum (=appendice)

      • OE dans des mots d'origine grecque se prononce [e]: Fœtus... Cette ligature apparaît aussi dans oeil, avec le son [oe], ainsi que dans le trigramme oeu, prononcé en syllabe fermée ou en syllabe ouverte: bœuf, bœufs

    • DES SIGNES AUXILIAIRES, comme les accents, le tréma, la cédille, l'apostrophe et le trait d'union.

    • LES SIGNES DE PONCTUATION, à savoir, le point (.), le point d'interrogation (?), le point d'exclamation (!), la virgule (,), le point - virgule (;), les deux points (:), les points de suspension (...), les parenthèses (), les crochets [], les guillemets ("), le tiret (-), et la barre oblique (/).

    QUESTIONS, AFFIRMATIONS, NEGATIONS

    QUESTIONS

    Qu'est - ce que c'est?

    Qui est - ce?

    êtes vous?

    AFFIRMATIONS

    C'est le téléphone

    C'est Jacky

    Je suis à la gare

    NEGATIONS

    Ce n'est pas une amie

    Il n'est pas à la gare

    Elle n'est pas à la maison

    LA CONJUGAISON DES VERBES

    LES VERBES EN ER

    ARRIVER

    PRESENT

    J'arrive

    Tu arrives

    Il/elle arrive

    Nous arrivons

    Vous arrivez

    Ils/elles arrivent

    ECOUTER

    IMPERATIF

    Écoute

    Écoutez

    VERBE VENIR

    PRESENT IMPERATIF

    Je viens Viens

    Tu viens Venez

    Il/elle vient

    Nous venons

    Vous venez

    Ils/elles viennent

    PARTITIVOS

    de + le ! du

    de + la ! de la sin traducción (artículo, no pronombre)

    de + l' ! de l'

    de + les ! des

    ETRE AVOIR

    Je suis J'ai

    Tu es Tu as

    Il est Il a

    Nous sommes Nous avons

    Vous êtes Vous avez

    Ils sont Ils ont

    ABECEDAIRE

    a b c d e f g h i

    [a] [b] [se] [de] [e] [ef] [ye] [ach] [i]

    j k l m n o p q r

    [yi] [ka] [el] [em] [en] [o] [pe] [cu] [er]

    s t u v w x y z

    [es] [te] [u] [ve] [double [ixs] [y [zet]

    ve] grec]

    TROIS MANIERES DE POSER UNE QUESTION

    L'INTONATION

    Vous êtes professeur?

    Vous habitez à Paris?

    Les Dupré ne sont pas en Bourgogne?

    MOT INTERROGATIF + VERBE + SUJET

    Qui est - ce?

    Où est - tu?

    Où êtes vous?

    QU'EST - CE QUE + SUJET + VERBE

    Qu'est - ce que c'est?

    Qu'est - ce qu'il dit?

    C'EST

    C'est Jacky

    C'est un bon professeur

    C'est une amie anglaise

    C'est une amie de Cécile

    C'est un professeur d'anglais

    C'est la vérité

    C'est est suivi d'un nom ou d'un article.

    IL EST, ELLE EST

    Il est anglais

    Il est professeur

    Elle est anglaise

    Elle est professeur

    Il ou Elle est suivi d'un adjectif ou d'un nom employé comme adjectif.

    LES ARTICLES

    DEFINIS INDEFINIS

    Le téléphone Un ami

    La piscine Une amie

    L'ami Des amis

    Les amis Des amies

    Les amies

    Les Dupré

    QUELQUES PREPOSITIONS DE LIEU

    Il travaille à Paris

    Elle habite en France

    Il est au Portugal

    Elle est chez les Dupré

    Il est dans la piscine

    A + masculin

    EN + féminin

    DANS + article

    EN sans article

    DANS / EN

    DANS

  • On dit dans un livre, un catalogue, une revue..., mais on peut employer sur ou dans devant: un registre, un carnet, un cahier, un agenda. On écrit dans un journal.

  • Il est dans sa chambre, dans l'embarras, dans la peine. On s'installe, on s'assied au soleil. On s'expose à la pluie, on reste à la pluie, sous la pluie. On peut se promener dans le soleil (opposé à dans l'ombre). On ne dit plus dans la lune, sauf dans l'expression figurée et figée être dans la lune; on dit marcher sur la lune.

  • On dit: s'asseoir dans la prairie, jouer dans un pré, on se couche dans l'herbe (haute) ou sur l'herbe (rase). Dans un bois, sur la plage.

  • On pose un objet sur un fauteuil, mais on s'assied dans un fauteuil, sur une chaise, un canapé, un divan, un sofa.

  • Devant un nom de ville, on emploie dans au lieu de à lorsqu'on veut dire vraiment "à l'intérieur de ce territoire": Ils sont à Paris depuis quinze jours. Ils circulent dans Paris.

  • Dans la rue. On dit: j'habite rue de Maubeuge, boulevard de Magenta. Si le nom commun est précédé d'une préposition, on dit: dans la rue de l'École (on entend parfois, surtout en Suisse: à la rue de. A éviter, selon Hanse), à un carrefour, sur une place, sur un boulevard, sur ou dans une avenue. On se promène, on se rencontre, on joue, on descend dans la rue. On est en pleine rue. On dit qu'une maison donne sur la rue. Au figuré: jeter à la rue (chasser, réduire à la misère), être à la rue (se trouver chassé de son domicile).

  • Avoir dans les quarante ans, coûter dans les mille francs, durer dans les trois heures... pour marquer l'approximation.

  • Les souliers qu'il a aux pieds. Donner un coup de poing dans le dos, embrasser dans le cou.

  • DANS ET EN

    En principe, dans s'emploie devant un nom précédé d'un article, d'un démonstratif ou d'un possessif; en, avec des noms sans article ou avec des pronoms; dans un livre, en bateau.

    En règle générale, le nom précédé de en ne peut être déterminé par un adjectif ou une relative, à moins que en n'ait la valeur de "comme": Il agit en maître incontesté.

    Cependant on dit: en temps voulu, en septembre prochain, en bonne justice... On dit à la troisième page ou page trois ou en troisième page.

    Pour une date ou un moment que l'on fixe ou une durée: noter la différence entre Je lirai ce livre dans deux jours (indique la date, le délai), et Je le lirai en deux jours (durée).

    On trouve en (suivi d'un article ou d'un déterminant) au lieu de dans:

    • Dans des locutions comme: en l'absence de, en l'air, en l'honneur de, en l'occurrence, il y a péril en la demeure (=à attendre)...

    • Dans des expressions courantes (où l'on trouve d'ailleurs souvent dans): en l'église de..., en un temps lointain, en ce temps - là, en ce lieu... Flottement devant un adjectif dit indéfini: En ou dans chaque cas, en ou dans quelque livre, en tout cas ou dans tous les cas, en toute liberté, en même temps.

    EN ET LES NOMS PROPRES DE LIEUX

  • Les noms de pays se construisent avec en quand ils sont féminins ou quand ils commencent par une voyelle, avec au quand ils sont masculins et à initiale consonantique: en Afghanistan, en Iran, en France. Aller au Pérou, au Honduras, au Mexique, au Maroc...

  • Devant les noms féminins de grandes îles, pour indiquer le lieu: en Sardaigne, en Islande, en Nouvelle - Calédonie. Toutefois on dit; à Terre - Neuve.

  • Devant les noms féminins de petites îles lointaines, on emploie à la: a la Réunion, a la Martinique... Devant les noms de petites îles européennes, devant les noms masculins de grandes îles lointaines, on emploie à: à Malte, à Chypre, à Cuba, à Madagascar...

  • Les noms de provinces se construisent avec en quand ils sont féminins ou quand ils commencent par une voyelle (dans est possible). Masculins et à initiale consonantique, ils prennent en ou dans le, rarement au: en Normandie, en Anjou, dans l'Anjou, en Poitou...

  • Devant les noms de départements français formés de deux termes coordonnés par et, on emploie en ou dans; en Seine - et - Marne, dans le Loir - et - Cher. Pour les autres départements, dans et l'article: dans la Gironde, dans l'Ain...

  • LA CONJUGAISON DU PASSE COMPOSE

    J'ai loué une maison

    Tu as loué une maison

    Il/elle a loué une voiture

    Nous avons loué une voiture

    Vous avez loué un appartement

    Ils/elles ont loué un appartement

    Le participe passé est employé avec le verbe avoir et il est invariable.

    Je suis parti(e) au Portugal

    Tu es allé(e) en Bourgogne

    Il/elle est allé(e) en Italie

    Nous sommes allés (ées) en Grèce

    Vous êtes allés (ées) en Espagne

    Ils/elles sont allés (ées) en Angleterre

    Le participe passé est employé avec le verbe être et il s'accorde avec le sujet du verbe.

    L'IMPERATIF

    A LA FORME AFFIRMATIVE

    Écouter ! écoute

    écoutez

    Regarder ! regarde

    regardez

    Prendre ! prends

    prenez

    Écrire ! écris

    écrivez

    Ouvrir ! ouvre

    ouvrez

    Téléphoner ! téléphone

    téléphonez

    A LA FORME NEGATIVE

    Oublier ! n'oublie pas

    n'oubliez pas

    Lire ! ne lis pas

    ne lisez pas

    * Y se pronuncia ie siempre. Cuando va precedida de vocal se desdobla.

    * Los adjetivos de nacionalidad (francés, español), van en minúscula, los nombres en mayúscula (como en inglés).

    L'ADJECTIF

    L'ADJECTIF CHANGE AU FEMININ

    Français(e)

    Anglais(e)

    Seul(e)

    Parfait(e)

    Fatigant(e)

    Fort(e)

    Marié(e)

    L'ADJECTIF NE CHANGE PAS

    Sympathique

    Difficile

    Extraordinaire

    Agréable

    Horrible

    LE NOM EST EMPLOYE COMME ADJECTIF

    Médecin

    Professeur

    Journaliste

    Peintre

    Publicitaire

    Libraire

    Interprète

    LE PRONOM CE / C' ET L'ADJECTIF

    Le métier de publicitaire C'est fatigant

    Etre interprète Ce n'est pas difficile

    C'est parfait

    C'est sympathique

    LES PRONOMS TONIQUES

    Moi

    Toi

    Lui, elle

    Nous

    Vous

    Eux, elles

    Je suis professeur Je suis professeur, moi

    Vous êtes publicitaire? Vous, vous êtes publicitaire?

    Elle a deux enfants Elle a deux enfants, elle

    Il est technicien Lui, il est technicien

    LES VALEURS DU PRESENT

    IL INDIQUE UNE ACTION QUI SE PASSE AU MOMENT PRESENT

    Qu'est - ce que vous faites?

    Je prépare l'apéritif

    IL INDIQUE UNE ACTION HABITUELLE

    Qu'est - ce que vous faites dans la vie?

    Je travaille dans une librairie

    LA CONJUGAISON DU VERBE FAIRE

    PRESENT IMPERATIF

    Je fais Fais attention!

    Tu fais Faites le 19 pour obtenir l'étranger

    Il/elle fait

    Nous faisons

    Vous faites

    Ils/elles font

    * C'est + adjectif ! El adjetivo es invariable (ce es el sujeto). Les hommes sont terribles ! Les hommes, c'est terrible.

    ADJECTIFS DEMONSTRATIFS

    Ce (Cet)

    Cette

    Ces

    LES ARTICLES DEFINIS

    OBJET UNIQUE

    La Tour Eiffel

    Le Louvre

    Les Champs - Elysées

    OBJET PRIS DANS SON SENS PARTICULIER

    Le métro de Paris

    La pyramide du Louvre

    Les rues de la ville

    OBJET PRIS DANS SON SENS GENERAL

    Le travail

    La vie

    Les gens

    LES POSSESSIFS

    Mon mari

    Ma femme

    Mon amie

    Mes enfants

    Ton fiancé

    Ta fiancé

    Ton amie

    Tes amis

    Votre mari

    Votre femme

    Votre amie

    Vos enfants

    Pierre a une femme ! la femme de Pierre ! sa femme

    Julie a un mari ! le mari de Julie ! son mari

    Pierre a un ami ! l'ami de Pierre ! son ami

    Julie a une amie ! l'amie de Julie ! son amie

    Nicolas a une sœur ! la sœur de Nicolas ! sa sœur

    Julie a un frère ! le frère de Julie ! son frère

    Pierre et Julie ont une amie ! l'amie de Pierre et Julie ! leur amie

    Nicolas a des parents ! les parents de Nicolas ! ses parents

    Nicolas et Pierre ont des amies ! les amies de Nicolas et Pierre ! leurs amies

    L'adjectif possessif s'accorde avec le nom qui le suit.

    LA FREQUENCE

    Toujours ! Il travaille toujours

    Pas toujours ! Il ne travaille pas toujours

    Jamais ! Il ne travaille jamais

    L'APPRECIATION

    AIMER

    J'aime Paris

    Vous aimez Paris?

    Est - ce que vous aimez Paris?

    Aimez - vous Paris?

    Je n'aime pas Londres

    PREFERER

    Il préfère Rome

    Vous préférez Rome?

    ADORER

    Elle adore Londres

    TROUVER NOM ADJECTIF

    Je trouve les Parisiens sympathiques

    Il trouve Paris fatigant

    Je ne trouve pas les Parisiens aimables

    Il ne trouve pas Paris fatigant

    Vous trouvez les Parisiens aimables?

    Comment trouvez-vous Paris?

    Est-ce que vous trouvez Paris fatigant?

    A QUI DIRE TU? A QUI DIRE VOUS

    TU

    Tu aimes la province, Fabienne?

    Tu vas bien?

    VOUS

    Vous aimez Paris, Carmen?

    Je vous présente mes amis

    Vous n'aimez pas la pyramide du Louvre?

    On dit "tu" aux personnes qu'on connaît bien. Les jeunes se tutoient presque toujours.

    On dit "vous" à quelqu'un qu'on connaît moins, qui est plus âgé ou qui a un statut social supérieur.

    On dit "vous" à plusieurs personnes.

    LA CONJUGAISON DES VERBES AU PRESENT

    TROUVER PREFERER DIRE

    Je trouve Je préfère Je dis

    Tu trouves Tu préfères Tu dis

    Il/elle trouve Il/elle préfère Il/elle dit

    Nous trouvons Nous préférons Nous disons

    Vous trouvez Vous préférez Vous dites

    Ils/elles trouvent Ils/elles préfèrent Ils/elles disent

    PARTITIVO

    Se sustituye por de (preposición) en:

    • Frases negativas

    • Beaucoup de (adverbios de cantidad)

    • Algunas palabras (faim, soif, etc.) (delante de adjetivos calificativos: de jeunes amis).

    DIFFERENTS MANIERES DE POSER UNE QUESTION

    INTONATION

    Phrase affirmative

    Vous avez des sandwiches?

    Phrase négative

    Vous n'avez pas de sandwiches?

    EST - CE QUE

    Est - ce que vous avez des croissants?

    INVERSION DU SUJET

    Avez vous des croissants?

    L'IMPERATIF PEUT ETRE UTILISE POUR DEMANDER QUELQUE CHOSE

    QUAND ON DIT VOUS

    Donnez - moi une bouteille d'eau

    Faites - moi un bouquet

    QUAND ON DIT TU

    Donne - moi ton walkman

    Fais - moi un cadeau

    LES PARTITIFS (POUR INDIQUER UNE CERTAINE QUANTITE)

    QUANTITE NON COMPTABLE

    Phrase affirmative

    Du, de la, de l'

    Phrase négative

    Pas de, pas d'

    Il n'y a pas de vin

    Il n'y a pas d'eau

    QUANTITE COMPTABLE

    Phrase affirmative

    Un, une, des

    Vous avez un stylo?

    Donnez - moi une tasse

    Il y a des sandwiches

    J'ai des amis

    Phrase négative

    Je n'ai pas de stylo

    Je n'ai pas de tasse

    Il n'y a pas de sandwiches

    Je n'ai pas d'amis

    PAS DE / PLUS DE

    "Plus de" renvoie à un moment précédent. Il contient une idée de temps. Attention! On ne peut pas combiner "pas de" et "plus de".

    L'EXPRESSION DE LA QUANTITE

    LA QUANTITE PRECISEE PAR DES CHIFFRES

    Un, deux, trois, quatre sandwiches

    LA QUANTITE PRECISEE PAR DES MOTS

    Une bouteille d'eau

    Un verre de lait

    Une tasse de thé

    LA CONJUGAISON DES VERBES AU PRESENT

    POUVOIR DEVOIR BOIRE

    Je peux Je dois Je bois

    Tu peux Tu dois Tu bois

    Il/elle peut Il/elle doit Il/elle boit

    Nous pouvons Nous devons Nous buvons

    Vous pouvez Vous devez Vous buvez

    Ils/elles peuvent Ils/elles doivent Ils/elles boivent

    VOULOIR PRENDRE

    Je veux Je prends

    Tu veux Tu prends

    Il/elle veut Il/elle prend

    Nous voulons Nous prenons

    Vous voulez Vous prenez

    Ils/elles veulent Ils/elles prennent

    LES VERBES SUIVIS DE L'INFINITIF

    Je ne peux pas payer

    Vous pouvez dépenser 50 F?

    Vous pouvez réserver une table?

    Où voulez - vous aller?

    Combien voulez - vous dépenser?

    Qu'est - ce qu'on peut faire?

    Qu'est - ce que vous voulez faire?

    Qu'est - ce que vous allez faire?

    LE VERBE ALLER

    LE VERBE ALLER AU SENS PLEIN

    On va à la discothèque

    On va au restaurant

    Vous allez en Italie?

    Je vais aux Champs Élysées

    LE VERBE ALLER EMPLOYE DANS LE FUTUR PROCHE

    On va prendre le menu

    On va payer

    On va aller au restaurant

    Je vais payer

    Je vais venir

    Tu vas réserver

    Vous allez partir?

    ON ET NOUS

    ON PEUT SIGNIFIER NOUS

    On va dépenser 50 F (nous allons dépenser 50F)

    ON PEUT SIGNIFIER LES GENS EN GENERAL OU QUELQU'UN

    En France on dîne vers 20 heures (les gens dînent vers 20 heures)

    On frappe à la porte (quelqu'un frappe à la porte)

    LA QUANTITE

    Un peu de thé

    Beaucoup de thé

    Trop de thé

    C'est assez (pour)

    C'est n'est pas assez (pour)

    C'est n'est pas beaucoup (pour)

    C'est trop (pour)

    L'IMPERATIF NEGATIF

    N'oublie pas

    Ne t'inquiète pas

    Ne vous inquiétez pas

    Le verbe s'inquiéter est un verbe pronominal

    Ce type de verbe s'emploie toujours avec un pronom objet.

    LA CONJUGAISON DES VERBES AU PRESENT

    SORTIR SAVOIR ALLER

    Je sors Je sais Je vais

    Tu sors Tu sais Tu vais

    Il/elle/on sort Il/elle/on sait Il/elle/on va

    Nous sortons Nous savons Nous allons

    Vous sortez Vous savez Vous allez

    Ils/elles sortent Ils/elles savent Ils/elles vont

    DEMONSTRATIFS

    Celui

    Celle - ci

    Ceux - la

    Celles

    Ceci/Cela = neutro

    POUR DONNER UNE DIRECTION

    EN UTILISANT DES VERBES

    Vous montez la rue des Écoles

    Prenez le RER

    Ne prenez pas l'autobus

    Il faut prendre le quai B

    Vous changerez à Jussieu

    EN UTILISANT DES INDICATIONS DE LIEU (Souvent accompagnées d'un geste de la main)

    C'est à droite, à gauche

    D'ici, c'est tout droit

    C'est en face de la gare

    C'est derrière le Panthéon

    Vous allez jusqu'au Luxembourg

    LES PREPOSITIONS QUI SUIVENT LES VERBES DE MOUVEMENT

    Le Panthéon --- pour aller au Panthéon

    La gare --- pour aller à la gare

    L'Étoile --- pour aller à l'Étoile

    Les Champs Élysées --- pour aller aux Champs Elysées

    POUR ET PAR

    POUR: INDIQUE LA DESTINATION

    Pour aller au Panthéon, s'il vous plaît?

    Un ticket pour la Défense

    Un billet pour Lyon, s'il vous plaît

    PAR: INDIQUE LE LIEU TRAVERSE

    Montez par-là!

    Il faut passer par la Défense

    Ne passez pas par le Luxembourg

    Pour aller à Marseille il faut passer par Lyon

    CONNAITRE ET SAVOIR

    Je ne connais pas le Panthéon

    Vous connaissez la rue de la Paix?

    Connaissez - vous la rue de la Paix?

    Je ne connais pas cette rue

    Connaître n'est jamais suivi d'un infinitif ni d'une conjonction.

    CONNAITRE AU PRESENT

    Je connais

    Tu connais

    Il/elle/on connaît

    Nous connaissons

    Vous connaissez

    Ils/elles connaissent

    Je sais où est la gare

    Vous savez où est le parc?

    Savez - vous où est le parc?

    Je ne sais pas où est cette rue

    Je sais lire un plan

    Savoir peut être suivi d'un infinitif ou d'une conjonction.

    SAVOIR AU PRESENT

    Je sais

    Tu sais

    Il/elle/on sait

    Nous savons

    Vous savez

    Ils/elles savent

    LA CONJUGAISON DES VERBES AU FUTUR SIMPLE

    FUTURS REGULIERS

    VERBES EN -ER VERBES EN -IR VERBES EN -RE

    TROUVER SORTIR PRENDRE

    Je trouverai Je sortirai Je prendrai

    Tu trouveras Tu sortiras Tu prendras

    Il/elle/on trouvera Il/elle/on sortira Il/elle/on prendra

    Nous trouverons Nous sortirons Nous prendrons

    Vous trouverez Vous sortirez Vous prendrez

    Ils/elles trouveront Ils/elles sortiront Ils/elles prendront

    FUTURS IRREGULIERS

    ETRE AVOIR VOIR ALLER

    Je serai J'aurai Je verrai J'irai

    Tu seras Tu auras Tu verras Tu iras

    Il/elle/on sera Il/elle/on aura Il/elle/on verra Il/elle/on ira

    Nous serons Nous aurons Nous verrons Nous irons

    Vous serez Vous aurez Vous verrez Vous irez

    Ils/elles seront Ils/elles auront Ils/elles verront Ils/elles iront

    DEVOIR ET IL FAUT

    Je dois aller à la Défense

    Alors, vous devez prendre le RER

    On doit changer à Châtelet?

    Non, c'est direct

    Pour aller à la Défense, comment faut - il faire?

    Il faut prendre le RER, Mais attention! Il faut changer à Châtelet et il faut prendre la ligne A.

    Devoir et il faut indiquent ici une obligation. En ce cas, ils sont suivis de l'infinitif.

    Il faut est une expression impersonnelle. Devoir se conjugue à toutes les personnes.

    LA CONJUGAISON DU VERBE DEVOIR

    PRESENT FUTUR

    Je dois Je devrai

    Tu dois Tu devras

    Il/elle/on doit Il/elle/on devra

    Nous devons Nous devrons

    Vous devez Vous devrez

    Ils/elles doivent Ils/elles devront

    FUTUR

    Infinitif + terminaisons du verbe avoir

    CONDITIONAL

    Futur + terminaisons de l'imparfait

    LES PRONOMS OBJETS DE LA TROISIEME PERSONNE

    Cette robe, je la trouve très bien

    Moi, je ne l'aime pas du tout

    Je le trouve très joli, ce chemisier

    Je vais l'essayer

    Je prends les deux, je vais les essayer

    LE, LA, L', LES ! les pronoms sont des pronoms compléments d'objet direct

    LES PRONOMS PERSONNELS C.O.I.

    Ils remplacent des compléments précédés de la préposition à

    Il parle à qui?

    à moi ! il me parle

    à toi ! il te parle

    à lui, à elle ! il lui parle

    à nous ! il nous parle

    à vous ! il vous parle

    à eux, à elles ! il leur parle

    VERBES SUIVIS D'UN C.O.I.

    échapper à

    appartenir à

    mentir à

    parler à

    plaire à

    sourire à

    succéder à

    téléphoner à

    obéir à

    ressembler à

    BEAUCOUP DE VERBES ONT UN DOUBLE COMPLEMENT: C.O.D. + C.O.I.

    C.O.D. C.O.I.

    quelque chose à quelqu'un

    acheter " "

    annoncer " "

    chanter " "

    crier " "

    déclarer " "

    dire " "

    écrire " "

    envoyer " "

    donner " "

    expliquer " "

    faire " "

    indiquer " "

    interdire " "

    jurer " "

    lancer " "

    lire " "

    louer " "

    montrer " "

    nier " "

    offrir " "

    ouvrir " "

    passer " "

    payer " "

    permettre " "

    prendre " "

    prêter " "

    raconter " "

    rendre " "

    renvoyer " "

    répondre " "

    reprocher " "

    souhaiter " "

    voler " "

    LES PRONOMS COMPLEMENTS D'OBJET

    LE, L', LA, LES, EN: EMPLOI

    l'

    Je mange mon orange Je la mange

    cette

    le

    TOUT Je veux ce train Je le veux

    son

    les

    Je fais cuire ces légumes Je les fais cuire

    tes

    Je mange du pain J'en mange

    PARTIE Je veux de l' eau J'en veux

    Je fais cuire des légumes J'en fais cuire

    Je mange une orange J'en mange une

    QUANTITE Je veux deux oeufs J'en veux deux

    PRECISE Ils ont plusieurs enfants Ils en ont plusieurs

    Il a beaucoup d'amis Il en a beaucoup

    J'ai un peu d' argent J'en ai un peu

    LE, L', LA, LES, EN: PLACE

    Verbe à la forme négative:

    EXEMPLES: Et votre ami, on ne l'attend pas?

    Du café? Non, je n'en prends pas.

    Verbe à l'impératif:

    a) Pronoms le, (l'), la, les

    EXEMPLES FORME AFFIRMATIVE FORME NEGATIVE

    Ramène ramène pas

    Ramener quelqu'un Ramenons le/la/les Ne le/l'/la/les ramenons pas

    Ramenez ramenez pas

    Fais fais pas cuire

    Faire + infinitif Faisons le/la/les cuire Ne le/la/les faisons pas cuire

    Faites faites pas cuire

    Pronom en:

    EXEMPLE FORME AFFIRMATIVE FORME NEGATIVE

    Prendre un/une Prends prends pas

    Prendre du/de l'/ de la Prenons en N'en prenons pas

    Prendre des Prenez prenez pas

    Attention! Pour les verbes en "-er" (acheter, manger, chercher, etc), l'impératif est à la deuxième personne (tu):

    Achète du lait

    Mange des haricots verts

    Cherche des exemples

    Mais si on utilise le pronom en, l'impératif à la forme affirmative s'écrit avec un "s" et on prononce [z] pour faire la liaison:

    Achètes - en

    Manges - en

    Cherches - en

    LES DEMONSTRATIFS

    Cette robe ! celle - ci / celle - là

    Ce chemisier ! celui - ci / celui - là

    Le chemisier de Christine ! celui de Christine

    La robe de Fabienne ! celle de Fabienne

    Les gants de Carmen ! ceux de Carmen

    Les chaussures d'Eric ! celles d'Eric

    Elle est bien, cette robe

    J'aime mieux celle - ci

    CE, CETTE, CES sont des adjectifs

    CELUI, CELLE, CEUX, CELLES sont des pronoms

    LES PRONOMS INTERROGATIFS

    Lequel veux - tu? Le chemisier rose ou le bleu?

    Je préfère celui - la, le bleu

    Tu aimes cette veste?

    Laquelle?

    Celle qui est là, devant toi

    Lesquels préférez-vous? Les gants de cuir ou les gants de laine

    Je préfère ceux - la; oui, j'aime mieux les gants de laine

    Lesquelles vas tu prendre? Les chaussures noires ou les blanches?

    Je vais prendre celles - ci, les blanches

    LA COMPARISON

    BIEN / MIEUX

    J'aime bien cette robe

    J'aime mieux celle - ci

    Ce chemisier lui va bien

    Celui - ci lui va mieux

    PLUS / MOINS / AUSSI

    La robe blanche est plus chère que la rouge

    Le chemisier rose est moins cher que le bleu

    Fabienne est aussi blonde que Christine

    Essaie les deux, c'est plus prudent

    ELLE EST TROP CHERE / C'EST TROP CHER

    Elle est plus chère / C'est plus cher

    Elle est trop chère / C'est trop cher

    Cette robe coûte 1900 F. Elle est plus chère (que celle - ci)

    Celle - ci coûte 1200 F. Elle est trop chère (pour moi)

    1900 F pour cette robe, C'est plus cher (que 1200 F)

    C'est trop chère (pour moi)

    POUR SUGGERER OU PROPOSER QUELQUE CHOSE

    PROPOSER QUELQUE CHOSE

    Vous voulez sortir?

    On pourrait sortir?

    Vous aimeriez sortir?

    Si on allait au cinéma?

    EXPRIMER SON DESIR

    J'aimerais voir un film

    Je voudrais aller au cinéma

    J'ai envie d'aller au cinéma

    de voir quelque chose de nouveau

    Je préfère rester à la maison

    PLACE DES PRONOMS PERSONNELS

    Je l'aime

    Je ne l'aime pas

    Je l'ai déjà vu

    Je ne l'ai pas encore vu

    J'aimerais bien le voir

    Je n'ai pas envie de le connaître

    OUI, NON, SI

    Voulez - vous sortir avec moi?

    Oui, je veux bien

    Non, je suis occupée

    Vous ne voulez pas sortir avec moi?

    Si, j'aimerais bien

    Non, je suis occupée

    APPRECIER LE TEMPS

    Il est tôt

    Il est tard

    C'est trop tôt (pour...)

    C'est trop près (pour...)

    APPRECIER L'ESPACE

    C'est loin

    C'est près

    C'est trop loin (pour...)

    C'est trop tard (pour...)

    SITUER DANS L'ESPACE

    derrière l'arche

    à côté de l'arche

    devant l'arche

    en face de l'arche

    LA CONJUGAISON DES VERBES AU CONDITIONNEL

    AIMER VOULOIR POUVOIR

    J'aimerais Je voudrais Je pourrais

    Tu aimerais Tu voudrais Tu pourrais

    Il/elle/on aimerait Il/elle/on voudrait Il/elle/on pourrait

    Nous aimerions Nous voudrions Nous pourrions

    Vous aimeriez Vous voudriez Vous pourriez

    Ils/elles aimeraient Ils/elles voudraient Ils/elles pourraient

    LE PASSE COMPOSE ET L'IMPARFAIT

    J'ai voulu te faire plaisir

    ou

    Je voulais te faire plaisir

    Les deux phrases sont possibles

    Il y a deux manières de considérer un événement passé (action ou état):

    Pendant le déroulement Après le déroulement

    Je voulais partir J'ai voulu partir

    Je marchais longtemps J'ai marché longtemps

    J'habitais à Paris J'ai habite à Paris

    IMPARFAIT PASSE COMPOSE

    Exemples d'actions ou d'états considérés:

    pendant le déroulement après le déroulement

    Il y avait un bon film à la télé, hier soir Cécile a regardé le film

    Pierre était en forme Jacky est allée au cinéma

    Au restaurant, il y avait de l'ambiance Elle a passé une bonne soirée

    Pierre était charmant Il a été charmant

    PASSE COMPOSE ET IMPARFAIT: UNE QUESTION DE POINT DE VUE

    ACTIONS OU ETATS VUS APRES LEUR DEROULEMENT PENDENT LEUR

    DEROULEMENT

    Pierre a été charmant, il était en forme hier soir

    Nous avons regardé un film a la télé, il n'était pas très bon

    On s'est bien amusés, il y avait beaucoup de

    jeunes

    J'ai vu Pierre et Jacky ils allaient au cinéma hier

    soir

    LA CONJUGAISON DU PASSE COMPOSE

    AVEC L'AUXILIAIRE "AVOIR"

    J'ai regardé la télé

    Tu as vu Pierre?

    Il/elle a été charmant(e)

    On a passé un bon moment

    Nous avons passé une bonne soirée

    Vous avez fait un voyage?

    Ils/elles ont fini de jouer

    AVEC L'AUXILIAIRE "ETRE"

    Je suis sorti(e) avec Pierre

    Tu es allé(e) au cinéma?

    Il/elle est allé(e) à la gare

    On est partis à 5 heures

    Nous sommes rentré(e)s tard

    Vous êtes arrivé(e)s tôt

    Ils/elles sont monté(e)s

    A LA FORME NEGATIVE

    Je n'ai pas vu Pierre

    Tu n'es pas allé(e) au cinéma?

    Vous n'avez pas regardé la télé?

    On n'est pas sortis

    Ils ne sont pas venus

    LA CONJUGAISON DE L'IMPARFAIT

    LE VERBE "ETRE"

    Hier soir, j'étais fatigué(e)

    Où étais - tu?

    Il/elle/on était au cinéma

    Nous étions à la maison

    Vous étiez chez vous?

    Ils/elles étaient en forme

    LE VERBE "AVOIR"

    J'avais mal à la tête

    Tu avais froid

    Il/elle/on avait chaud

    Nous avions faim

    Vous aviez l'air en forme

    Ils/elles avaient peur

    QUELQUES PARTICIPES

    L'INFINITIF EST EN -ER

    aller allé

    regarder regardé

    monter monté

    L'INFINITIF EST EN -IR

    partir parti

    sortir sorti

    finir fini

    choisir choisi

    L'INFINITIF EST EN -OIR, -OIRE, -IRE, -TRE, -DRE, ...

    voir vu

    savoir su

    lire lu

    boire bu

    pouvoir pu

    vouloir voulu

    devoir dû

    connaître connu

    vendre vendu

    perdre perdu

    AUTRES CAS DE PARTICIPES

    être été

    avoir eu

    naître né

    mourir mort

    faire fait

    mettre mis

    prendre pris

    ouvrir ouvert

    offir offert

    dire dit

    venir venu

    plaire plu

    INDIQUER LE TEMPS PAR RAPPORT AU MOMENT PRESENT

    maintenant

    hier aujourd'hui demain

    hier matin ce matin demain matin

    hier soir ce soir demain soir

    la semaine dernière cette semaine la semaine prochaine

    LA DUREE

    Il y a deux jours que nous sommes ici

    une semaine que je fais du ski

    une heure que j'attends

    ou:

    Ça fait deux jours que nous sommes ici

    une semaine que je fais du ski

    une heure que j'attends

    ou:

    Nous sommes ici depuis deux jours

    Je fais du ski depuis une semaine

    J'attends depuis une heure

    LE POINT DE DEPART D'UNE SITUATION

    Nous sommes ici depuis lundi dernier

    Je t'attends depuis midi

    "QUE", CONJONCTION, REUNIT DEUX PROPOSITIONS

    Je trouve que c'est difficile

    Tu penses que c'est possible?

    Je savais que vous deviez venir

    "QUI/QUE", "CE QUI/CE QUE": PRONOMS RELATIFS

    Tu as un fils qui skie bien

    QUI J'ai eu un moniteur qui skiait très bien

    Le moniteur qui l'a emmenée sur les pistes

    Celui qui a les yeux bleus?

    "Qui" est sujet du verbe qui le suit

    Le moniteur que j'ai eu

    QUE La femme qu'il a épousée

    Celle qu'on vient de rencontrer?

    "Que" est objet du verbe qui le suit

    Dites - moi ce qui s'est passé

    Dites - moi ce que vous voulez

    On ne fait pas ce qu' on veut

    Le mot "ce" est invariable. "Qui" et "Que" sont des pronoms relatifs, sujet ou objet du verbe.

    "EN", REMPLAÇANT UN NOM

    - Tu fais du monoski?

    - Oui j'en fais un peu

    - Vous faites de la planche à voile?

    - Non, je n'en fait pas

    - Ils font de l'alpinisme

    - Moi, je n'en ferais pas, c'est trop dangereux

    - Vous faites beaucoup de sport?

    - Non, je n'en fais pas beaucoup

    Pour éviter la répétition d'un nom précédé de "du, de la, de l', des", on emploie le pronom "en".

    LA CONJUGAISON DES VERBES A L'IMPARFAIT

    PENSER SAVOIR VOULOIR

    Je pensais Je savais Je voulais

    Tu pensais Tu savais Tu voulais

    Il/elle/on pensait Il/elle/on savait Il/elle/on voulait

    Nous pensions Nous savions Nous voulions

    Vous pensiez Vous saviez Vous vouliez

    Ils/elles pensaient Ils savaient Ils/elles voulaient

    DEVOIR ALLER PRENDRE

    Je devais J'allais Je prenais

    Tu devais Tu allais Tu prenais

    Il/elle/on devait Il/elle/on allait Il/elle/on prenait

    Nous devions Nous allions Nous prenions

    Vous deviez Vous alliez Vous preniez

    Ils/elles devaient Ils allaient Ils prenaient

    FINIR REUSSIR CHOISIR

    Je finissais Je réussissais Je choisissais

    Tu finissais Tu réussissais Tu choisissais

    Il/elle/on finissait Il réussissait Il choisissait

    Nous finissions Nous réussissions Nous choisissions

    Vous finissiez Vous réussissiez Vous choisissiez

    Ils/elles finissaient Ils réussissaient Ils choisissaient

    * Pasado reciente = venir + infinitif

    C.O.D. ! que

    sujeto ! qui

    LE VERBE ET L'OBJET DU VERBE

    Sujet Verbe Objet Sujet Pronom Verbe

    direct objet

    direct

    Pierre aime Jacky Pierre l' aime

    Pierre aime les enfants Pierre les aime

    Le chat boit le lait Le chat le boit

    Le chat regarde sa maîtresse Le chat la regarde

    Sujet Verbe Objet Objet Sujet Pronom Verbe Objet

    direct indirect objet direct

    indirect

    Pierre écrit une lettre à Jacky Pierre lui écrit une lettre

    Pierre écrit une lettre à Michel Pierre lui écrit une lettre

    Pierre écrit une lettre à ses enfants Pierre leur écrit une lettre

    Pierre envoie des chocolats à ses enfants Pierre leur envoie des chocolats

    LE PRONOM "EN"

    Sujet Verbe Objet Sujet Pronom Verbe Quantifiant

    direct objet

    Pierre achète du vin Pierre en achète

    Pierre boit beaucoup de vin Pierre en achète beaucoup

    Cécile mange trop de gâteaux Pierre en mange beaucoup

    Le chat boit une tasse de lait Le chat en boit une tasse

    Eric prend un verre de coca Eric en prend un verre

    VERBES ET CONSTRUCTIONS DIRECTE ET INDIRECTE

    Sujet Verbe Objet direct Objet indirect

    Pierre achète quelqu'un

    voit ou (1)

    oublie quelque chose

    invite

    regarde

    entend

    écoute

    sent

    Pierre demande quelque chose à quelqu'un

    prend à ....

    dit "

    donne " (2)

    offre "

    écrit "

    (1) Ces verbes prennent seulement un complément d'objet direct. Exemple: Pierre aime Jacky.

    (2) Ces verbes prennent deux compléments d'objet:

    Un direct sans préposition

    Un indirect avec la préposition à

    Exemple: Pierre offre une rose à Jacky

    PENDANT/DEPUIS

    Pendant Depuis

    Il a travaillé pendant huit mois Il travaille depuis huit mois

    Il a fini son travail Il n'a pas fini son travail

    Il ne travaille plus Il travaille encore

    Il continue à travailler

    POUR MARQUER L'OBLIGATION

    Devoir + infinitif Il faut + infinitif Avoir quelque chose

    ou à + infinitif

    Il faut que + subjonctif

    Je dois préparer un examen Il faut que je prépare un examen J'ai un examen à préparer

    Il doit passer un examen Il faut qu'il passe un examen Il a un examen à passer

    Tu dois donner un coup de fil Il faut que tu donnes un coup de fil Tu as un coup de fil à

    donner

    Lucie sait ce qu'elle doit faire Lucie sait ce qu'il faut faire Lucie sait ce qu'elle a

    à faire

    "Y": PRONOM REMPLAÇANT UN LIEU

    Elle va à New York Elle y va

    Elle y est allée

    Elle doit y aller

    Elle m'a dit qu'elle y allait

    CONCORDANCE DES TEMPS DANS LA PHRASE

    Il faut transformer les temps verbaux du discours direct quand on rapporte les paroles de quelqu'un au passé. (Attention!: il y a aussi changement des indicateurs temporels). Exemples:

    RAPPORT AU PRESENT:

    Elle dit: "Je vais à Bruxelles demain"

    Elle dit qu'elle va à Bruxelles demain

    RAPPORT AU PASSE

    Elle a dit: "Je vais à Bruxelles après - demain"

    Elle a dit qu'elle allait à Bruxelles le surlendemain.

    Elle a dit: "J'irai à Bruxelles demain"

    Elle a dit qu'elle irait à Bruxelles le lendemain

    ...DU POINT DE VUE DE LA PERCEPTION

    Elle m'a dit qu'elle devait partir à un congrès (l'obligation semblait incontournable)

    Elle m'a dit qu'elle devrait partir à un congrès (C'était apparemment son obligation, mais...)

    Elle m'a dit qu'elle devra partir à un congrès (Le fait considéré n'a pas encore pu se dérouler: il pourra avoir lieu dans le futur)

    TROIS STRUCTURES VERBALES UTILES DANS LES RENCONTRES

    ETRE + PARTICIPE PASSÉ OU ADJECTIF + DE + INFINITIF

    Je suis heureux de nous revoir

    Nous sommes heureux de vous accueillir

    Je suis enchanté de vous connaître

    VERBE + NOM

    Je vous remercie de votre invitation

    Je suis sûr que vous aurez souvent l'occasion de goûter nos vins

    J'espère que vous êtes contents de votre séjour

    ADJECTIFS ET PRONOMS INDEFINIS

    INDEFINIS S'APPLIQUANT AUX PERSONNES ET AUX CHOSES

    Tout - toute - tous - toutes

    Adjectifs Elle travaille tout le temps

    Elle travaille toute la journée

    Elle travaille tous les jours

    Elle connaît toutes les chansons

    Pronoms Tout me plaît, j'aime tout

    Tous sont venus, je les aime tous

    Toutes sont belles, je les aime toutes

    aucun - aucune

    Elle n'a aucune chance

    Il n'a aucun ami

    Personne

    Chose

    Positif

    quelqu'un

    quelque chose

    Négatif

    personne

    Rien

    J'ai rencontré quelqu'un de très intéressant

    J'ai trouvé quelque chose de bizarre

    Personne* ne m'aime. Je n'aime personne

    Rien* ne bouge. Il n'y a jamais rien qui bouge

    Elle n'aime rien

    Je n'ai trouvé personne**

    Je n'ai rien trouvé

    * Avec les indéfinis 'personne' et 'rien', à la forme négative on emploie seulement 'ne'. On n'utilise jamais 'pas'.

    ** 'Ne...rien' fonctionne comme 'ne...pas', mais 'personne' est placé après le verbe.

    INDEFINIS INDIQUANT LE LIEU

    Positif

    Négatif

    Totalité

    Quelque part

    nulle part

    partout

    Elle habite quelque part

    Elle ne vit nulle part

    Elle est seule partout

    CAUSE - CONSEQUENCE

    Quelques conjonctions pour exprimer la cause ou la conséquence:

    • Pour introduire la cause: 'pourquoi? - parce que...'

    On appelle Saint - Denis 'banlieue rouge' parce qu'elle a une municipalité communiste.

    • Pour introduire la conséquence: 'c'est pour ça que...'

    Saint - Denis a une municipalité communiste, c'est pour ça qu'on l'appelle 'banlieue rouge'

    OPPOSITION

    Saint - Denis est une banlieue pauvre alors que Saint - Germain est riche

    ACTIF - PASSIF

    Actif: La population a acclamé le roi

    Passif: Le roi a été acclamé par la population

    Le sujet 'la population' est un agent (quelqu'un ou quelque chose qui fait l'action).

    Dans la phrase passive, le verbe est conjugué avec l'auxiliaire 'être' et l'agent est placé après le verbe et précédé de la préposition 'par'.

    La rue est décorée de drapeaux

    Les rues sont plantées d'arbres

    Dans ces phrases, il n'y a pas d'agent, on n'indique pas qui a décoré la rue, qui a planté les arbres. Le mot qui suit la préposition 'de' n'est pas l'agent. L'agent est indéfini: quelqu'un a décoré la rue, quelqu'un a planté les rues d'arbres.

    CONDITION

    SI, CONDITION REALISABLE

    Futur Si Présent

    Je pourrai vous voir lundi si je n'ai pas de réunion

    Je viendrai si je peux

    SI, CONDITION NON REALISABLE (IRREEL)

    Conditionnel Si Imparfait

    Je viendrais si je pouvais (mais je ne peux pas

    venir)

    Je ferais le tour du monde si j'étais riche (mais je ne suis

    pas riche)

    Je lui décrocherais la lune si je pouvais (mais je ne peux pas)

    SI ET QUAND

    Je viendrai si je peux

    Je viendrai quand je pourrai

    'Si' indique la condition, 'quand' indique le temps.

    'Si', indiquant la condition, n'est jamais suivi d'un futur ni d'un conditionnel.

    'Quand' est suivi d'un futur.

    COMMENT COMMENCER ET COMMENT FINIR UNE LETTRE

    Le début de votre lettre ne sera pas le même si vous écrivez à une personne importante (lettre officielle), à une personne que vous ne connaissez pas ou que vous connaissez peu, à un ami, à un camarade ou à votre famille

    Personne importante, lettre officielle

    Personne que vous ne connaissez pas ou que vous connaissez peu

    parent

    ami

    camarade

    J'ai l'honneur de(1) solliciter(2)...

    J'ai l'honneur de vous rendre compte...

    J'ai l'honneur de vous adresser...

    Je vous serais très obligé(3)...

    Je vous serais très reconnaissant de (3)...

    Je vous prie de...

    Je vous serais obligé de...

    Je vous serais reconnaissant de...

    J'ai le regret de... (pour une mauvaise nouvelle, un refus(4)...)

    J'ai le plaisir de... (pour une bonne nouvelle)

    J'ai bien reçu ta lettre du...

    Je réponds à ta lettre du...

    Je te remercie de ta lettre du...

    Je suis désolé d'apprendre que...

    Je suis heureux de savoir que...

    Ta lettre du... m'est bien arrivée

    Peux - tu me dire...

    Merci de ta lettre du...

    Je réponds à ta lettre du...

    Merci de m'avoir écrit pour...

    Est - ce que tu peux...

    (1) J'ai l'honneur de: forme très polie et très employée

    (2) Solliciter = demander

    (3) Je vous serais obligé de..., reconnaissant de...: Je vous remercie de...

  • Refus: fait de dire non

  • LETTRE A DES AMIS OU A DES PARENTS

    Amis que vous connaissez peu ou qui sont plus âgés que vous(1):

    Monsieur, Madame, Mademoiselle

    Veuillez agréer l'expression de...

    Je vous prie d'accepter l'expression de...

    Je vous prie de croire à...

    Je vous adresse l'expression de...

    mes sentiments dévouées

    mes sentiments les meilleurs

    mes sentiments très cordiaux

    toute ma sympathie

    Amis que vous connaissez assez bien:

    Cher monsieur

    Chère madame

    Cher ami

    Veuillez croire, cher

    Soyez assuré, cher... de

    Je vous adresse l'expression de...

    mes sentiments cordiaux

    mes sentiments très amicaux

    mon amitié

    mes fidèles sentiments

    mon très bon souvenir

    mon amical souvenir

    toute ma sympathie

    Amis intimes ou camarades:

    Cher ami

    Chère amie

    Chère Nicole

    Cher Jean

    Ma chère Anne

    Mon cher Pierre

    Bonjour

    Mon vieux

    Salut

    Amicalement

    Amitiés

    Cordialement

    Je t'embrasse

    A bientôt

    Salut

    (1) Pour une dame, toujours: mes respectueux hommages

    PLACE DU PRONOM PERSONNEL CONJOINT AUTRE QUE SUJET

  • LE VERBE EST A UN AUTRE MODE QUE L'IMPERATIF (AFFIRMATIF) ET L'INFINITIF

  • S'il y a un seul pronom conjoint. Il se met devant le verbe: On le voit.

  • Il y a plusieurs pronoms conjoints.

      • Groupements interdits. Me, te, se, nous et vous ne peuvent pas se trouver juxtaposés deux à deux, ni se joindre aux pronoms lui et leur. (Au lieu de 'Tu me lui présenteras', on dit: 'Tu me présenteras à lui')

      • Quand le verbe est précédé de deux pronoms personnels objets, direct et indirect, celui - ci se place le premier. Toutefois lui et leur font exception; ils viennent en second: Tu me le dis. Nous le lui dirons.

      • Quand un des pronoms est y ou en, il se met en seconde position: il vous en parlera.

      • Si le verbe est accompagné à la fois de en et de y, on place y devant en.

      • LE VERBE EST A L'IMPERATIF AFFIRMATIF

      • Il y a un seul pronom conjoint. Il se met après le verbe, auquel il est joint par un trait d'union: Donne - le. Suis - la. Suis - moi. Prends - en. Vas - y.

      • Il y a plusieurs pronoms conjoints.

        • Lorsque le verbe est accompagné de deux pronoms personnels objets, direct et indirect, ils se mettent après le verbe avec des traits d'union:

            • Si les pronoms sont tous deux de la 3e personne, l'objet indirect est en seconde position: Donne - le - lui.

            • Si un des pronoms est de la 1re ou de la 2e personne, l'objet indirect se place ordinairement en seconde position: Passez - la - moi

          • En et y, construits avec un autre pronom, se placent après celui - ci: Gardez - vous - en bien. Attention aux élisions!: Va - t - en. Fais - m'y penser.

          • (L'impératif est accompagné à la fois de y et de en: Y précède; mais en fait ce groupe est sorti de l'usage).

          • LE VERBE EST A L'INFINITIF

          • Si l'infinitif est précédé d'un des pronoms indéfinis tout ou rien ou d'un adverbe (assez, bien, beaucoup, mieux, trop, etc.), le pronom personnel conjoint est placé après l'indéfini ou l'adverbe dans l'usage ordinaire, mais assez souvent devant dans la langue littéraire: Pour mieux le voir. Il a fallu tout leur laisser. L'antéposition de y et en est très fréquente. C'est à n'y rien comprendre.

          • Le pronom est complément d'un infinitif qui lui - même est complément d'un verbe:

            • Le support de l'infinitif est voir, entendre, écouter, laisser, faire, regarder, envoyer, mener: le pronom se met d'habitude devant le verbe support: Ce paquet, je le ferai prendre (Mais: Ce paquet, faites - le prendre).

            • Le support est un autre verbe. L'usage ordinaire laisse le pronom devant l'infinitif: Je veux le voir (En et y bougent plus facilement: Je n'y puis tenir)

            Je le lui donne

            Tu dois la lui expliquer

            Nous voulons les leur apporter

            Je lui en montrerai un

            Ils peuvent leur en offrir beaucoup (Pueden ofrecerles mucho)

            Nous leur en parlons (Les hablamos)

            Donne - le lui!

            Explique - la lui! (Explícasela)

            Apportez - les leur! (Traédselos)

            Ne les leur apportez pas! (No se los traigáis)

            Montre - lui en un! (Enséñale uno)

            Ne leur en offrez pas! (No los ofrezca)

            Parlez - leur en! (Hábleles)

            Il veut me le proposer (Quiere proponérmelo)

            Nous te la promettons (Te la prometemos)

            Vous allez nous les augmenter (Vais a aumentarnoslos)

            Nous vous l'apporterons (Os lo traeremos)

            Ils m'en fournissent deux (Me proporcionarán dos)

            Ils nous en informeront (Nos informarán)

            Proposez - le - moi! (Propóngamelo)

            Promettez - la nous! (Prometeznosla)

            Ne me les augmentez pas! (No me los aumente)

            Ne nous l'apportez pas! (No nos lo traiga)

            Fournissez m'en deux! (Proporcióneme dos)

            Ne nous en informez pas! (No nos informe)

            Vous vous y habituerez vite (Se habituará rápido a ello)

            Je t'y obligerai (Te obligaré a ello)

            Nous l'y forcerons

            Je l'en persuaderai (Le persuadiré de ello)

            Ils peuvent nous en remercier

            Habituez - vous y! (Habituaros a ello)

            Ne m'y oblige pas!

            Persuadez - les en! (Convencedlos)

            Ne nous en remerciez pas! (No nos lo agradezcas)

            VERBES AUXILIAIRES

            ETRE

            Pronominaux, voix passive, intransitifs

            Verbos de movimiento, rester, naître, demeurer, mourir, décéder

            AVOIR

            Todos los transitivos menos los pronominales.

            VERBES REGULIERS

          • -ER. Son todos regulares menos aller y envoyer. Algunos cambian la escritura para conservar la fonética.

          • placer = nous plaçons

            manger = nous mangeons

            peser = je pèse

            céder = je cède

            assiéger = j'assiège

            jeter = je jette

            appeler = j'appelle (si detrás tiene una e muda)

            payer = je paie

          • -IR. Todos son regulares. Tienen como rasgo definido el infijo -iss- en algunas formas del verbo. Se forman verbos del tipo rougir, vieillir, etc.

          • -IR. Sortir, partir, servir, dormir, mentir, sentir, se repentir, bouillir. Tienen una consonante constante: dor-m-ir, que se repite en todos los tiempos y personas menos en las 3 primeras personas del presente de indicativo y en el imperativo.

          • -OIR. Recevoir, percevoir, devoir, apercevoir, concevoir, décevoir. Todos terminan en -evoir.

            Je ne rien conçu d'intelligent

            Nous apercevons la mer

            Vous m'avez déçu

            -RE. Tendre, descendre, fendre, fondre, mordre, pendre, perdre, pondre, rendre, vendre, répandre, répondre, tondre, tordre.

            Je suis descendue ce matin

            Le chien m'a mordu

            La neige a fondu

            La poule ponds un oeuf tous les trois mois

            Nous tondons le brebis tout les deux mois

            VERBES IRREGULIERS

          • Aller, envoyer

          • No hay

          • -IR. Ouvrir, couvrir, offrir, souffrir, assaillir, cueillir, venir, devenir, tenir, acquérir

          • -OIR. Voir, pouvoir, vouloir, savoir, valoir, s'asseoir, pleuvoir, falloir.

            -RE. Croire, prendre, peindre, joindre, craindre, mettre, connaître, faire, dire, lire, boire, écrire, produire, suivre, rire, vivre.

            FORME DES VERBES IRREGULIERS

            INFINITIF

            Connaître

            (*)

            PART. PRESENT

            Connaissant

            (*)

            PART. PASSE

            Connu

            1ère PER. SIN. PRESENT D'INDICATIF

            Je connais

            3ème PER. PL. PRESENT D'INDICATIF

            Ils connaissent

            FUTUR

            Je connaîtrai

            (K1)

            IMPARFAIT

            Je connaissais

            PASSE SIMPLE

            Je connus

            (K2)

            IMPERATIF

            Connais

            Connaissons

            Connaissez

            PRES. SUBJ.

            que je connaisse

            CONDITIONNEL

            Je connaîtrais

            (Excepte avoir et savoir)

            IMPARF. SUBJ.

            Je connusse

            (Excepte avoir, être, vouloir, savoir et pouvoir)

            (*) SUB. SPECIAL

            faire = fasse

            aller = aille

            valoir = vaille

            pouvoir = puisse

            K1 = Constante

            * = no siempre se cumple

            Del infinitivo se extrae el futuro y del futuro el condicional.

            Del participio presente se obtiene el imperfecto

            PLUS - QUE - PARFAIT

            MAINTENANT: Il a cassé ma statuette

            LA SEMAINE DERNIERE (AVANT) Il avait déjà brisé ma poterie, celle que j'avais

            achetée quand j'étais allé à Rabat

            Le plus - que parfait représente une action vue comme antérieure au moment du passé dont on parle.

            Il se forme avec l'auxiliaire 'avoir' ou 'être'.

            CONJUGAISON

            AVOIR ETRE

            J' avais acheté une statue J' étais allé(e) au Maroc

            Tu avais cassé ma statue Tu étais venu(e) avec moi

            Il / elle avait recollé la statue Il était resté a la maison

            Elle était restée chez elle

            Nous avions passé une bonne soirée Nous étions rentré(e)s content(e)s

            Vous aviez joué de la guitare Vous étiez sorti(e)s fatigué(e)s

            Ils / elles avaient chanté Ils étaient sortis ensemble

            Elles étaient sorties seules

            SUBJONCTIF

            Il fallait qu'on fasse nos études en travaillant

            'fasse' est le subjonctif du verbe 'faire'

            Il faut qu'il trouve un studio

            'trouve' est le subjonctif du verbe 'trouver'

            Le subjonctif s'emploie lorsqu'on envisage une action comme nécessaire (pour obtenir un résultat)

            Il faut que jeunesse se passe! (Pour être heureux à l'âge adulte)

            Il fallait qu'on fasse nos études en travaillant! (Pour payer nos études)

            Tu veux qu'il aille habiter ailleurs?

            J'aimerais qu'il finisse ses études

            'aille' est le subjonctif du verbe 'aller'

            'finisse' est le subjonctif du verbe 'finir'

            Le subjonctif s'emploie après les verbes qui expriment la volonté, le désir, le souhait.

            J'aimerais (je voudrais, je souhaiterais) qu'il soit indépendant

            J'ai envie qu'il prenne un studio

            'soit' est le subjonctif du verbe 'être'

            'prenne' est le subjonctif du verbe 'prendre'

            FAIRE ALLER TROUVER FINIR

            que je fasse que j'aille que je trouve que je finisse

            que tu fasses que tu ailles que tu trouves que tu finisses

            qu'il / elle fasse qu'il / elle aille qu'il / elle trouve qu'il / elle finisse

            que nous fassions que nous allions que nous trouvions que nous finissions

            que vous fassiez que vous alliez que vous trouviez que vous finissiez

            qu'il / elles fassent qu'ils / elles aillent qu'ils / elles trouvent qu'il / elles finissent

            CONSTRUCTION AVEC L'INFINITIF ET AVEC LE SUBJONCTIF

            INFINITIF Je voudrais partir

            J'aimerais aller dîner

            Tu veux sortir?

            Il souhaite travailler à Paris

            SUBJONCTIF Je voudrais qu'il parte

            J'aimerais que nous allions dîner

            Tu veux qu'on sorte?

            Je souhaite qu'il travaille à Bruxelles

            On emploie l'infinitif lorsqu'il y a un sujet unique pour les actions représentées par les verbes, et le subjonctif quand les sujets grammaticaux sont différents

            Je voudrais partir: c'est moi qui veux, c'est moi qui partirai

            Je voudrais qu'il parte: c'est moi qui veux, c'est lui qui partira

            VERBES PRONOMINAUX: QUELQUES OBSERVATIONS

            Parfois, lorsqu'un verbe est employé à la forme pronominale, il change de sens:

            Passer / se passer (arriver: quelque chose arrive)

            Entendre / s'entendre (se comprendre, vivre en harmonie avec quelqu'un)

            Féliciter / se féliciter (être content de quelque chose)

            Parfois les deux pronoms renvoient à la même personne:

            Je me souviens / Je m'inquiète

            Dans ce cas, on les appelle 'pronominaux réfléchis'

            Parfois les deux pronoms renvoient à des personnes différents:

            On s'entend bien (je m'entends bien avec lui, il s'entend bien avec moi)

            Dans ce cas, on les appelle 'pronominaux réciproques'

            DEUX MANIERES D'INDIQUER LA DUREE

            IL Y A / DANS

            L'avion arrive (arrivera) dans vingt minutes

            Je suis parti il y a vingt - quatre minutes

            Il y a dans

            Passé composé Présent / future

            IL Y A... QUE / DEPUIS / PENDANT

            IL Y A ... QUE - DEPUIS: L'ACTION DURE ENCORE

            Il y a longtemps que je m'intéresse à l'informatique

            Je m'y intéresse depuis longtemps

            Je n'ai pas dormi depuis vingt - quatre heures

            Il y a vingt - quatre heures que je n'ai pas dormi

            il y a + durée + que + présent / passé composé négatif

            Présent / passé composé négatif + depuis + durée

            PENDANT: L'ACTION EST TERMINEE

            On a attendu pendant des heures

            Passé composé + pendant + durée

            Remarque: avec certains verbes: attendre, vivre, rester, habiter..., il n'est pas nécessaire d'utiliser la préposition 'pendant': Vous n'avez pas attendu trop longtemps

            EMPLOI DU PLUS - QUE - PARFAIT

            Vous saviez que l'avion avait du retard?

            J'avais téléphoné avant de partir

            C'est lui qui avait créé le logiciel dont je t'ai parlé

            Le plus - que - parfait renvoi à une action qui a eu lieu avant le moment du passé auquel on se situe:

            Je savais que l'avion avait du retard parce que j'avais téléphoné (avant)

            Je t'ai parlé du logiciel qu'il avait créé (avant)

            MISE EN RELIEF

            La mise en relief est un procédé très employé à l'oral

            PERSONNES ET OBJETS

            C'est lui qui a créé le logiciel

            C'est toi qui l'as invité

            C'est le logiciel que tu m'as montré

            C'est le logiciel dont je t'ai parlé

            On met en relief les personnes et les objets en utilisant un pronom relatif qui varie selon la fonction:

            C'est... qui (sujet)

            C'est... que (objet direct)

            C'est... dont (objet indirect)

            CIRCONSTANCES

            C'est là que je l'ai rencontré

            C'est ici que j'habite

            C'est à Paris qu' il travaille

            C'est dix heures que l'avion part

            On met en relief les circonstances en utilisant la conjonction 'que'

            PRONOM 'Y'

            Tu t'intéresses à l'informatique?

            Je m'y intéresse depuis longtemps

            Le pronom 'y' remplace un complément d'objet lorsque le verbe est régi par la préposition 'a'

            NB: Ne pas confondre avec demander, dire, parler à quelqu'un. Exemples: Il lui demande, il lui parle

            Le pronom 'y' remplace un complément de lieu employé avec la préposition 'a'.

            PRONOM 'EN'

            Je t'ai parlé du logiciel

            On en parlera dans la voiture

            Tu viens du Canada

            J'en viens

            Le pronom 'en' remplace un complément d'objet ou de lieu employé avec la préposition 'de'

            FINALITE ET CAUSE

            POUR

            Pour pour exprimer la finalité

            Je suis venu à Paris pour mes affaires

            Je suis venu à Paris pour vous

            Je suis venu à Paris pour travailler

            Pour peut s'employer avec un nom, un pronom ou un verbe. (Dans ce cas, il est suivi de l'infinitif présent)

            Remarque: Pour quoi en deux mots, comme dans l'expression: 'pour quoi faire?', signifie 'pour faire quoi'

            Pour peut exprimer la cause

            Il a eu une amende pour avoir oublié de composter son billet

            Dans ce cas, il est suivi de l'infinitif passé

            POURQUOI? PARCE QUE...

            Pourquoi, en un seul mot, exprime l'interrogation sur la cause

            Pourquoi avez - vous eu une amende?

            Parce que je n'avais pas composté mon billet

            CAUSE ET CONSEQUENCE

            PUISQUE - PARCE QUE - COMME

            Comme il n'avait pas composté, il a eu une amende

            Parce qu'il n'avait pas composté, il a eu une amende

            Puisque c'est valable pour deux mois, mon billet est bon

            Puisque introduit une cause qu'on appelle 'évidente'. Il s'utilise dans un discours plutôt affectif où le locuteur énonce la cause comme une évidence partagée par son interlocuteur.

            Remarque: Dans le cas de puisque et de parce que, l'ordre des propositions est interchangeable (la cause peut être mise au début ou à la fin de la phrase). On peut dire: 'Mon billet est bon puisque c'est valable pour deux mois. J'ai eu une amende parce que je n'avais pas composté'

            A CAUSE DE

            A cause de exprime la cause et est toujours suivi d'un nom ou d'un pronom:

            Il a été licencié à cause de sa maladie

            Il a été malade, c'est à cause de cela qu'il a été licencié

            J'ai quitté mon travail à cause de lui

            EXPRESSION DE LA CONCESSION

            BIEN QUE - MALGRE - POURTANT (QUAND MEME)

            On appelle 'concession' une forme de raisonnement fondé sur l'exception à la règle générale

            Exemple de règle générale:

            Quand on n'a pas composté, on paie une amende

            Phrases concessives

            Bien qu'il n'ait pas composté, il n'a pas eu d'amende

            Il n'a pas composté et pourtant il n'a pas eu d'amende

            Il n'a pas composté et malgré cela il n'a pas eu d'amende

            Bien que est suivi d'un verbe au subjonctif

            Pourtant est suivi d'un verbe à l'indicatif

            Malgré est suivi d'un nom ou d'un pronom:

            Malgré sa fatigue, il a gagné la course

            Il était fatigué et, malgré cela, il a gagné sa course

            Quand même est une forme atténuée de la concession

            Il s'emploie dans le discours affectif:

            Quand on est étranger, on ne peut pas tout savoir, quand même!

            La règle générale est:

            Il faut connaître le règlement

            La phrase concessive est:

            Je ne peux quand même pas tout savoir!

            PRONONCIATION DE PLUS ET MOINS

          • Lorsque le quantitatif se trouve en position finale

            • on prononce le [s] de plus:

            • Prends - en un peu plus

              Je l'aime de plus en plus

              Mais il ne se prononce pas dans "ne plus", là il a une valeur négative

              • on ne prononce pas le [s] de moins:

              Prends - en un peu moins

              Je l'aime de moins en moins

            • Lorsque le quantitatif plus ou moins se trouve devant de

              • on ne prononce pas le [s]

              Je l'ai répété plus de dix fois!

              Maintenant, j'ai beaucoup moins de temps

            • Dans la comparaison plus que... ou moins que...

              • on prononce assez souvent le [s] de plus:

              • Je travaille plus que toi

                Je m'y intéresse plus maintenant qu'avant

                Mais non dans 'J'ai plus faim que lui'

                  • on ne prononce pas le [s] de moins:

                Je travaille moins que toi

                Je m'y intéresse moins maintenant qu'avant

              • Lorsque plus ou moins se trouve devant un adjectif ou un adverbe

                • on ne prononce jamais le [s] devant une consonne ou un 'h' aspiré

                • Comme ça, c'est plus facile

                  Quel est le moins cher?

                  Mets - le le plus haut possible

                    • on fait la liaison avec [z] si l'adjectif ou l'adverbe commence par une voyelle ou un 'h' muet

                  C'est le film le plus idiot de l'année

                  C'est moins important que le reste

                  Il faudrait un environnement plus humain

                  Cela est également valable pour mieux:

                  On souhaiterait être mieux informés.

                • La liaison avec [z] se fait également à l'intérieur des groupes suivants:

                • de plus en plus, de moins en moins, de mieux en mieux

                  A l'intérieur de la phrase, on prononce toujours [s] quand plus marque l'addition:

                  Deux plus trois font cinq

                  égalent

                  PRONOMS RELATIFS

                  CE QUI - CE QUE

                  Rappel: ce qui m'intéresse ce que je veux

                  'ce qui' est sujet 'ce que' est objet

                  C'est tout ce qu' il y a ici

                  C'est tout ce que je te demande

                  C'est tout ce qui m'intéresse

                  On peut employer 'tout' devant 'ce qui' ou 'ce que'.

                  LEQUEL - LAQUELLE - LESQUELS - LESQUELLES

                  Les pays auxquels de Gaulle a donné l'indépendance

                  ... dans certains domaines - Dans lesquels?

                  Ces pronoms s'utilisent avec des prépositions et ils s'accordent avec le nom auquel ils renvoient

                  EMPLOI AVEC LA PREPOSITION 'A'

                  C'est l'homme auquel je pensais

                  C'est la personne à laquelle je pensais

                  Les pays auxquels on a donné l'indépendance

                  Les villes auxquelles je tiens le plus

                  La préposition 'a' est soudée aux pronoms quand ceux - ci sont employés au masculin singulier et au masculin / féminin / pluriel

                  On peut remplacer ces pronoms par 'qui' lorsque le nom auquel ils renvoient est un nom de personne:

                  C'est l'homme auquel la France doit son indépendance

                  C'est l'homme à qui la France doit son indépendance

                  C'est la femme grâce à laquelle je vous ai rencontré(e)

                  C'est la femme grâce à qui je vous ai rencontré(e)

                  EMPLOI AVEC LA PREPOSITION 'DE'

                  Lorsque la préposition est 'de' il est toujours préférable d'utiliser 'dont'

                  On dira: Le pays dont tu m'as parlé

                  Plutôt que: Le pays duquel tu m'as parlé

                  COMMENTER, APPRECIER UNE SITUATION

                  INTRODUCTION D'UN COMMENTAIRE

                  Pour introduire un commentaire, on peut utiliser:

                  • Des verbes suivis de la conjonction 'que':

                  Apprécier que... (+ subjonctif)

                  Estimer que... (+ indicatif)

                  Penser que... (+ indicatif)

                  Avoir l'impression que... (+ indicatif)

                  • Des adjectifs suivis de la conjonction 'que':

                  C'est étonnant que... (+ subjonctif)

                  C'est surprenant que... (+ subjonctif)

                  C'est intéressant que... (+ subjonctif)

                  - Des adjectifs suivis de la préposition 'de':

                  C'est gentil de dire cela

                  C'est impressionnant de voir ce monument

                  C'est admirable d'entendre ces paroles

                  C'est étonnant de dire cela

                  PROCEDE DE MISE EN RELIEF

                  'ce qui'

                  'ce que' + groupe verbal + 'c'est'

                  A l'oral, on peut donner plus d'expressivité à un point de vue, un commentaire, en mettant le groupe verbal à l'intérieur de la construction 'ce qui - ce que... c'est'

                  Phrases banales:

                  C'est étonnant qu'il y ait pas de garde

                  L'histoire m'intéresse

                  Je veux réussir

                  Phrases mises en relief:

                  Ce qui est étonnant, c'est qu'il n'y ait pas de garde

                  Ce qui m'intéresse, c'est l'histoire

                  Ce que je veux, c'est réussir

                  EXPRESSION DE L'INTENSITE

                  On peut utiliser:

                  Le superlatif: Un des plus grands hommes de la France

                  Une des périodes les plus sombres de l'histoire

                  Des expressions telles que: Pour être grand, il est grand

                  Ce qui signifie: il est vraiment très grand

                  PRONOMINAUX

                  - En France, ça ne se fait pas

                  Cette phrase a un sens passif

                  Elle signifie: Cela n'est pas pratiqué en France

                  On ne fait pas ça en France

                  Dans ce type de construction, le sujet du verbe est un indéfini (on - certaines personnes - les gens - tout le monde)

                  Exemples: Le vin rouge se boit avec la viande

                  Le vin blanc se boit avec le poisson

                  - Ils sont contents de se redécouvrir un grand homme

                  Cette phrase signifie: Ils sont contents de redécouvrir pour eux - mêmes un grand homme

                  Le pronom 'se' ici est un complément indirect, le complément direct est 'un grand homme'

                  Autre exemple: Elle s'est acheté une voiture

                  Cette phrase signifie: Elle a acheté une voiture pour elle - même

                  - Les gens ne se passionnent pas pour la politique

                  Le sens de la phrase est plutôt: Les gens ne deviennent pas passionnés par la politique (parce que ce n'est pas passionnant)

                  EXPRESSION DE LA CAUSE

                  LA CAUSE PEUT ETRE EXPRIMEE DE DEUX MANIERES

                  UNE PHRASE PASSIVE, SUIVIE DE 'PAR'

                  J'ai été retardé par une manifestation

                  La Suisse est préoccupée par la pollution

                  Tous les dégâts provoqués par le tourisme

                  La pollution causée par les pluies acides

                  LES VERBES 'PROVENIR DE' / 'ETRE DU A'

                  Les pluies acides proviennent de l'industrie chimique

                  C'est dû à quoi?

                  C'est dû à l'urbanisme sauvage

                  Remarque: Les verbes 'provoquer, produire, causer' peuvent exprimer la cause ou la conséquence. Cela dépend de leur emploi actif ou passif.

                  Emploi actif: conséquence: Le tourisme a provoqué des dégâts

                  Cette histoire a causé un grand scandale

                  Emploi passif: cause: Les dégâts ont été causés par la pollution

                  La pollution a été produite par les déchets atomiques

                  SUBJONCTIF

                  IL S'EMPLOI APRES 'SANS QUE', 'A MOINS QUE... NE'

                  Sans que les gens soient privés de sports d'hiver

                  A moins qu'ils ne prennent conscience du danger

                  Ces deux conjonctions sont suivies du subjonctif parce que, comme dans les cas étudiés précédemment, elles introduisent une action envisagée comme une possibilité, une virtualité.

                  Remarque: 'à moins que' est suivi d'un 'ne' qui n'est pas une négation, la phrase reste positive

                  Je ne t'accompagnerai pas à moins que tu ne sois d'accord

                  (J'envisage la possibilité que tu sois d'accord)

                  Cette conjonction peut être aussi suivie d'une phrase négative

                  Je t'accompagnerai, à moins que tu ne sois pas d'accord

                  (J'envisage la possibilité que tu ne sois pas d'accord)

                  CONJUGAISON DES VERBES PRONOMINAUX

                  PRESENT DE L'INDICATIF

                  LA STRUCTURE EST LA MEME A TOUS LES TEMPS SIMPLES

                  Je me rends compte

                  Tu te moques de moi

                  Il s' amuse

                  Elle s' amuse

                  Ça se passe en hiver*

                  Nous nous dépêchons

                  Vous vous ennuyez

                  Ils se rappellent

                  Elles se rappellent

                  * Le verbe 'se passer' (avoir lieu) est conjugué seulement à la troisième personne

                  PASSE COMPOSE

                  LA STRUCTURE EST LA MEME A TOUS LES TEMPS COMPOSES

                  Je me suis rendu(e) compte

                  Tu t' es moqué(e)* de moi

                  Il s' est bien amusé

                  Elle s' est bien amusée

                  Ça s' est passé en hiver

                  Nous nous sommes dépêché(e)s

                  Vous vous êtes ennuyé(e)s

                  Ils se sont rappelés

                  Elles se sont rappelées

                  * Les verbes pronominaux sont toujours conjugués avec l'auxiliaire 'être' et le participe passé s'accorde avec le sujet ou l'objet selon le cas

                  IMPERATIF

                  POSITIF

                  Rappelle - toi!

                  Dépêchons - nous!

                  Amusez - vous bien!

                  NEGATIF

                  Ne te moque pas!

                  Ne nous moquons pas!

                  Ne vous moquez pas!

                  DEVOIR

                  Le verbe 'devoir' suivi de l'infinitif, et employé au présent et au passé composé, peut exprimer:

                  LA PROBABILITE

                  Ça doit être lui

                  On doit l'attendre avec impatience

                  Il a dû croire que...

                  Dans ce sens, les équivalents sont: Je pense que / sans doute / probablement

                  Je pense que c'est lui

                  On l'attend sans doute avec impatience

                  Il a probablement cru que

                  L'OBLIGATION, LA NECESSITE

                  On a dû l'opérer

                  Dans ce sens, les équivalents sont: Il est nécessaire / il faut

                  Il a fallu l'opérer

                  Il a été nécessaire de l'opérer

                  PROBABILITE

                  PRESENT PASSE COMPOSE

                  Ça doit être lui Il a dû croire que...

                  On doit l'attendre avec impatience Vous avez dû avoir peur

                  OBLIGATION - NECESSITE

                  PRESENT PASSE COMPOSE

                  On doit l'opérer On a dû (il a fallu) l'opérer

                  On doit (il faut) l'attendre Ils ont dû abandonner

                  Vous devez être à l'aéroport à huit heures

                  LE SUBJONCTIF OU LE MODE DU POSSIBLE

                  Il a fallu du temps avant qu'il puisse participer à la Route du Rhum

                  La conjonction 'avant que' permet d'envisager l'action avant sa réalisation. L'action est virtuelle, c'est pourquoi on emploie le subjonctif

                  De même avec les conjonctions 'pour que' et 'sans que':

                  Je l'ai fait pour qu'il puisse réussir

                  Je l'ai fait sans qu'il le sache

                  L'idée de finalité ('pour que') implique la possibilité et non le résultat

                  'Sans qu' il le sache' implique la possibilité qu'il le sache

                  Le subjonctif s'emploi après les verbes ou expressions qui expriment le désir ou le souhait. Il s'agit donc également d'actions envisagées comme possibles, mais non probables ou certaines.

                  Ce serait bien qu'on puisse faire la course avec eux

                  Pourvu qu'elle n'ait pas de problèmes

                  L'INDICATIF OU LE MODE DE L'ACTION ENVISAGEE COMME UN RESULTAT

                  Je te verrai quand tu arriveras

                  Dès que tu seras arrivé, appelle - moi

                  Si* tu arrives en retard, prends un taxi

                  Si tu ne peux pas venir, c'est moi qui viendrai

                  Les conjonctions soulignées n'impliquent pas l'idée de la possibilité, mais du résultat de l'action

                  * Ne pas confondre hypothèse et probabilité

                  Comparez:

                  Mode du probable et du certain Mode du possible et de l'impossible

                  Probable Je pense qu'il viendra Possibilité Il est possible qu'il réussisse

                  Il est probable qu'il Je ne pense pas qu'il

                  viendra réussisse

                  Il me semble que c'est Il est peu probable*

                  lui qu'il réussisse

                  J'ai l'impression que Je doute qu'il

                  c'est lui réussisse

                  Certain Je suis sûr que c'est Impossibilité Il est impossible

                  lui qu'il réussisse

                  * Mais il existe une possibilité

                  'A' ET 'DE' SUIVANT UN VERBE

                  avoir du mal à + infinitif

                  avoir le temps de + infinitif participer à + infinitif

                  avoir des chances de + infinitif assister à + nom

                  risquer de + infinitif continuer à + infinitif

                  arriver à + infinitif / nom

                  penser de + nom penser à + infinitif / nom

                  N.B. 'Penser de' signifie: avoir une opinion sur quelqu'un ou quelque chose

                  'Penser à' signifie: avoir l'esprit occupé par quelqu'un ou quelque chose

                  Qu'est - ce que tu penses de ce film? tu le trouves bon?

                  Je n'ai pas pensé à fermer la porte à clé

                  Je pense toujours à toi

                  LA CONSEQUENCE

                  La conséquence ou relation de causalité entre deux faits peut s'exprimer par des verbes tels que 'produire, entraîner, causer'

                  Le fait d'appartenir à un groupe produit souvent des luttes

                  'Donc' et 'd'où' servent à introduire une conséquence qui est en même temps une conclusion dans un raisonnement

                  Les différents ethnies veulent garder leur identité, il faut donc se demander si on peut réussir une société multiculturelle

                  Chaque communauté veut dominer les autres. D'où la violence que l'on constate partout

                  QUELQUES CONJONCTIONS DE TEMPS

                  'Tant que' ou 'aussi longtemps que' marquent une relation entre la durée de deux événements:

                  Est - ce qu'on peut réussir une société multiculturelle tant que les minorités n'acceptent pas de valeurs communes?

                  Aussi longtemps que le soleil brillera, la terre continuera à exister

                  Remarque: Ne pas confondre 'tant que' et 'jusqu'à ce que' qui signifie: 'en attendant...' et qui se construit avec le subjonctif et des verbes à la forme affirmative: Je resterai ici jusqu'à ce que l'émission soit terminée

                  'Tout en' ou 'en' marquent la simultanéité entre deux actions accomplies par un même sujet (personne)

                  On peut faire partie d'une société tout en gardant son identité culturelle

                  Elle tricote tout en regardant la télé

                  Je travaille en écoutant de la musique

                  L'EXCEPTION A LA REGLE

                  'Bien que' introduit une proposition qui est en opposition avec une règle générale, c'est - à - dire qui marque une exception à une conséquence 'banale'

                  Il y a sans doute des comportements que tu serais obligée d'accepter bien qu'ils te choquent

                  Ici, la règle est: Si on n'aime pas quelque chose, on s'y oppose

                  Mais: Bien que je n'aime pas cela, je l'accepte

                  Bien qu'il ne pleuve pas, j'ai pris un parapluie

                  'Pleuve' est le subjonctif du verbe pleuvoir, de même que plus haut 'choquent' est le subjonctif du verbe choquer. La conjonction 'bien que' est toujours suivie du subjonctif

                  LE DISCOURS RAPPORTE

                  DISCOURS DIRECT DISCOURS RAPPORTE

                  'Le travail du temps est sans importance' Il nie le travail du temps

                  'L'histoire de France commence au XVIIIe Il prétend que l'histoire de

                  siècle' France commence au XVIIIe siècle (je ne suis

                  pas d'accord avec lui)

                  'Je suis absolument contre l'introduction Il proteste contre l'introduction

                  d'une seconde langue officielle' d'une seconde langue officielle

                  'Vous devez composter votre billet. Il lui rappelle qu'elle doit

                  N'oubliez pas!' composter son billet

                  SENS ET CONSTRUCTIONS DU VERBE 'RAPPELER'*

                  Le verbe pronominal (se rappeler: 'se souvenir de')

                  Se rappeler quelque chose (ce que / quand / où...)

                  Se rappeler que...

                  Je me rappelle ma jeunesse

                  Tu te rappelles ce que tu lui as dit?

                  Je ne me rappelle pas quand ça s'est passé

                  Je me rappelle qu'il faisait très beau ce jour là

                  Le verbe transitif (rappeler: 'faire penser à')

                  Rappeler (à quelqu'un) que...

                  Rappeler quelque chose

                  Rappeler quelque chose à quelqu'un

                  L'allégorie de Marianne rappelle que la France n'est pas une race

                  Ça me rappelle que j'ai oublié mon passeport

                  Cette logique rappelle celle des ghettos

                  Il lui a rappelé sa promesse

                  * Les exemples sont tirés de la rubrique 'Culture'

                  COMMENT GÉNÉRALISER

                  Le degré de généralité est rendu dans un cas par une expression de quantité, dans un autre par un adverbe de fréquence, dans un autre encore en limitant la catégorie considérée et en restreignant la portée de l'adjectif.

                  On peut ainsi établir des degrés de généralité et des niveaux d'équivalence entre les différentes formulations

                  QUANTITÉ

                  Le Français est travailleur

                  (Tous) les Français sont travailleurs

                  La majorité des Français...

                  La plupart des Français...

                  Plus de la moitié de Français...

                  Une majorité de Français...

                  30% des Français...

                  Certains / Quelques Français...

                  Peu de Français...

                  Aucun Français n'est travailleur

                  Le Français est le plus travailleur...

                  Les Français sont les plus travailleurs...

                  très travailleurs...

                  plutôt travailleurs

                  assez travailleurs...

                  L'article défini (le, la, l', les) a deux fonctions:

                  1. Une fonction généralisante:

                  Les femmes sont professionnellement désavantagées

                  Le camembert est le meilleur des fromages

                  2. Une fonction particularisante:

                  a. La lune est belle ce soir

                  (L'objet est unique, il n'y a qu'une lune)

                  b. Vous avez rencontré le pharmacien?

                  (Il s'agit d'un pharmacien bien connu de celui qui parle. La détermination est fournie par la situation)

                  c. C'est le pharmacien du village

                  (La détermination est fournie par le contexte: du village)

                  Il est également possible de généraliser avec l'article indéfini, 'un / une' indiquant alors une catégorie de personnes ou d'objets

                  Un homme averti en vaut deux

                  FRÉQUENCE

                  Le Français est toujours travailleur

                  Les Français sont toujours travailleurs

                  souvent travailleurs

                  quelquefois travailleurs

                  rarement travailleurs

                  Les Français ne sont jamais travailleurs

                  HIÉRARCHISATION PAR CATÉGORIES

                  Les Français sont sympathiques

                  Les Français du Midi sont sympathiques

                  Les Marseillaises sont sympathiques

                  Mes amis marseillaises sont sympathiques

                  L'ARTICLE EST SUPPRIMÉ

                  1. Après en: un bateau en papier, en France

                  2. Après adjectif ou participe + de: Il est avide de gloire. Elle est débordante de vie

                  3. Après sans ou avec + nom qualifié par un adjectif: sans effort, avec patience

                  4. Dans un complément de nom 'nom + de + nom', si le deuxième nom n'est pas déterminé: un verre de vin, un veste de laine

                  SITUER DANS LE TEMPS

                  L'organisation temporelle d'un texte est indiquée soit par des adverbes ou leurs équivalents (locutions adverbiales et conjonctions + propositions), soit pour des formes verbales.

                  POUR EXPRIMER UN MOMENT DU TEMPS AVEC DES ADVERBES

                  LE MOMENT OU ON PARLE

                  hier aujourd'hui demain

                  hier matin ce matin demain matin

                  la semaine dernière cette semaine la semaine prochaine

                  mardi dernier mardi prochain

                  le mois dernier ce mois-ci le mois prochain

                  il y a un an cette année dans un an

                  UN MOMENT AUTRE QUE CELUI OU ON PARLE

                  la veille ce jour-là le lendemain

                  la veille au soir ce soir-là le lendemain soir

                  la semaine d'avant cette semaine-là la semaine d'après

                  le mois d'avant ce mois-là le mois d'après

                  il y avait un an cette année-là un an après

                  POUR EXPRIMER LA DURÉE

                  PAS DE RÉFÉRENCE

                  Ils ont travaillé (pendant) plusieurs mois

                  Elles ont voyagé toute l'année

                  Ils ont tout démoli en une journée

                  RÉFÉRENCE: LE MOMENT OU ON PARLE

                  Il y a deux mois qu'ils travaillent

                  Ça fait deux mois qu'ils travaillent

                  Ils travaillent depuis deux mois

                  RÉFÉRENCE: UN MOMENT DU PASSÉ

                  Il y avait deux mois qu'ils travaillaient

                  Ça faisait deux mois qu'ils travaillaient

                  POUR EXPRIMER LA FRÉQUENCE

                  Tous les mois / chaque année / deux fois par an

                  Une fois sur deux / toutes les trois semaines

                  POUR EXPRIMER QUE DEUX FAITS SE PRODUISENT EN MEME TEMPS

                  Temps: passé composé, passé simple, imparfait, futur dans les propositions principales et subordonnées

                  Conjonctions: quand, lorsque, pendant que, tandis que, aussi longtemps que, au moment où, chaque fois que, toutes les fois que...

                  POUR EXPRIMER QUE DEUX FAITS SE SUCCEDENT

                  POSTÉRIORITÉ

                  Quand + indicatif (futur)

                  Quand / lorsque... tu l'aurais vu, tu viendras me voir

                  Aussitôt que / dès que... tu l'as vu, tu viens me voir

                  Après que / une fois que... tu l'avais vu, tu venais me voir

                  tu l'as eu vu, tu es venu me voir

                  ANTÉRIORITÉ

                  Avant que... tu le voies, tu viendras me voir

                  tu l'aies vu, tu es venu me voir

                  Après que tu l'as vu / l'auras vu... = après l'avoir vu

                  Avant que tu le vois / l'aies vu... = avant de le voir

                  si le sujet est le même dans les deux propositions

                  Le choix entre le passé composé et le passé simple d'une part, et l'imparfait d'autre part fournit également des indications utiles sur la façon dont est présenté l'événement et sur sa fonction dans le texte.

                  PASSÉ SIMPLE

                  Seuls les verbes en er prennent au passé simple: ai, as, a

                  COUPER REMPLIR TENDRE

                  Je coupai Je remplis Je tendis

                  Tu coupas Tu remplis Tu tendis

                  Il coupa Il remplit Il tendit

                  Nous coupâmes Nous remplîmes Nous tendîmes

                  Vous coupâtes Vous remplîtes Vous tendîtes

                  Ils coupèrent Ils remplirent Ils tendirent

                  REGLES

                  1. Au passé simple, tous les verbes du 1er groupe, prennent ai - as - a - âmes - âtes - èrent

                  2. Au passé simple, tous les verbes du 2e groupe prennent is - is - it - îmes - îtes - irent

                  REMARQUES

                  1. Beaucoup de verbes du 3e groupe, notamment la plupart des verbes en dre, ont au passé simple les terminaisons en i

                  2. La 1re personne du singulier du passé simple et de l'imparfait de l'indicatif des verbes en er ont presque la même prononciation. Pour éviter la confusion, il faut se rapporter au sens de l'action, l'on peut aussi penser à la personne correspondante du pluriel

                  L'officier dit alors: Autre valise?

                  Je n'en possédais pas et le lui expliquai. Il n'en avisa pas moins un carton à chapeau féminin qu'il bouleversa (P. VIALAR)

                  Je n'en possédais pas; nous n'en possédions pas. Imparfait (ais)

                  Je le lui expliquai; nous le lui expliquâmes. Passé simple (ai)

                  ai is

                  habiller ennuyer noircir garnir prendre cueillir

                  balbutier ficeler remplir guérir mentir voir

                  secouer acheter vieillir nourrir battre suivre

                  créer jeter réjouir bâtir dire rire

                  PASSÉ SIMPLE EN US ET EN INS

                  COURIR RECEVOIR TENIR VENIR

                  Je courus Je reçus Je tins Je vins

                  Tu courus Tu reçus Tu tins Tu vins

                  Il courut Il reçut Il tint Il vint

                  N. courûmes N. reçûmes N. tînmes N. vînmes

                  V. courûtes V. reçûtes V. tîntes V. vîntes

                  Ils coururent Ils reçurent Ils tinrent Ils vinrent

                  REMARQUES

                  1. Au passé simple, un certain nombre de verbes comme courir, mourir, valoir, recevoir, paraître, etc., prennent us - us - ut - ûmes - ûtes - urent

                  2. Au passé simple, tenir, venir et leurs composés prennent ins - ins - int - înmes - întes - inrent

                  Les verbes de la famille de recevoir prennent une cédille sous le c devant o et u pour conserver à la lettre c le son 'se'. Ex.: Je reçois, je reçus

                  parcourir vouloir boire maintenir s'abstenir prévenir

                  valoir apparaître croire contenir parvenir survenir

                  lire connaître apercevoir obtenir se souvenir

                  intervenir

                  PASSÉ SIMPLE DE QUELQUES VERBES IRRÉGULIERS

                  ACCROITRE ACQUÉRIR ASSEOIR CONDUIRE

                  J'accrus J'acquis J'assis Je conduisis

                  Nous accrûmes Nous acquîmes Nous assîmes Nous conduisîmes

                  COUDRE CROÎTRE DÉCHOIR DEVOIR

                  Je cousis Je crûs Je déchus Je dus

                  Nous cousîmes Nous crûmes Nous déchûmes Nous dûmes

                  ÉCRIRE FAIRE METTRE MOUDRE

                  J'écrivis Je fis Je mis Je moulus

                  Nous écrivîmes Nous fîmes Nous mîmes Nous moulûmes

                  MOUVOIR NAITRE PLAINDRE PLAIRE

                  Je mus Je naquis Je plaignis Je plus

                  Nous mûmes Nous naquîmes Nous plaignîmes Nous plûmes

                  POUVOIR PRENDRE RÉSOUDRE SAVOIR

                  Je pus Je pris Je résolus Je sus

                  Nous pûmes Nous prîmes Nous résolûmes Nous sûmes

                  TAIRE VAINCRE VIVRE VOIR

                  Je tus Je vainquis Je vécus Je vis

                  Nous tûmes Nous vainquîmes Nous vécûmes Nous vîmes

                  VERBES EN CER

                  PRÉSENT IMPARFAIT PASSÉ SIMPLE

                  J'annonce J'annonçais J'annonçai

                  Nous annonçons Nous annoncions Nous annonçâmes

                  REGLE

                  Les verbes en cer prennent une cédille sous le c devant a et o pour conserver à la lettre c le son 'se'. Ex.: Nous annonçons, nous annonçâmes

                  tracer grincer exercer rapiécer balancer agencer

                  déplacer rincer exaucer prononcer avancer cadencer

                  espacer évincer amorcer dénoncer devancer ensemencer

                  pincer gercer foncer froncer distancer influencer

                  VERBES EN GER

                  PRÉSENT IMPARFAIT PASSÉ SIMPLE

                  Je plonge Je plongeais Je plongeai

                  Nous plongeons Nous plongions Nous plongeâmes

                  REGLE

                  Les verbes en ger prennent un e muet après le g devant a et o, pour conserver à la lettre g le son 'je'. Ex.: Nous plongeons, je plongeais

                  REMARQUE

                  Les verbes en 'anger' s'écrivent anger sauf venger

                  louanger démanger saccager avantager diriger longer

                  changer arranger soulager alléger exiger ronger

                  vendanger déranger ménager protéger voltiger songer

                  mélanger venger encourager négliger interroger héberger

                  VERBES EN GUER ET EN QUER

                  PRÉSENT IMPARFAIT PASSÉ SIMPLE

                  Je distingue Je distanguais Je distinguai

                  Nous distinguons Nous distinguions Nous distinguâmes

                  J'explique J'expliquais J'expliquai

                  Nous expliquons Nous expliquions Nous expliquâmes

                  REGLE

                  Les verbes en guer et en quer se conjuguent régulièrement. La lettre u de leur radical se retrouve à toutes les personnes et à tous les temps de leur conjugaison.

                  Je distingue, nous distinguons

                  J'explique, nous expliquons

                  reléguer naviguer divaguer attaquer pratiquer embarquer

                  prodiguer carguer élaguer appliquer suffoquer marquer

                  fatiguer narguer draguer expliquer croquer risquer

                  VALEURS DU PASSÉ SIMPLE

                  Comme par magie, les centaines d'enfants qui remplissaient la cour, s'arrêtant de courir et de crier, demeurèrent pétrifiés à l'endroit même où l'appel les avait surpris. Un silence prodigieux remplit l'espace et l'on entendit, au lointain, un charretier qui sacrait derrière l'écran des maisons, et faisait claquer son fouet (G. DUHAMEL)

                  1. Le passé simple exprime des faits passés, complètement achevés qui ont lieu à un moment déterminé, à un moment précis, sans idée d'habitude et sans lien avec le présent.

                  2. Le passé simple marque la succession des faits, c'est le temps du récit par excellence.

                  On entendait la cavale de Sansombre là-haut dans les pierres. Barbe-Baille souffla sa lampe, ouvrit sa porte, regarda l'aube, posa sa faux, ferma sa porte, reprit sa faux et s'en alla.

                  COMPARAISON DU PASSÉ SIMPLE ET DE L'IMPARFAIT

                  Les feuilles jonchaient d'or le sol où nous marchions. Clément, qui sautillait, me devança de quelques pas... (A. FRANCE)

                  Marchions et sautillait expriment des actions qui se poursuivent, qui ne sont pas terminées.

                  Me devança exprime une action qui s'est passée à un moment précis et qui est terminée.

                  EXPRESSION DE L'ANTÉRIORITÉ ET DE LA POSTÉRIORITÉ

                  L'EMPLOI DES TEMPS

                  ACTION PRINCIPALE

                  ACTION ANTÉRIEURE

                  EXEMPLE

                  Futur

                  Futur antérieur

                  Quand Patrick aura fini ses devoirs, il sortira

                  Imparfait

                  Plus-que-parfait

                  Il avait plu. La route était glissante

                  Passé simple

                  Action ponctuelle ou résultat d'une action

                  Passé antérieur

                  Quand il eut dîné, il s'endormit

                  Passé composé

                  Action ponctuelle ou résultat d'une action

                  Passé surcomposé (Employé surtout à l'oral - fréquent dans le Sud de la France)

                  Quand j'ai eu dîné, je suis allé au cinéma

                  après avoir dîné (infinitif passé - los dos sujetos son el mismo en las subordinadas)

                  CONSTRUCTION AVEC AVANT ET APRES

                  AVANT + NOM

                  Avant que + verbe au subjonctif (la langue écrite exige un ne sans valeur négative que la langue parlée oublie souvent).

                  Avant de + infinitif (dans le cas d'un sujet unique)

                  J'ai dîné avant l'arrivée de François

                  avant que François n'arrive

                  avant de partir

                  APRES + NOM

                  Après que + verbe à l'indicatif (la langue parlée emploi souvent le subjonctif)

                  Après + infinitif passé (dans le cas d'un sujet unique)

                  J'ai lu après le départ de François

                  après que François est parti

                  après avoir bavardé avec François

                  EXPRESSION DE LA SIMULTANÉITÉ

                  Deux actions ponctuelles: quand - lorsque - au moment où - comme

                  Quand le téléphone a sonné, il a sursauté

                  Action ponctuelle / action qui dure: pendant que - comme - alors que - tandis que

                  Nous sommes entrés pendant qu'il dormait

                  Deux actions qui durent: quand - pendant que - lorsque

                  Quand l'un travaillait, l'autre se reposait

                  Deux actions progressives: au fur et à mesure que - tant que - aussi longtemps que

                  Aussi longtemps qu'il dirigera cette entreprise, les ouvriers seront satisfaits

                  En + gérondif (sujet unique)

                  En entrant dans la maison, j'ai senti une odeur de brûlé

                  PRONONCIATION DE PLUS

                  plus vite le plus grand Adjectif (NO)

                  plus d'habitants le plus de gâteaux Nom (NO)

                  Cessation Il ne travaille plus NO

                  Il n'y a plus de pain NO

                  Addition Plus SI

                  Quantité Plus d'un village SI

                  Davantage Il en veut plus SI

                  Bien plus, en plus, de plus SI

                  METTRE EN VALEUR UN ÉLÉMENT DE L'ÉNONCÉ

                  Considérez les énoncés suivants

                  1. On est plus au large ici

                  Ici, on est plus au large

                  2. Sébastien détaille le café, les habitués

                  Le café, les habitués, Sébastien les détaille

                  3. Ils ne supportent plus la routine administrative

                  Ce qu'ils ne supportent pas, c'est la routine administrative

                  4. Devoir trop y penser, c'est le pire

                  Le pire, c'est de devoir trop y penser

                  5. Le pouvoir d'achat augmente lentement

                  L'augmentation du pouvoir d'achat est lente

                  6. Ils lui ont redonné un peu de vie au moins

                  Eux, au moins, ils lui ont redonné un peu de vie

                  7. On ne garantit plus la sécurité de l'emploi

                  La sécurité de l'emploi n'est plus garantie

                  8. Ils se sentent exclus pour cette raison

                  C'est la raison pour laquelle ils se sentent exclus

                  Pour faire passer un élément en tête d'énoncé, on a souvent recours à la nominalisation, c'est-à-dire à la transformation d'un verbe ou d'un adjectif en nom.

                  On attend que les salaires soient bloqués

                  Le blocage des salaires est attendu

                  Les gros titres utilisés par les journaux permettent également de mettre une information en valeur

                  En utilisant la transformation passive, on peut mettre en valeur l'objet de l'action (en faire le thème de la phrase, thématiser) et effacer l'agent (c'est-à-dire l'auteur, le responsable de l'action). Cela convient fort bien au langage administratif car les décisions sont ainsi rendues impersonnelles.

                  La région est placée sous l'autorité d'un conseil régional

                  On place la région sous l'autorité d'un conseil régional

                  COMPARER

                  Toute catégorisation, toute caractérisation 'compare' en renvoyant aux connaissances partagées de l'auteur du texte et du lecteur. Evaluer un livre ou un film, c'est le comparer, explicitement ou implicitement, aux livres et aux films de même catégorie.

                  Ainsi ces quelques critiques:

                  Ce polar très bien écrit est éclairé par la superbe interprétation de James Woods

                  Un polar aux ficelles parfois trop apparentes. Mais, dans le genre, il est efficace. Et sans complaisance

                  Un film d'horreur pseudo-ésotérique et parfaitement grotesque

                  Les termes employés:

                  - Soit sont en eux-mêmes valorisants (très bien, superbe) ou dévalorisants (grotesque, pseudo-ésotérique)

                  - Soit ils acquièrent ce sens-là en contexte (est éclairé, ficelle)

                  MOYENS LINGÜISTIQUES DE LA COMPARAISON

                  La comparaison se marque aussi grammaticalement

                  1. FORMES DU COMPARATIF ET DU SUPERLATIF

                  En plus de formes déjà connues on notera:

                  - La façon de renforcer les comparatifs:

                  L'apprentissage est:

                  bien plus efficace que prévu

                  beaucoup plus efficace que prévu

                  encore moins efficace qu'on (ne) s'y attendait

                  tout aussi efficace qu'avant

                  Si une proposition suit 'que', on peut intercaler un 'ne':

                  Les femmes travaillent plus qu'elles ne le faisaient

                  Les hommes s'occupent moins des enfants qu'on ne croit

                  - Le comparatif progressif:

                  Plus on est de fous, plus on rit

                  Moins on travaille, plus on a de temps libre

                  On veut toujours plus de loisirs et de temps pour en profiter

                  2. STRUCTURES PARALLELES

                  Juxtaposition et coordination:

                  On s'éclatait. On se recentre

                  On notera l'emploi fréquent:

                  - D'un adverbe ou d'une locution adverbiale pour souligner la comparaison: comme, de la même manière, par contre, en revanche...

                  Le temps professionnel a diminué de 30 minutes. En revanche, temps physiologique et temps domestique ont peu bougé

                  - Ou de deux adverbes en parallèle: de même que... de même...; ainsi que... de la même manière...; d'un côté... de l'autre...; ici... là...; alors... aujourd'hui; en 1975... dix ans plus tard...; autant... autant...

                  Il y a dix ans les gens s'éclataient. Maintenant, ils se recentrent

                  Autant des gens s'éclataient, autant ils se replient

                  D'un côté on trouve ceux qui s'éclatent, de l'autre ceux qui se recentrent

                  La comparaison peut également être signalée:

                  - Par une préposition: contrairement à, au lieu de, loin de...

                  Au lieu de / Loin de s'éclater, ils se recentrent

                  - Ou par deux expressions parallèles:

                  Les uns s'éclatent, les autres se recentrent

                  3. SUBORDINATION

                  Une conjonction peut également introduire une comparaison: pendant que, alors que, tandis que, encore que...

                  Les tâches ménagères occupent les femmes 4h 38 alors que / pendant que / tandis que les hommes n'y passent que 2h 40.

                  LE DISCOURS INDIRECT

                  Dans le discours direct les paroles prononcées sont rapportées sans changement

                  Elle lui a dit: Je vis seule avec mon bébé

                  Dans le discours indirect les paroles sont rapportées dans une proposition subordonnée, avec quelques modifications de forme

                  Elle lui a dit qu'elle vivait seule avec son bébé

                  Le discours indirect est introduit par des verbes comme:

                  - dire, affirmer, déclarer, exposer...

                  - croire, penser, estimer, juger...

                  - comprendre, sentir...

                  Les modifications concernent:

                  - Les pronoms personnels ainsi que les adjectifs et les pronoms possessifs

                  - Certains verbes de temps et de lieu

                  - Certains adverbes interrogatifs dans le cas de l'interrogation indirecte

                  - Le mode et le temps du verbe dans certain cas

                  1. MODIFICATIONS DES PRONOMS PERSONNELS, DES ADJECTIFS ET DES PRONOMS POSSESSIFS

                  Elle m'a dit: Je gagne bien ma vie

                  Elle m'a dit qu'elle gagnait bien sa vie

                  (je / elle ! ma / sa)

                  Elle m'a dit: Jean gagne bien sa vie

                  Elle m'a dit que tu gagnais bien ta vie

                  (Ce deuxième énoncé s'adresse à Jean: 'Jean' deviens 'tu', c'est l'interlocuteur, et 'sa' devient 'ta'

                  Il faut toujours se poser la question de savoir qui parle à qui quand on passe du discours direct au discours indirect

                  2. MODIFICATION DE CERTAINS ADVERBES

                  Il s'agit essentiellement d'adverbes de temps comme aujourd'hui (ce jour-là), hier (la veille), demain (le lendemain)...

                  Je lui ai dit: Nous irons demain

                  Je lui ai dit que nous irions le lendemain

                  3. MODIFICATIONS DU MODE ET DU TEMPS DES VERBES

                  a. Mode: impératif ! infinitif

                  Il m'a ordonné: Baisse le volume de ta radio

                  Il m'a ordonné de baisser le volume de ma radio

                  b. Temps: Tout dépend du temps de la proposition principale introductive, présent ou passé, et de la situation de l'action rapportée par rapport à la principale (trois cas)

                  Cas principale subordonnée

                  antériorité présent passé composé

                  simultanéité présent

                  postériorité futur

                  Cas principale subordonnée

                  antériorité passé plus-que-parfait

                  simultanéité imparfait

                  postériorité conditionnel

                  Il me dit: Tu iras chez ton père

                  Il me dit que j'irai chez mon père

                  Il m'a dit: Je m'occuperai de ma fille

                  Il m'a dit qu'il s'occuperait de sa fille

                  QUALIFIER ET MODIFIER LE NOM

                  Trois types d'éléments placés après le nom (sauf certains adjectifs) peuvent le qualifier ou en modifier le sens

                  LES ADJECTIFS QUALIFICATIFS

                  Ils se placent normalement après le nom sauf:

                  a. Beau (bel / belle), bon, demi, dernier, grand, gros, jeune, joli, mauvais, prochain, vieux (vieil / vieille)

                  dernier / prochain viennent après jour, semaine, mois, année. Le mois dernier, dimanche prochain

                  b. Si on veut souligner le sentiment ou le jugement qu'ils impliquent:

                  un souvenir agréable / un agréable souvenir

                  un individu horrible / un horrible individu

                  c. Certains adjectifs changent de sens selon leur place. Voici les plus courants:

                  un brave homme un homme brave (courageux)

                  certaine nouvelle une nouvelle certaine (sûre)

                  un chic type une femme chic (élégante)

                  différentes raisons des raisons différentes

                  un grand homme un homme grand (de taille)

                  un nouveau vin un vin nouveau (récent)

                  nul homme un homme nul (sans valeur)

                  un pauvre homme un homme pauvre (sans argent)

                  un petit artisan un artisan petit (de taille)

                  de ses propres mains des mains propres (pas sales)

                  un pur café de Colombie du café pur (sans mélange)

                  un triste individu un individu triste (pas gai)

                  un seul homme un homme seul (solitaire)

                  un simple plaisir un plaisir simple (pas compliqué)

                  un vilain monsieur un homme vilain (laid)

                  REMARQUES

                  Certains adjectifs peuvent être complétés par à, de, par, suivi d'un nom, pronom ou infinitif:

                  âgé de 20 ans

                  long de cinq mètres

                  important par la taille

                  digne de vous

                  agréable à voir

                  facile à manœuvrer

                  Certains participes, présents et passés, sont employés comme adjectifs qualificatifs:

                  une histoire étonnante des amants passionnés

                  LES PROPOSITIONS RELATIVES

                  Elles suivent le nom qu'elles qualifient et sont introduites par un pronom relatif. La forme des pronoms relatifs change selon la fonction qu'ils ont dans la proposition relative

                  FONCTION PRONOM RELATIF EXEMPLE

                  Sujet qui La lettre qui vient d'arriver

                  Objet direct que La femme qu'il a rencontrée

                  Objet indirect:

                  de + nom dont Le livre dont vous m'avez parlé

                  préposition + nom auquel, duquel, Les hommes auxquels on

                  pour lequel... s'adresse

                  La réunion au cours de laquelle la décision a été prise

                  Les idées grâce auxquelles on fait des progrès

                  préposition + qui Le candidat pour qui je

                  (personnes seulement) vote

                  L'ami à qui j'écris

                  Compléments:

                  lieu, temps où Le jour où vous êtes venu

                  L'endroit d'où nous venons

                  autres préposition + lequel C'est la raison pour

                  laquelle...

                  PRÉPOSITION + NOM OU INFINITIF

                  NOM + PRÉPOSITION + NOM

                  un amour de Swann

                  un homme aux yeux bleus

                  un amour sans lendemain

                  une guitare en plastique

                  des vœux pour la vie

                  NOM + 'A' OU 'DE' + INFINITIF

                  une chanson à boire

                  le plaisir de chanter

                  PRONOMS RELATIFS

                  FORMES

                  FORMES SIMPLES (invariables)

                  qui, que (qu'), quoi, dont, où

                  FORMES COMPOSÉES (masculin ou féminin / singulier ou pluriel)

                  après à après de

                  lequel auquel duquel

                  laquelle à laquelle de laquelle

                  lesquels auxquels desquels

                  lesquelles auxquelles desquelles

                  CONSTRUCTION DE PHRASES

                  Les pronoms relatifs servent à:

                  - Relier deux phrases différentes;

                  - Éviter la répétition d'un élément commun aux deux phrases, élément qui peut être animé ou inanimé

                  Élément commun animé:

                  Le texte présente les Français:

                  - (les Français ne sont pas toujours aimables)

                  qui ne sont pas toujours aimables

                  - (les Américains jugent les Français froids)

                  que les Américains jugent froids

                  - (la gaieté amuse les Portugais) (comp. de nombre)

                  dont la gaieté amuse les Portugais

                  - (les Allemands sont perplexes devant les Français)

                  devant qui les Allemands sont perplexes

                  Élément commun inanimé

                  Le texte parle de la France:

                  - (la France plaît aux touristes)

                  qui plaît aux touristes

                  - (les touristes découvrent la France en vacances)

                  que les touristes découvrent en vacances

                  - (les étrangers rêvent de la France) (comp. ind.)

                  dont les étrangers rêvent

                  - (ils portent des jugements contradictoires sur la France)

                  sur laquelle ils portent des jugements contradictoires

                  - (il fait bon vivre en France) (lieu, temps)

                  où il fait bon vivre

                  Ils ont passé trois jours en France. Ils sont partis pour l'Italie après

                  Ils ont passé trois jours en France après quoi, ils sont partis pour l'Italie

                  On dit que 'les Français', 'la France', 'Ils ont passé trois jours en France' sont les ANTÉCÉDENTS des pronoms relatifs

                  Les règles d'emploi du pronom relatif peuvent être résumées dans le tableau suivant:

                  Antécédent

                  sujet

                  obj. direct

                  précédé de 'de'

                  précédé d'autre prép.

                  lieu (ou temps)

                  Animé (personne)

                  qui

                  que

                  dont

                  prép + qui

                  prép + lequel

                  chez qui

                  chez lequel

                  Inanimé (chose)

                  qui

                  que

                  dont

                  prép + lequel

                  Phrase

                  prép + quoi

                  PARTICULARITÉS

                  1. De qui / duquel remplacent dont:

                  Après un complément prépositionnel

                  C'est un ami. Tu peux compter sur l'aide de cet ami

                  ! C'est un ami sur l'aide de qui tu peux compter

                  Après: à cause de, à côté de, en face de, près de...

                  Je t'attends dans le café. La poste se trouve à côté du café

                  ! Je t'attends dans le café à côté duquel se trouve la poste

                  2. Après qui, le verbe dont qui est sujet prend la personne, le nombre et le genre de l'antécédent

                  Toi qui es étranger, parle-moi de ton pays à moi qui suis français

                  3. Le pronom relatif peut parfois se trouver sans antécédent

                  Qui vivra verra

                  4. Les pronoms relatifs sont souvent précédés de ce (pronom démonstratif neutre) ou de celui, celle, ceux, celles (pronoms démonstratifs remplaçant des substantifs animés ou inanimés)

                  Il pense à celle qui est partie

                  Prends ce dont tu as besoin

                  Une préposition peut se trouver entre le démonstratif et le relatif

                  Donne-moi quelques photos: celles sur lesquelles on est ensemble

                  MODIFIER OU PRÉCISER DES ÉLÉMENTS DE LA PHRASE

                  Considérez les énoncés suivants:

                  Vous avez sans doute remarqué...

                  D'accord, j'aime parler de moi

                  J'angoisse un peu quelquefois

                  Il a également été moniteur de colonie

                  L'an dernier, elle militait activement

                  Dans chacun de ces énoncés, un adverbe (ou une expression adverbiale):

                  - Soit apporte une information: d'accord (opinion), l'an dernier (époque), quelquefois (fréquence)

                  - Soit modifie un élément de la phrase: sans doute (restreint la probabilité), en peu (restreint la quantité), également, activement (indique la manière)

                  LES ADVERBES SONT DES MOTS OU DES GROUPES DE MOTS INVARIABLES

                  Il en existe quatre types:

                  a. Des mots simples:

                  bien, mal, hier, là, puis, tard, très

                  b. Des locutions adverbiales:

                  à côté, en bas, à présent, peu à peu, n'importe où, à voix basse, au hasard, à l'envers, avec force, etc.

                  c. Des adjectifs devenus adverbes:

                  (parler) fort / haut; (chanter) faux / juste; (voir) clair; (sentir) bon / mauvais; (coûter) cher / bon marché, etc.

                  d. Des dérivés en -ment d'adjectifs:

                  - Formés sur le féminin de l'adjectif: douce ! doucement; bonne ! bonnement; lent ! lentement

                  - Formés sur le masculin si l'adjectif se termine par une voyelle: carré ! carrément; vrai ! vraiment...

                  Mais: gai ! gaiement; gentil ! gentiment

                  L'adjectif se termine par -ent ou -ant:

                  intelligent ! intelligemment; courant ! couramment

                  ILS PEUVENT EXPRIMER

                  - Des degrés d'intensité:

                  Il va terriblement loin. Il est fort aimable

                  - Des degrés de comparaison:

                  Écrivez le plus correctement possible

                  CERTAINS ADVERBES PEUVENT QUALIFIER

                  - Un nom:

                  Beaucoup de gens... Moins de bruit!

                  - Un adjectif:

                  C'est vraiment beau

                  - Un autre adverbe:

                  Elle va fort bien

                  Il chante affreusement mal

                  - Un verbe:

                  Il parle bien

                  Il dort mal

                  - Une phrase:

                  Hier, je me suis promené

                  Heureusement, il a fait beau

                  LA PLACE DES ADVERBES

                  a. Adverbes détachés:

                  - Oui, si, non

                  - Les circonstants:

                  Leur nombre ne fera ensuite que stagner ou

                  Ensuite, leur nombre ne fera que stagner

                  J'angoisse un peu quelquefois ou

                  Quelquefois, j'angoisse un peu

                  b. Adverbes attachés à l'élément qu'ils qualifient:

                  - Avant un adjectif ou un autre adverbe:

                  joliment tourné, bien supérieur, trop rarement, tout surpris

                  - Après un verbe simple

                  Il se présente poliment

                  Il vient souvent

                  Elle mange trop

                  - Entre l'auxiliaire et le passé composé dans le cas de la quantité et de la fréquence:

                  Il a beaucoup lu (obligatoire)

                  Elle est souvent venue ici (facultatif)

                  - Après le participe présent

                  Attendant patiemment la fin du match

                  EXPRIMER LA CONDITION ET L'HYPOTHESE

                  L'hypothèse et la condition s'expriment le plus souvent dans les propositions subordonnées introduites par si

                  Hypothèse Conséquence

                  Condition réalisable S'ils ont de la chance, ils réussiront

                  Si tu as de la chance, vas-y

                  Condition incertaine S'ils avaient de la chance, ils

                  ou non réalisée réussiraient

                  Condition non réalisée S'ils avaient eu de la chance, ils auraient réussi

                  S'il y a deux conditions, la seconde peut être introduite par 'que' suivi du subjonctif:

                  S'ils ont de la chance et que les circonstances soient favorables, ils réussiront = S'ils ont de la chance et si les circonstances sont favorables, ils réussiront

                  D'autres conjonctions peuvent être également utilisées, introduisant des différences dans l'appréciation de l'hypothèse ou de la condition

                  Indicatif

                  Subjonctif

                  Conditionnel

                  Exemple

                  Hypothèse simple

                  Si (jamais)

                  Au cas où il aurait un malaise il faudrait le faire hospitaliser

                  Hypothèse rejetée

                  Comme si (+imparfait)

                  Il vaut mieux faire comme si on n'était pas au courant

                  Hypothèse peu probable

                  A supposer que...

                  En supposant que...

                  En admettant que...

                  Nous pourrions aller faire une promenade en montagne en admettant qu'il fasse beau

                  Condition nécessaire

                  A condition que...

                  Pourvu que...

                  Je te prête ma voiture à condition que tu me le rendes demain

                  Condition suffisante

                  Pour peu que...

                  Pour peu qu'il étudie, il réussira

                  Condition avec restriction

                  Sauf si...

                  Excepté si...

                  A moins que...

                  Pierre t'accompagnera sauf si cela te déplaît (à moins que cela (ne) te déplaise)

                  Condition double

                  Que... ou que...

                  Qu'il soit riche où qu'il soit pauvre

                  Condition + concession

                  Même si...

                  Quand bien même

                  Même si vous venez vendredi, vous devrez revenir samedi.

                  Quand bien même si vous viendriez vendredi, vous devez revenir samedi

                  REMARQUES

                  On peut également exprimer la condition avec:

                  - Une préposition + un nom:

                  Sans l'aide de l'État...

                  En cas de problèmes...

                  Avec votre permission...

                  A votre place...

                  - Une préposition + l'infinitif (à condition que le sujet des deux propositions soit le même)

                  A condition de travailler, je réussirai

                  A moins de manquer de chance, je devrais réussir

                  Si + imparfait et pourvu que + subjonctif servent à exprimer des souhaits:

                  Pourvu que je réussisse! Ah!, si je pouvais réussir!

                  Ah, si je n'étais pas au chômage! exprime un état et un regret

                  EXPRIMER L'OPPOSITION ET LA CONCESSION

                  Considérez les trois phrases suivantes:

                  Il y a de nombreux chômeurs, mais certaines offres d'emplois restent insatisfaites

                  Alors qu'il y a de nombreux chômeurs, certaines offres d'emploi restent insatisfaites

                  Bien qu'il y ait de nombreux chômeurs, certaines offres d'emploi restent insatisfaites

                  Pour établir une opposition entre deux choses, deux faits, deux actions présentées en parallèle, on utilise un simple mot de liaison (mais, cependant, pourtant...) ou bien une des conjonctions exprimant la simultanéité (alors que, tandis que) suivi de l'indicatif (phrases 1 et 2)

                  Dans la troisième phrase, il ne s'agit plus de simple opposition mais de concession, cas particulier de l'opposition

                  Le fait qu'il y ait de nombreux chômeurs devrait permettre de satisfaire toutes les offres d'emploi mais ce n'est pas le cas. On concède que la conséquence attendue n'est pas réalisée

                  On pourrait exprimer la même idée de plusieurs autres manières:

                  Malgré le grand nombre de chômeurs, des offres d'emploi restent insatisfaites

                  En dépit du grand nombre de chômeurs...

                  Quelque nombreux que soient les chômeurs...

                  Aussi nombreux que soient les chômeurs...

                  LES MOYENS SUIVANTS SONT LES PLUS FRÉQUENTS POUR EXPRIMER LA CONCESSION

                  1. CONJONCTION + SUBJONCTIF

                  bien que, quoique, encore que

                  Quoique le nombre des salariés baisse, le rendement augmente

                  On dit qu'il y a moins de chômeurs, encore qu'il faille y regarder de plus près

                  2. ADVERBE

                  quelque, si, aussi, tout, pour + adjectif + que + subjonctif

                  Aussi compétent que soit le candidat, nous ne pouvons pas l'embaucher à cause de défauts de caractère

                  Pour solides que soient ses diplômes, il ne peut nous convenir

                  Quelque talentueux qu'il soit, nous ne pouvons pas l'engager

                  3. ADVERBE

                  quelque, si + adverbe + subjonctif

                  Si habilement qu'il agisse, il n'arrivera pas à les convaincre

                  4. INDÉFINI + QUE + SUBJONCTIF

                  Qui que ce soit qui, quoi que ce soit qui, où que, quel(le) que soit + nom

                  Où que tu ailles, j'irai

                  Quels que soient les besoins, il faut les satisfaire

                  5. PRÉPOSITION + NOM

                  malgré, en dépit de

                  En dépit d'un forte concurrence, l'entreprise a prospéré

                  6. AVOIR BEAU + INFINITIF

                  Ils ont beau chercher, ils ne trouvent pas d'emplois

                  EXPRIMER LA CAUSE

                  LA RELATION DE CAUSE A EFFET PEUT CONDUIRE A DEUX TYPES D'ÉNONCÉS

                  - L'effet est exprimé dans la proposition principale et la cause dans une proposition subordonnée (de cause)

                  - La cause est exprimée dans la proposition principale et l'effet, la conséquence, dans la proposition subordonnée (de conséquence)

                  D'AUTRES MOYENS SONT ÉGALEMENT POSSIBLES POUR EXPRIMER CAUSE ET CONSÉQUENCE

                  CONJONCTION + INDICATIF

                  CONJONCTION + INDICATIF

                  parce que

                  étant donné que

                  comme

                  attendu que

                  vu que

                  Cause non connue de l'interlocuteur

                  Des révoltes éclatent parce qu'on ne règle pas les vrais problèmes

                  puisque

                  Cause connue utilisée comme argument

                  Puisqu'on ne règle pas les vrais problèmes, il faut s'attendre à des révoltes

                  d'autant plus que

                  surtout que

                  Effet proportionnel à la cause

                  On peut s'attendre à de nouvelles révoltes, d'autant plus qu'on ne règle pas les vrais problèmes

                  sous prétexte que

                  Cause proposée par quelqu'un d'autre

                  Cause contestée

                  Les demandes sont rejetées sous prétexte qu'elles ne sont pas fondées

                  CONJONCTION + SUBJONCTIF

                  non que (... mais)

                  non pas que (... mais)

                  Cause supposée ou contestée: on lui oppose une cause réelle

                  Le malaise continue non qu'il soit inévitable mais parce qu'on ne s'attaque pas aux vrais problèmes

                  soit que... soit que...

                  Deux causes en alternative

                  Les gens réagissent soit qu'ils prennent le parti des détenus, soit qu'ils suivent le gouvernement

                  PRÉPOSITION + NOM

                  à cause de

                  en raison de

                  pour

                  Cause négative

                  Punition

                  Certains journalistes sont critiqués à cause de leur soumission au pouvoir

                  Il a été condamné pour fraude

                  grâce à

                  pour

                  Cause positive

                  Récompense

                  Il a réussi grâce à son courage

                  Il a été décoré pour son courage

                  de

                  Origine

                  Elle en a rougi de plaisir

                  PARTICIPE PRÉSENT

                  Même sujet pour le participe présent et le verbe principal

                  N'ayant pas vu l'accident, je ne peux rien dire

                  MOTS DE COORDINATION

                  car

                  en effet

                  Je ne peux rien dire car je n'ai pas vu l'accident

                  VERBES INDIQUANT LA CAUSE OU L'ORIGINE

                  causer, provoquer, fomenter, orchestrer, monter, préparer...

                  Les révoltes ont été causées / provoquées... par des meneurs

                  ADJECTIFS INDÉFINIS

                  certains

                  plusieurs

                  chaque

                  quelque

                  tout

                  divers

                  différents

                  n'importe quel

                  ÉVITER DE NOMMER OU DE PRÉCISER

                  Considérez les énoncés suivants:

                  On nous demande de faire de la qualité

                  A cela s'ajoute un cocktail d'ingrédients psychologiques dont je ne révélerai pas le secret

                  Je n'écoute pas n'importe quelle émission

                  Dans ces trois cas, celui qui écrit ou qui parle ne veut pas nommer ni désigner plus précisément ceux qui demandent de faire de la qualité, les ingrédients qui font le succès de sa chaîne, les émissions qu'il écoute

                  POUR ÉVITER DE DÉSIGNER TROP PRÉCISÉMENT CERTAINES PERSONNES, CERTAINS FAITS OU CERTAINS OBJETS, ON PEUT UTILISER DES 'INDÉFINIS', ADJECTIFS OU PRONOMS

                  ADJECTIFS INDÉFINIS

                  A SENS NÉGATIF

                  A SENS POSITIF

                  Aucun(e)

                  Nul(le)

                  unité

                  certain(e)

                  quelque

                  pluralité

                  certains(es)

                  quelques

                  divers(es)

                  plusieurs

                  totalité

                  chaque

                  tout / tous / toutes

                  identité

                  même

                  autre

                  n'importe quel / quelle

                  quelconque

                  PRONOMS INDÉFINIS

                  Aucun(e)

                  Nul(le)

                  Pas un / une

                  Personne

                  Rien

                  on

                  l'un(e)... l'autre

                  un(e) autre

                  quelqu'un

                  quelque chose

                  tel(le) / un tel / une telle

                  le / la même

                  d'autres

                  certains(es)

                  plusieurs

                  quelques-uns (-unes)

                  tels / telles

                  les mêmes

                  les uns... les autres

                  chacun(e)

                  tous / toutes

                  tout

                  quiconque

                  n'importe qui

                  n'importe quoi

                  qui que ce soit

                  quoi que ce soit

                  REMARQUES

                  a. 'On' et 'chacun' sont repris:

                  - Dans la même proposition par les pronoms réfléchis 'se' et 'soi':

                  Grâce à la télé on peut se distraire chez soi

                  La politique des chaînes c'est chacun pour soi

                  - Dans une proposition différente, chacun est repris par 'il' ou l' / le / lui:

                  Chacun regarde ce qui lui plaît et ce qui l'intéresse

                  'On' peut être repris par le pronom correspondant au référent de 'on':

                  On regarde ce qui nous plaît

                  Le verbe est toujours au singulier mais l'accord des attributs se fait par référence avec le genre et le nombre des personnes représentées par 'on':

                  On est tous d'accord

                  On n'était pas riches

                  b. 'Autre' ne s'emploie jamais seul. Il est obligatoirement précédé d'un déterminant

                  Un autre que lui serait parti

                  LA TRANSFORMATION PASSIVE PERMET D'ÉVITER DE DÉSIGNER L'AUTEUR D'UNE ACTION (L'AGENT)

                  Les émissions intéressantes sont reléguées à 23 heures

                  C'est insupportable d'être dérangé au milieu d'un film

                  Ces critiques sont courtoises car elles ne nomment pas les responsables, mais les lecteurs peuvent aisément deviner!

                  LES TOURNURES IMPERSONNELLES EFFACENT ÉGALEMENT L'AGENT

                  Il faut / Il est nécessaire / urgent... que les programmes soient diversifiés

                  EXPRIMER LA CONSÉQUENCE ET LE BUT

                  LA CONSÉQUENCE

                  Observez les énoncés suivants:

                  Alain s'était déconsidéré: nous devions assurer la relève

                  Un peuple qui prendra ces méthodes sera balayé par les barbares

                  Il lui fallait établir sa position [...]; ainsi se trouva-t-il engagé dans l'action

                  Le recentrage des structures sociales a entraîné un recentrage des valeurs et du débat politique

                  La gauche s'est installée au centre si bien qu'elle s'est banalisée

                  Ils avaient tellement d'amis parmi les gens au pouvoir que la politique était devenue pour eux une affaire de famille

                  Le début de ces énoncés exprime la cause qui a provoqué ou provoquera la conséquence exprimée dans la deuxième partie

                  Après analyse, on constate qu'il y a plusieurs moyens d'exprimer la conséquence:

                  - Par simple juxtaposition (première phrase). Le lien logique, évident pour le lecteur, est soulignée ici par les deux points (:)

                  - En employant un futur 'prophétique' (deuxième phrase). Cette phrase équivaut à une hypothèse: 'Si un peuple..., il sera...'

                  - En utilisant un adverbe soulignant le lien de cause à effet (troisième phrase): ainsi, donc, par conséquent, en conséquence, de ce fait, c'est pourquoi

                  - En utilisant un verbe soulignant le lien de cause à effet (quatrième phrase): entraîner, expliquer, en résulter

                  - En soulignant la conséquence par les conjonctions 'si bien que, si... que, de (telle) sorte que' + indicatif (cinquième phrase):

                  Le PC est si affaibli qu'il ne peut plus avoir de rôle important

                  - En utilisant un adverbe d'intensité (portant sur un nom, un verbe, un adjectif ou un adverbe) + que + indicatif (sixième phrase) / pour que + subjonctif / + pour + infinitif:

                  Les Français sont trop attachés à la liberté pour faire confiance à un extrémiste

                  Ils ont adopté un système de valeurs tel qu'on peut parler de 'recentrage'

                  a. L'adverbe d'intensité porte sur un nom...

                  tellement de... que...

                  tant de... que...

                  ! Ils ont tant d'espoirs que...

                  un tel... que...

                  ! Ils ont une telle confiance que...

                  assez / trop de... pour + infinitif

                  assez / trop de... pour que + subjonctif

                  b. L'adverbe d'intensité porte sur un verbe

                  tellement / tant que...

                  ! Ils aiment tant la liberté que...

                  au point / à tel point que...

                  assez / trop pour que...

                  ! Ils aiment trop la liberté pour que...

                  c. L'adverbe d'intensité porte sur un adjectif ou un adverbe

                  tellement / si... que + indicatif

                  ! Ils sont si prudents que...

                  assez / trop... pour + infinitif

                  ! Ils sont trop prudents pour...

                  assez / trop... pour que + subjonctif

                  ! Ils ne sont pas assez fanatiques pour que...

                  LE BUT

                  Le but et la conséquence expriment un résultat mais le but se différencie de la conséquence dans la mesure où il y a toujours une intention

                  CONJONCTION + SUBJONCTIF

                  pour que

                  afin que

                  de façon que

                  de manière que

                  conséquence voulue

                  On a créé les Maisons de la culture afin que tous puissent avoir accès aux chefs-d'œuvre

                  que (après un impératif)

                  Approche-toi, que je te voie

                  de peur que

                  de crainte que

                  conséquence rejetée

                  Il faudrait réviser la politique culturelle de peur que les inégalités s'accentuent

                  PRÉPOSITION + INFINITIF

                  pour / afin de

                  de façon à

                  de manière à

                  On ouvre de nouveaux musées de façon à accueillir plus de visiteurs

                  PRENDRE DES PRÉCAUTIONS. MODALISER

                  Lorsqu'on présente des faits, lorsqu'on conduit un raisonnement, on ne dit pas toujours ce qu'on sait ni ce qu'on pense de façon directe, de même on n'affirme pas de façon catégorique. Il y a de bonnes raisons à cela

                  1. On est rarement absolument certain des faits et des idées qu'on avance. Il vaut donc mieux être prudent dans ses affirmations. On peut alors choisir de présenter les choses sur un échelle de probabilités allant de la certitude au doute ou comme étant possibles

                  Le Premier ministre britannique ne s'opposerait pas à une entrée de la livre dans le système monétaire européen (SME)

                  Il semble que cette question divise toujours les intéressés

                  La solution est peut-être proche

                  2. On se réfère souvent à 'ses' sources d'information ou bien on cite des autorités en la matière au lieu de prendre certaines affirmations à son compte

                  Selon les principaux organisateurs de la marche de dimanche...

                  D'après des sources dignes de foi / bien informées...

                  Ainsi qu'il est dit dans...

                  3. On n'exprime pas toujours toute sa pensée ou ses intentions, et on préfère quelquefois orienter les conclusions du lecteur en lui laissant, en apparence, le soin de penser pour son propre compte

                  Passons sur les mauvaises raisons qui conduisent telle ou telle organisation à saisir une occasion de mobiliser ses troupes

                  Pourquoi une manifestation contre le racisme? Et pourquoi maintenant?

                  En fait, on prend des précautions pour ménager sa propre crédibilité et pour être couvert en cas d'erreur, tout en essayant d'influencer la vision et la pensée du lecteur. Les journalistes ont constamment recours à ces procédés. Ils évitent ainsi des procès qu'on ne manquerait pas de leur faire si on pouvait les accuser de mensonges!

                  POUR EXPRIMER LE DOUTE ET LA CERTITUDE

                  1. Des adverbes de modalité:

                  sans doute, peut-être, probablement, certainement... (probabilité), sans aucun doute (certitude),...

                  2. Les modes conditionnel (hypothèse) et subjonctif (éventualité)

                  Ces modes, à la différence de l'indicatif, ne présentent pas les faits actualisés:

                  Cette manifestation profiterait au chef de l'État

                  Que cette manifestation ait le succès escompté et les données du problème en seraient changées

                  3. Des expressions introduisant une opinion personnelle, limitant ainsi la portée de l'idée exprimée: à mon avis, de mon point de vue, selon moi, pour moi, en ce qui me concerne...

                  4. Des expressions introduisant une notion de certitude forte (conviction) ou de quasi-certitude, suivies de l'indicatif dans les propositions subordonnées:

                  J'ai la (ferme) conviction que...

                  Je suis persuadé que...

                  On ne doute absolument pas que...

                  Je suppose que..., Je me doute que...

                  On peut imaginer que..., On dirait que...

                  REPÉRER ET ASSURER LA COHÉSION DU TEXTE

                  La lecture du texte est facilitée par les marques explicites qu'il contient: reprises, mots qui structurent et orientent. C'est ainsi que le thème central du texte sur les membres de la secte des Zulus réapparaît sous différentes formes: pronoms, paraphrases, adjectifs possessifs et, le plus souvent, en fonction de sujet. De même des expressions adverbiales signalent les niveaux d'organisation de la secte ou introduisent un exemple explicatif.

                  Tout texte contient des mots de liaison et des indicateurs qui guident la lecture, soit pour annoncer une explication (c'est pourquoi), une restriction (en fait...), une comparaison (comme, ainsi...), une confirmation (en effet...), marquer une séquence, etc.

                  Il doit l'être également par la ponctuation qui est d'une aide précieuse et l'un des premiers indices dont le lecteur dispose pour se diriger dans le texte et le découper en 'tranches de sens' assimilables. Dans le texte sur les Zulus, le point d'exclamation de la fin de la première phrase souligne le caractère inattendu de l'information et interpelle le lecteur. Les deux points (:) après 'haut fait' introduisent une explication. Les trois points après 'bombe...' annoncent une information inattendue

                  D'autres moyens encore permettent de présenter l'information et de faire progresser le texte: il s'agit de procédés de présentation, de méthodes de développement que le lecteur doit être en mesure de repérer facilement

                  Grâce aux moyens illustrés, celui qui écrit assure la cohésion de son texte et aide le lecteur à découper l'information, à découvrir la progression du texte, à distinguer entre l'information essentielle et l'information de soutien, à suivre la logique d'exposition

                  Pour que ces moyens soient efficaces, il doit exister une coopération implicite entre celui qui écrit et celui qui lit, mais cette coopération n'est possible qu'à la condition que les partenaires partagent une connaissance et une expérience du monde et un arrière-plan culturel largement semblables, sinon identiques, et qu'ils possèdent des conceptions assez proches du fonctionnement des textes!

                  PROCÉDÉS D'ANALYSE D'UN TEXTE

                  ON PEUT CONSIDÉRER UN TEXTE DE PLUSIEURS POINTS DE VUE ET ÉTUDIER:

                  - Sa cohésion en repérant les marques linguistiques qui signalent sa cohérence et son organisation, et facilitent la lecture (références internes pronominales et lexicales, articulateurs de paragraphe et de texte, structures parallèles, emploi des temps, comparaisons et métaphores, ponctuation et disposition);

                  - Sa cohérence, la logique interne de son développement et de sa progression, reflétée en partie seulement par les marques linguistiques de la cohésion. On identifiera les liens logiques entre les différentes parties du texte. On recherchera l'idée directrice et on déterminera le rôle de chacun des satellites de cette idée et le type de relation qu'ils ont avec elle (reformulation, renforcement, illustration, restriction, circonstances, cause, conséquence);

                  - Les méthodes de présentation et de développement des idées qu'il contient. On se demandera qui assume la responsabilité des faits et des idées présentes (l'auteur parlant en son nom ou au nom d'un autre, avec quelle modalité) et on distinguera ce qui est proposé comme fait de ce qui est commentaire ou hypothèse

                  On cherchera le type d'ordre rhétorique utilisé (spatial, chronologique, fréquentiel, informatif, préférentiel, particulier-général ou général-particulier...) et les procédés de développement (définition, classification, analyse, comparaison, cause-effet) utilisés

                  On se rappellera les trois conseils donnés à tout producteur de texte:

                  soyez clair, soyez concis, soyez précis!

                  LES VOYELLES NASALES

                  Une voyelle est ORALE lorsqu'elle est émise uniquement par la bouche. Une voyelle est NASALE lorsqu'elle est émise par la bouche, mais aussi un peu par le nez (le voile du palais est abaissé et l'air emprunte à la fois la cavité buccale et les fosses nasales: les nasales sont donc, à proprement parler, des oralo-nasales). Il n'y a que quatre voyelles sur seize en français qui soient nasales (et le voisinage d'un n ou d'un m ne nasalise pas forcément la voyelle qui est avant ou après)

                  A. UNE VOYELLE EST NASALE DANS TROIS CAS SEULEMENT

                • Voyelle + n ou m + consonne (le n ou le m ne sont pas prononcés): honteux

                • Voyelle + n ou m + consonne non prononcée et finale (le n ou le m ne sont pas prononcés) pont

                • Voyelle `n ou m en finale (le n ou le m ne sont pas prononcés): bon. Attention aux exceptions: pollen, solen (mollusque)..., mots savants

                • Par contre une voyelle + n ou m (ou nn ou mm) + voyelle, n'est pas nasale et le n ou le m est prononcé: fané, immobile, hennir, solennel

                  RAPPEL: gare aux mots échappant à cette règle, formés par composition française. Parmi les mots commençant par e-: emmener, enneiger, ennuyer (<inodiare), enivrer, enorgueillir. Parmi les mots commençant par i- attention à immangeable, immanquable, immettable, immariable, face à immédiat, immigré, immatérialiste, etc., qui constituent la norme

                  PAR CONSÉQUENT, toutes les voyelles sont orales dans les mots qui suivent: Fine, Seine, femme, dame... Dans ces exemples, la consonne finale doit être bien explosive, comme si elle commençait une nouvelle syllabe

                  • Il existe des adjectifs, des noms, des pronoms et des verbes qui ne peuvent être distingués que par l'opposition voyelle nasal finale / voyelle orale + consonne nasale finale. Ainsi plein / pleine, chien / chienne, il vient / ils viennent, le mien / la mienne

                  • On doit remarquer la phonétique spéciale des adverbes formés sur des adjectifs ou participes terminés par -ent ou -ant. La finale des adverbes se prononce tout comme le substantif amant, quelle que soir leur orthographe (-emment, -amment)

                  B. EN GÉNÉRAL, IL N'Y A PAS DE LIAISON AVEC LES VOYELLES NASALES

                  Ex.: Jean a une position unique. Si dans un même groupe d'idées, un mot se termine par une voyelle + n ou m et que le mot suivant commence par une voyelle, le n ou le m n'est pas prononcé (en général) et il y a un enchaînement vocalique. Le n de Jean n'est pas prononcé et la voyelle nasale s'enchaîne avec la voyelle a du verbe avoir. De même après lo mot position

                  C. LIAISON AVEC LES VOYELLES NASALES

                  Ex.: On attend un ami. Dans un nombre de cas limités et définis, le n doit être prononcé à l'initiale du mot suivant, si celui-ci commence par une voyelle. Dans ces cas-là, le n doit Être clair, aussi fort que s'il était vraiment au commencement du mot suivant. Exemple: il n'y a pas de différence phonétique entre un air et un nerf

                • Liaison avec les mots un, aucun, bien, rien. Ex.: Un élève, aucun imbécile, bien écrit, rien à dire

                • REMARQUE: pas de liaison après le mot un accentué: il faut en donner un à Pierre

                • Liaison avec le mot on placé devant le verbe (Ex.: On attend un peu) et avec le mot en devant quoi que ce soir. Ex.: En effet, en écoutant, en or. Ces deux mots placés derrière n'admettent pas de liaison. Ex.: Attend-on un peu? Prenez-en un peu

                • Liaison avec les possessifs mon, ton, son. Ex.: mon espoir

                • Liaison avec le mot bon et les adjectifs terminés par la voyelle nasale (certain). Attention: Tous ces adjectifs, lorsqu'ils sont suivis d'un nom commençant par une voyelle, se prononcent de la même façon au masculin et au féminin (c'est-à-dire, au masculin, il n'y a plus de nasalisation) Quel bon ami! / Quelle bonne amie! Moyen âge

                • Quelle est donc la différence entre Jean est là / J'en ai là

                  LA DÉRIVATION

                  La dérivation est l'opération par laquelle on crée une nouvelle unité lexicale en ajoutant à un mot existant un affixe (préfixe ou suffixe)

                  A cela s'ajoutent la dérivation parasynthétique, par laquelle on ajoute simultanément un préfixe et un suffixe (barque > débarquer), et la dérivation régressive, par laquelle on supprime un suffixe ou, plus rarement, un préfixe (accorder > accord; aristocratie > aristocrate; médecine > médecin). Un phénomène voisin est la substitution de suffixes ou de préfixes (profession > professer)

                  A. DÉRIVATION SUFFIXALE

                  1. SUFFIXES FORMANT DES NOMS ET / OU DES ADJECTIFS

                  -able

                  Sert surtout à faire des adjectifs exprimant une possibilité passive à partir de verbes. Ex.: discutable, faisable

                  -ade

                  Forme des noms indiquant une action, un produit, une collection... Ex.: bousculade, engueulade, lapalissade

                  -age

                  Pour former des noms indiquant l'action à partir de verbes: limogeage, parcage

                  -aie

                  Forme des noms désignant une collection, une plantation...: chênaie, hêtraie...

                  -aille

                  Forme des noms indiquant une action ou une collection. Souvent péjoratif. Ex.: trouvaille, ferraille, grisaille, rocaille

                  -aire

                  Forme des noms et des adjectifs qui ont avec la base des rapport variés. Ex.: moustiquaire, humanitaire, milliardaire

                  -ais et -ois

                  Se joignent à des noms de villes et de pays: marseillais, hongrois...

                  -aison

                  A donné des noms marquant surtout l'action: pendaison, inclinaison, crevaison...

                  -an

                  Se trouve dans quelques dérivés de noms propres: mosellan, formosan

                  -ance

                  S'ajoute à des verbes pour former des noms marquant l'action ou son résultat. Ex.: souffrance, vengeance, attirance, rouspétance

                  -ant

                  N'est pas que la désinence des participes présents (ou adjectifs verbaux), mais aussi un suffixe formant des adjectifs (parfois des noms) qui ne viennent pas d'un verbe: itinérant, migrant

                  -ard

                  Forme des noms et des adjectifs, souvent avec une nuance péjorative. Ex.: montagnard, richard, vantard, maquisard

                  -asse

                  A pris surtout une valeur péjorative: dégueulasse, paperasse, fadasse...

                  -at

                  Forme des noms parfois dérivés de verbes (assassinat, crachat), mais le plus souvent dérivés de noms pour désigner des fonctions, etc.: marquisat, syndicat, artisanat

                  -âtre

                  A donné surtout des adjectifs exprimant la diminution et l'approximation, souvent péjoratifs. Ex.: verdâtre, douceâtre, folâtre

                  -aud

                  Dans des noms et adjectifs péjoratifs: lourdaud, noiraud... Il n'est plus guère productif

                  -e

                  Désinence du féminin, forme aussi des noms communs tirés de noms propres: Ex.: berline, micheline, vespasienne... Il sert aussi à former des dérivés faisant partie de locutions adverbiales introduites par à la: S'habiller à la garçonne, amours à la hussarde...

                  -eau

                  Plus très productif: drapeau, taureau, traîneau, chemineau

                  -ée

                  Poussée, fessée, couvée, allée, feuillée, bouchée, soirée, matinée

                  -el et -al

                  Forment des adjectifs dérivés de noms: accidentel, culturel, pyramidal...

                  -ement

                  Noms tirés de verbes: abaissement, avilissement, logement, vêtement

                  -ence

                  Forme des noms: adhérence, ingérence, intermittence, immanence

                  -ent

                  Forme des adjectifs sur des noms en -ence: réticent

                  -esque

                  Forme des adjectifs: simiesque, funambulesque, rocambolesque, moliéresque

                  -esse et -eresse

                  Comme marques du féminin: ânesse, clownesse, abbesse

                  -et

                  Suffixe diminutif par excellence: garçonnet, jardinet, fillette, amourette...

                  -eur

                  Presque éteint aujourd'hui, a produit nombre de féminins abstraits: ampleur

                  -eur, -euse

                  Suffixe ordinaire de noms d'agent, appareils: chercheur, logeur, batteur

                  -eux, -euse

                  A fournit de nombreux adjectifs indiquant une qualité: courageux

                  -(i)aque

                  A formé quelques adjectifs, surtout dérivés de noms en -ie: insomniaque

                  -ible

                  Forme des adjectifs à partir de verbes latins: amovible, compatible, conductible

                  -ie

                  A formé de nombreux noms: maladie, mairie, Wallonie. Très vivant comme suffixe savant

                  -ième

                  Pour les ordinaux

                  -ien

                  Marque l'appartenance: collégien, musicien, cartésien, gaullien, autrichien, italien

                  -ier

                  Forme des adjectifs (fruitier, minier, rancunier) et des noms (cabaretier, prisonnier, barbier)

                  -if

                  Forme des adjectifs: tardif, maladif, sportif

                  -ille

                  Béquille, brindille... Sa vitalité est quasi nulle en français contemporain

                  -in, -ine

                  Enfantin, argentin, alpin, tétine, calotin, Jacqueline..., glycérine, brillantine

                  -ique

                  (<lat -icus) le plus employé pour former des adjectifs, notamment dans la terminologie scientifique et technique: vocalique, anesthésique, féerique, chimique, volcanique

                  -is

                  Forme des noms: roulis, éboulis

                  -isant

                  Forme des noms désignant celui qui étudie une langue ou celui qui est proche d'une doctrine sans y adhérer totalement: hébraïsant, communisant

                  -issime

                  Forme des adjectifs indiquant un haut degré: richissime

                  -iste

                  Journaliste, communiste, défaitiste, congressiste, dentiste

                  -itude

                  A donné des noms abstraits: décrépitude, platitude, négritude...

                  -o

                  S'ajoute au premier élément d'un mot composé: anglo-américain

                  -oir(e)

                  S'attache à des verbes normalement: abreuvoir, étouffoir, mouchoir

                  -on

                  Forme des noms à valeur diminutive: ânon, chaton, chaînon... (il a aussi parfois une valeur augmentative, surtout dans des noms empruntés de l'italien. Ballon, million, gueuleton)

                  -ot

                  Forme des diminutifs: Pierrot

                  -té

                  Fierté, cherté. Il subsiste encore sous la forme élargie -eté (brièveté) et sous la forme savante -ité: totalité, authenticité, actualité

                  -tion

                  Très productif: adaptation, recommandation, admonestation, unification

                  -toire

                  Sert à former des adjectifs tirés de verbes: blasphématoire, diffamatoire, épilatoire

                  -u

                  Forme des adjectifs tirés de noms: barbu, bossu, ventru

                  -ule

                  A donné des diminutifs, surtout dans la langue scientifique: ovule, lobule

                  -ure

                  Forme des noms: brûlure, piqûre, chevelure

                  2. SUFFIXES FORMANT DES VERBES

                  Suffixes transformant des noms ou des adjectifs en verbes

                  -er

                  A formé et continue de former de nombreux verbes: boxer, interviewer, sprinter

                  -ir

                  Très productif au moyen âge, très rare aujourd'hui: maigrir, garantir

                  -iser

                  A connu un développement considérable en français moderne: monopoliser, utiliser

                  -fier

                  Plutôt moderne: cocufier, personnifier, russifier

                  SUFFIXES AJOUTÉS À UN VERBE POUR MARQUER UNE NUANCE DIMINUTIVE, PÉJORATIVE... (LANGUE FAMILIER)

                  -ailler (criailler), -asser (rêvasser), -iller (mordiller), -ocher (effilocher)

                  -onner (chantonner) - oter (siffloter) -ouiller (mâchouiller)

                  3. SUFFIXES FORMANT DES ADVERBES

                  -ment: lentement

                  4. SUFFIXATION ARGOTIQUE

                  cinoche, etc

                  B. DÉRIVATION PRÉFIXALE

                  a-

                  Indique la privation, la négation.. Amoral, apesanteur

                  Co-

                  Se combine avec des noms et des verbes: codirecteur, coefficient, cohabiter

                  Dé-, dis-

                  Marquent la séparation, la privation...: décharger, dénatalité, disparaître...

                  É-

                  Dans quelques verbes de formation française: ébahir, ébattre, éprouver

                  In-

                  Et ses variantes: insuccès, inégal, illisible, immodéré, innombrable

                  Mé-, mes-

                  Devant voyelle, a une valeur négative ou péjorative: mécontent, mésestimer

                  Pré-

                  Apporte le sens d'avance, préétablir, préretraite

                  Re-

                  Et ses variantes (cf. Rassurer rhabiller, ressortir) et ré- retrouver, réélire

                  NOMS COMPOSÉS

                  A. SI LE NOM COMPOSÉ S'ÉCRIT EN UN MOT, IL SUIT LA RÈGLE GÉNÉRALE

                  Des portemanteaux: (s ou x au pluriel)

                  Exceptions: bonshommes, gentilshommes, mesdames, mesdemoiselles, messeigneurs, nosseigneurs, messieurs

                  B. SEULS LES NOMS ET LES ADJECTIFS INTERVENANT DANS LA COMPOSITION PEUVENT PRENDRE LA MARQUE DU PLURIEL; LA LOGIQUE RÈGLE GÉNÉRALEMENT L'ACCORDE DANS LES CAS CI-DESSOUS, SAUF DANS LE CINQUIÈME

                • Deux noms apposés varient l'un et l'autre au pluriel: des avocats, des conseils, des chefs-lieux, des choux-fleurs, des dames-jeannes, des idées-forces, des loups-garous, des oiseaux-mouches, des porcs-épics (épic, représentant épine, a été influencé par piquer), des chênes-lièges; de même, des reines-claudes. Exception: des bernard-l'ermite (cf. PLURIEL)

                • On écrit généralement: des pinces-monseigneurs, ce levier lui-même pouvant s'appeler un monseigneur (mais on trouve: des pinces-monseigneur)

                • Nom suivi d'un complément prépositionnel, la préposition n'étant parfois pas exprimée; le premier nom seul est variable au pluriel: des arcs-en-ciel, des années-lumière, des timbres-poste, des hôtels-Dieu, des chefs-d'œuvre, des pots-de-vin, des cous-de-pied, des bains-marie, des appuis-main, des soutiens-gorge, des eaux-de-vie, des cornets-suprise (à surprise), des kilogrammes-force. Mais: des surprises-parties, des positions clés, des entreprises pilotes, des cas limites

                • Il en va de même si l'usage est de ne pas mettre de trait d'union: des pommes de terre, des aides de camp, des clins d'œil.

                  Le sens exige cependant parfois l'accord du complément au singulier et au pluriel: une bête à cornes, des bêtes a cornes, un char à bancs (l'Académie et le Petit Robert écrivent: un char à banc)

                  Dans d'autres cas, le sens exige l'invariabilité des deux noms, au pluriel comme au singulier: un (ou des) pied-à-terre, coq-à-l'âne, pot-au-feu, tête-à-tête

                • Nom et adjectif ou adjectif et nom. Tous deux varient au pluriel, à moins que le sens ne s'y oppose: un arc-boutant, des arcs-boutants, des basses-cours, des francs-maçons, des blancs-seings, des grands-pères, des grands-mères, les petits-neveux, des guets-apens (on prononce ta), des grands-duchés, des saintes nitouches, les libres penseurs

                • N.B. Un petit-beurre, des petits-beurre, des terre-pleins, des sauf-conduits, un chevau-léger, des chevau-légers (formes anciennes), un Franc-Comtois, des Francs-Comtois, une Franc-Comtoise, des Franc-Comtoises, des francs-maçons, la franc-maçonnerie, les franc-maçonneries, des long-courriers, des moyen-courriers , des libre-échangistes, des saint-simoniens, des saint-cyriens, les Terre-Neuviens

                  On laisse, en vertu du sens, les deux éléments invariables dans des pur-sang, des demi-sang, des sang-mêlé, des terre-neuve. Bien que l'usage et la logique tendent à les laisser invariables, certains noms s'écrivent parfois au pluriel avec un s final: des saint-germain(s), des saint-bernard(s), des saint-honoré(s). On écrit: des saint-émilion(s)

                • Deux adjectifs. Les deux varient: Un clair-obscur, des clairs-obscurs; des toutes-bonnes, les dernier-nés

                • Singulier et pluriel des noms composés formés d'un verbe et de son complément d'objet direct. L'orthographe de ces noms, au singulier et au pluriel, est dans beaucoup de cas fondée sur l'analyse sémantique. On écrit traditionnellement un ou des abat-jour, parce que l'appareil rabat la clarté, la lumière; aucune idée de pluralité n'est associée au complément; un ou des brise-lames, parce qu¡il s'agit d'une construction destinée à briser les vagues; un couvre-lit, parce que l'étoffe sert à couvrir un lit, mais des couvre-lits, parce que ces étoffes sont destinées à couvrir plusieurs lits.

                • Mais l'analyse sémantique est loin de rendre compte des anomalies, des incohérences et de l'arbitraire qui, dans l'usage, lorsque le complément est un nom commun et n'est pas déterminé par un article, apparaissent, pour un grand nombre de ces noms composés, d'un bon dictionnaire à un autre et même à l'intérieur d'un seul bon dictionnaire.

                  Telle excellente grammaire, s'appuyant sur les dictionnaires, assimile à abat-jour des noms comme cache-pot, porte-plume, qu'on pourrait assimiler à couvre-lit. On trouve, selon les dictionnaires, des abat-son ou de abat-sons, un brûle-parfum ou un brûle-parfums. A côté de un brise-lames et de un essuie-main(s), on trouve un couvre-pieds avec s obligatoire, mais aussi sans s ou avec s facultatif, un cure-dent avec ou sans s, un essuie-glace et un pèse-lettre sans s ou avec s facultatif, un ouvre boîte avec s imposé ou facultatif, un pèse-personne invariable ou avec, au pluriel, un s facultatif, tandis que cet s devient, chez certains lexicographes, obligatoire dans des pèse-bébés. On déclare unanimement porte-plume invariable, donc sans s au pluriel, alors qu'on laisse l's (ou l'x) facultatif dans des porte-drapeaux, des porte-montres et qu'on trouve, d'un dictionnaire à l'autre, un porte-mine, obligatoirement sans s ou avec s facultatif, et des porte-mines avec s facultatif.

                  Ce ne sont là que quelques exemples illustrant une évidente anarchie et prouvant que l'analyse sémantique, pas plus que la consultation des dictionnaires et des grammaires, ne peut, dans bien des cas, offrir la certitude qu'on écrit correctement ou conformément à l'usage.

                  Le Conseil international de la langue française a pris l'initiative de réunir des linguistes et des lexicographes pour définir les principes qui s'appliqueraient à l'ensemble de ces noms composés. Il est apparu que la solution idéale, celle de l'avenir, serait de supprimer le trait d'union, sauf devant certaines voyelles, comme on l'a fait dans abrivent, baisemain, passeport, passepoil, portefeuille, portemanteau et comme l'usage est en train de le faire dans croquemitaine, croque-mort, croquenote ou porte-mine. Dans ce cas, même si l'analyse sémantique perçoit encore la valeur des éléments de composition, on n'hésite pas à écrire un portefeuille, un porte-manteau, des portefeuilles, des portemanteaux.

                  Linguistes et lexicographes participant à ces réflexions se sont rendu compte qu'il leur est interdit de supprimer le trait d'union là où l'usage le maintient fermement. Il fallait, en le conservant, trouver une règle simple et sûre pour l'orthographe de ces noms composés. La solution n'est pas dans l'analyse sémantique, qui peut tantôt justifier orthographe des dictionnaires, tantôt en montrer l'incohérence. On ne peut maintenir dans certains cas un critère logique et le rejeter dans d'autres. La solution simple, efficace et rationnelle est de traiter tous ces composés, malgré le trait d'union, comme s'ils étaient déjà écrits en un mot. Ce critère purement formel, retondant à l'analyse sémantique, offre à l'usager toute sécurité: le premier élément, verbe, est toujours invariable, ce qui est conforme à la tradition; la marque du pluriel apparaît toujours, mais seulement au pluriel, dans l'élément final, c'est-à-dire dans le nom complément d'objet direct. Il n'y a aucune raison de traiter différemment les composés où garde est uni a à son complément d'objet par un trait d'union. Que l'ensemble désigne une personne ou une chose, garde est un verbe et est donc invariable; seul le second élément variera, mais dans tous les cas, au pluriel seulement. De même pour les composés de aide.

                  Cette mesure radicale heurtera certaines habitudes mais dissipera toute hésitation; en attendant qu'elle soit bien entrée dans l'usage, les dictionnaires pourront faire observer qu'il existe une autre forme, par exemple des aides-mémoire, des abat-jour, des gratte-ciel, des garde(s)-chasse(s), des garde-boue, un chasse-mouches, des chasse-neige.

                  Mais on préconisera: un tire-bouchon, un attrape-mouche, un casse-noisette, un porte-cigarette, un fume-cigarette, un abat-jour, un porte-bonheur, un brûle-parfum, un serre-livre, un gratte-ciel, un chauffe-eau, un coupe-cou, un couvre-pied, un cure-pipe, un cure-dent, un essuie-main, un ouvre-boîte, un porte-avion, un porte-seau, un cache-pot, un cache-sexe, un chasse-mouche, un tire-fesse, un chasse-neige, un chasse-pierre, un chasse-clou, un pense-bête, une garde-robe, etc. Au pluriel, des tire-bouchons, des attrape-mouches, des abat-jour, des gratte-ciels, des garde-chasses, des garde-boues, des garde-fous, des aide-mémoires, etc.

                  Deux exceptions seulement: ayant cause et ayant droit font au pluriel ayants cause, ayants droit, au nom d'un ancien usage incontesté.

                  Il faut noter que ne sont pas visés par cette règle les cas où le second élément reste invariable parce qu'il est un nom propre (des prie-Dieu), ou un nom commun déterminé par un article (des trompe-l'¡oeil), ou un complément circonstanciel (réveille-matin), ou un pronom (mange-tout), ou a une valeur d'adverbe (gagne-petit, trotte-menu), ou est un verbe (cache-cache, pousse-pousse), ou est sujet (croque-monsieur, croque-madame). Quant à pense-bête, où l'on ne perçoit plus la fonction du nom, on fait varier celui-ci au pluriel: des pense-bêtes.

                • Le nom joint à un adverbe ou à une préposition varie généralement: des arrière-boutiques, des haut-parleurs, des non-lieux, des en-êtes, des à-coups, des avant-gardes, des avant-scènes, des sous-ensembles. Parfois le sens exige l'invariabilité: des sans-gêne, des sans-cœur, des sans-patrie, des sans-abri, des sans-travail, des sans-façon, des sous-seing.

                • Dans les autres cas (deux verbes, un pronom et un verbe, un verbe et un complément autre que direct, une phrase, une expression elliptique), le nom composé est invariable: des laissez-passer, des ouï-dire, des on-dit, des meurt-de-faim, des passe-partout, des sot-l'y-laisse.

                • Les mots étrangers restent invariables dans les noms composés, sauf les exceptions notées à leur rang alphabétique_ des ex-voto, des nota bene, des post-scriptum, des pick-up. Mais: des fac-similés, des orangs-outangs, des sénatus-consultes, des boy-scouts, des cow-boys, des music-halls, des week-ends, des pull-overs, des milk-bars, des surprises-parties, des negro-spirituals, des in-quarto.

                • Le premier élément, s'il est en -o, reste invariable: Les Anglo-Saxons, les Gallo-romains, les électro-aimants, des pseudo-policiers. De même: des tragi-comédies.

                • Les onomatopées écrites en deux mots restent invariables: des tam-tam, des frou-frou. Mais: des tic tacs, des tamtams, des froufrous.

                • NOMS DE NOMBRE

                  Ceux-ci à leur rang alphabétique et numéraux. Faisons ici une remarque générale. Les adjectifs comme autres, derniers, premiers, prochains suivent le nom de nombre auquel ils sont associés: Les huit prochains jours. Les cent premiers francs. Les deux autres livres. Les deux prochains mois. Mais si l'on compte par deux, par huit, etc., l'adjectif précède: Les prochains huit jours (la prochaine huitaine). Les premiers cent francs que je gagnerai. Dans les dernières vingt-quatre heures.

                  NOMS PROPRES

                • Contraction. Je vais au havre. Aux yeux de Le Clézio. Ce n'est que dans les noms de lieux (Le Havre) que l'article Le ou Les se combien avec à ou de pour former l'article contracté. Aux Andelys.

                • Absence ou présence de l'article défini devant les noms de pays: Je vais au Brésil, au Canada, aux Etats-Unis, en France, en Suisse, en Italie. De même: Une lettre du Brésil, de Suisse

                • Genre

                • Pluriel. L'ancien usage était de faire généralement varier les noms propres comme des noms communs (ceux en -al faisant als, ceux en -au ou en -eu prenant x). Les grammairiens ont ensuite établi, sans d'ailleurs être toujours d'accord, des distinctions que l'enseignement a voulu maintenir mais dont l'usage actuel, même celui de très bons écrivains, tend nettement à s'affranchir.

                • LA PROPOSITION ADVERBIALE

                  Les propositions adverbiales sont introduites par des conjonctions de subordination diverses et qui, le plus souvent, jouent dans la phrase le rôle de compléments non essentielles et adverbiaux de verbes.

                  Observations à retenir particulièrement:

                • Dans les propositions adverbiales, le sujet autre qu'un pronom personnel, ce ou on peut se mettre après le verbe, dans la langue écrite: Comme l'a écrit PLATON

                • La proposition adverbiale peut être averbale: Cela s'est passé aujourd'hui COMME HIER

                • Devant des propositions coordonnées, il arrive souvent que l'on ne répète pas la conjonction, mais qu'on la remplace par que: Quand il reviendra et QUI'il verra... - S'il revient et QU'il voie...

                • 1. LA PROPOSITION ADVERBIALE DE TEMPS

                  MOTS DE LIAISON:

                • Le fait exprimé par le verbe principal est antérieur au fait exprimé par le verbe de la proposition: Avant que, d'ici à ce que, d'ici que, jusqu'à ce que

                • Les deux faits sont simultanés: Comme, pendant que, tandis que, en même temps que, tant que et alors que, qui implique d'habitude une nuance d'opposition

                • Le fait exprimé par le verbe principal est postérieur au fait exprimé par le verbe de la proposition: Après que, dès que, aussitôt que, sitôt que (plus littéraire), depuis que, une fois que

                • Quand et lorsque servent aussi bien pour la simultanéité que pour la postérité

                • Que: La pluie avait cessé QUE (= alors que) nous allions encore à toute vitesse, Je t'ai conté mes péchés, tu ne sortiras pas d'ici QUE (= tant que) tu NE m'aies conté les tiens

                • LE MODE:

                • Quand il y a postérité ou simultanéité, on met l'indicatif. Néanmoins, on observe une tendance à faire suivre après que du subjonctif

                • Quand il y a antériorité, on met le subjonctif. Après jusqu'a ce que, on met encore parfois l'indicatif quand on veut marquer la réalité du fait. Mais alors on préfère jusqu'au moment où (+ indicatif)

                • 2. LA PROPOSITION ADVERBIALE DE CAUSE

                  MOTS DE LIAISON:

                  Comme, parce que et puisque. Quant à étant donné que, attendu que, vu que, ces expressions introduisent plutôt des propositions essentielles: les propositions suivant vu, attendu, étant donné... seraient des sujets faisant partie d'un complément absolu. D'autant que sert à ajouter une raison supplémentaire; il est souvent précédé d'une ponctuation forte. Surtout que, synonyme de d'autant que, s'est implanté même dans l'usage littéraire

                  LE MODE:

                  Dans la proposition de cause est l'indicatif (subjonctif avec Soit que... soit que..., etc. Hésitation entre deux causes possibles, ou si celle-ci est niée: non que...

                  3. LA PROPOSITION ADVERBIALE DE MANIERE

                • De manière que, de façon que, de sorte que impliquent une conséquence, réalisé ou non. Si elle est réalisée, on met l'indicatif; si elle ne l'est pas (ce qui revient à une idée de but), on met le subjonctif: Il a partagé les gâteaux de manière que tout le monde EST satisfait. Il a partagé les gâteaux de manière que tout le monde SOIT satisfait. De manière à ce que, de façon à ce que, locutions critiquées, mais courantes, sont suivies du subjonctif (impliquent le but)

                • Comme, ainsi que, au fur et à mesure que indiquent la comparaison ou la conformité et sont suivis de l'indicatif

                • A mesure que, au fur et à mesure que indiquent une proportion et sont suivis de l'indicatif: Il reculait à mesure que j'avançais

                • Sans que est suivi du subjonctif. La proposition qui suit peut être considérée comme une adverbiale de manière, ou comme une adverbiale de conséquence (non réalisée): On le relâcha bientôt (non) sans qu'il ait protesté. (Elle peut être précédée d'une négation)

                • 4. LA PROPOSITION ADVERBIALE DE CONSEQUENCE

                  MOTS DE LIAISON

                • De façon que, de manière que, de sorte que, en sorte que sont des locutions qui impliquaient primitivement la manière et qui sont arrivées à exprimer la conséquence. Il a trop mangé, de sorte qu'il a été malade

                • Tant et si bien que, de telle façon que, de telle manière que, de telle sorte que, au point que, à (un) tel point que: ...si bien qu'il a été malade

                • La conséquence est parfois introduite par que seul: Les subventions tombaient sur l'achat des voitures que c'était une bénédiction

                • Ça fait que, littéralement: Cela a pour résultat que, se fige dans la langue très familière et joue le rôle d'un adverbe comme donc, alors

                • LE MODE:

                  C'est l'indicatif. Les locutions (d'ailleurs assez rares) à peine que, sous peine que, présentent une conséquence qui se réaliserait si le fait principal lui-même n'avait pas lieu. Elles sont suivies du subjonctif

                  5. LA PROPOSITION ADVERBIALE DE BUT

                  MOTS DE LIAISON:

                • Locutions marquant exclusivement le but: afin que, pour que, de / par crainte / peur que

                • Que peut s'employer après un impératif ou un équivalent de l'impératif: ôte-toi de là, QUE je m'y mette, Donne-moi ta main QUE je la serre

                • Locutions marquant aussi la manière, mais qui expriment parfois le but: Je l'ai installé ici, de sorte qu'il soit commode

                • LE MODE:

                  C'est le subjonctif

                  6. LA PROPOSITION ADVERBIALE DE CONCESSION

                  Elle indique qu'il n'y a pas eu la relation logique attendue entre le fait qu'elle exprime et celui qu'exprime le verbe principal. Elle énonce notamment une cause non efficace, contrariée, qui n'a pas eu l'effet que l'on pouvait prévoir: SI HABILES QUE VOUS SOYEZ, vous n'y parviendrez pas

                  MOTS DE LIAISON

                  • Quoique appartient à tous les registres

                  • Bien que est plus fréquent dans l'écrit que dans l'oral

                  • Encore que appartient à la langue écrite

                  • Malgré que, formé sur la préposition malgré, ne plaît pas aux puristes

                  • Quand même existe dans l'Est de France et en Suisse

                  Quand les propositions concessives expriment un fait variable, un terme qui appartient à ces propositions est détaché en tête de la proposition et rappelé par le pronom relatif que

                • L'élément détaché est un adjectif, un adverbe ou nom précédés d'un adverbe (ou de la préposition pour, laquelle se combine parfois avec un adverbe)

                  • Si... que (le plus fréquent): Si bref que soit un écrivain, il en dit toujours trop

                  • Aussi... que s'est fort répandu au XX siècle

                  • Si (aussi) grand qu'il soit = Si grand soit-il

                  • Quelque... que (la langue écrite soignée). Quelque reste invariable

                  • Tout... que: Tu l'as tué, mais TOUT mort QU'il est, il te domine encore

                  • Pour... que: Ce texte, POUR intéressant qu'il soit, ne me plaît pas

                • L'élément détaché est un nom précédé du déterminant quelque (langue écrite): Quelques folies qu'aient écrites les papes, je m'en fous. Dans l'exemple suivant, la séquence introduite par quelque... que n'est pas une proposition adverbiale, mais une proposition conjonctive essentielle: A qui l'on peut s'adresser sans crainte quand on veut avoir quelques détails que ce soient sur la femme qu'il accompagne? C'est-à-dire, quelques détails, quels qu'ils soient

                • Les interrogatifs quel, quoi, qui, où, plus rarement comment (régionalement, comme)

                  • Quelles que soient les difficultés de l'entreprise, je les accepte

                  • Quoi qu'il décidât, il céderait à une humeur et non à une évidence. Attention!! Quoique tu fasses, il sera toujours mécontent et Quoique tu fasses ton possible, il sera toujours mécontent, sont deux choses bien différentes

                  • Qui que tu sois, ne m'embête pas (fréquent dans la langue écrite)

                  • Où que tu ailles, je serais là (assez fréquent dans la langue écrite)

                  LE MODE:

                  Le mode habituel de la proposition concessive est le subjonctif (tout... que mis à part). On constate néanmoins que l'indicatif (y compris le conditionnel) est fréquent dans la langue parlée. Tout... que se construit aussi bien avec l'indicatif qu'avec le subjonctif.

                  8. LA PROPOSITION ADVERBIALE DE CONDITION

                  MOTS DE LIAISION

                • Si est la conjonction de condition par excellence

                • Des locutions: à moins que, pour peu que, pourvu que, moyennant que (littéraire); en admettant que, supposé que, dans la mesure où... Les propositions introduites par quand, alors que, lorsque, surtout si l'on ajoute même à la conjonction, contiennent souvent une nuance de condition. Soit que... soit que, soit que... ou que, suivant que..., selon que... s'emploient lorsque la condition est sous forme d'alternative

                • LE MODE:

                • Le verbe des propositions introduites par si se met à l'indicatif:

                  • Si tu admets / as admis cette opinion, tu as / as eu tort

                  • Si tu admettais / avais admis cette opinion, tu aurais / aurais eu tort

                  Après que remplaçant si dans la coordination de propositions conditionnelles, on met, selon le meilleur usage, le subjonctif: S'il revient et qu'il voie... (Cependant on trouve aussi l'indicatif)

                  Si tant est que (= à supposer que, en admettant que) présente la condition avec réserve, sans confiance, et est donc suivi du subjonctif

                • On met le subjonctif après à moins que, pour peu que, pourvu que, en admettant que, supposé que, à supposer que, soit que... soit que, soit que... ou que

                • On met l'indicatif ou plus souvent, le subjonctif après à condition que, sous la condition que, moyennant que (vieilli)

                • On met l'indicatif après selon que, suivant que, dans la mesure où

                • Au cas où / que, dans le cas où, dans l'hypothèse où, dans l'éventualité où sont suivis du conditionnel

                • LA NEGATION

                • Négation totale: ne... pas. Dans l'usage littéraire ou dans certaines régions, on emploie parfois ne...point au lieu de ne... pas. Ex.: Je n'ai point de chance

                • Ne pas et l'infinitif. Ne pas précède ordinairement le verbe (ou l'auxiliaire) à l'infinitif au lieu de l'encadrer comme aux autres modes: Je crains de ne pas réussir

                • Toutefois, l'infinitif de avoir et de être peut être encadré de ne... pas dans un usage plus soutenu, pas du tout courant: Je crains de n'avoir pas le temps

                  Cette construction en encadrement peut s'appliquer aussi à quelques auxiliaires d'infinitif comme devoir et pouvoir, avec un effet littéraire encore plus sensible: Il semblait ne pouvoir pas s'exprimer. L'encadrement des autres infinitifs -qu'on observe dans des textes littéraires- a un caractère nettement archaïque

                • Négation partielle. La négation peut être fixée sur un terme particulier de la phrase par les expressions ne... plus, ne... guère, ne... jamais, ne... personne, ne... rien, ne... aucun, etc.: Je ne veux voir personne. Le mot pas (ou point) est exclu de ce système. On supprime fréquemment pas avec de ma vie signifiant jamais. Je ne le reverrai de ma vie. Toutefois, on dit Ce n'est pas rien, au sens de ce n'est pas négligeable, c'est quelque chose

                • Les termes complémentaires de ne qui expriment la négation partielle peuvent être combinés entre eux: Je ne vois plus jamais personne

                • Ni. On peut relier par ni des termes d'un phrase négative: Il n'a pas de frère ni de sœur

                • Quand ni est répété, pas est exclu: Il n'a ni frère ni sœur

                • Ne seul. Il peut s'employer sans deuxième élément dans l'usage soutenu:

                  • Dans certaines expressions plus ou moins figées: (il) n'empêche que, n'importe comment, n'avoir cure, crainte, garde, de cesse que...

                  • Avant les verbes cesser, bouger, daigner, oser, pouvoir, savoir. Il ne cesse de se plaindre (usage courant: Il ne cesse pas ou n'arrête pas + de se plaindre), Je ne bougerai de là

                  • Après que adverbe interrogatif ou exclamatif signifiant pourquoi: Que ne le disiez-vous plus tôt? (u.c.: Pourquoi ne le disiez-vous pas plus tôt) On peut ainsi mieux distinguer: Que n'a-t-il pas lu? (il a tout lu) et Que n'a-t-il lu ce livre! (Je regrette qu'il ne l'ait pas lu)

                  • Après que + subjonctif signifiant sans que ou avant que, dans une phrase à double négation: il ne peut pas faire trois pas que les journalistes ne l'assaillent. Je ne renoncerai pas, que toutes les solutions n'aient été tentées

                  • Après un si de condition (emploi limité): Si je ne m'abuse (u.c.: ... qui ne soit pas légal)

                  • Après depuis que, il y a (tel temps) que, voilà (tel temps) que: Depuis que je ne l'avais vu, il a bien changé. On peut d'ailleurs exprimer le même sens en ôtant la négation: Depuis que je l'avais vu, il a bien changé

                  • Après ne pas... pas plus que, on emploie ne seul: Je n'ai pas besoin de lui, pas plus qu'il n'a besoin de moi. Si l'on employait de même que, on mettrait ne pas: de même qu'il n'a pas besoin de moi. Pourtant, après pas plus que on évite de répéter pas: Pas plus que Pierre, Paul n'a bien répondu. Mais: Paul n'a pas bien répondu, pas plus que Pierre

                • Omission de ne. Fréquente dans l'usage oral courant, elle apparaît comme une négligence dans l'écriture (sauf intention expresse)

                  • Ne est souvent omis dans une phrase elliptique qui ne conserve que pas, jamais, rien, etc. Tu es content? Moi pas. Quand te décideras-tu? Jamais. Dans l'usage soutenu, on emploi plutôt NON que pas en pareil cas: Moi, non

                • Autres expressions de la négation. On peut recourir à sans ou sans que, ou employer des mots de sens contraire, notamment formés avec les préfixes négatifs ou privatifs in-, -dé, a-, non-, etc

                • Combinaison de négations. Elle peut traduire certaines nuances (insistance ou atténuation); Je ne prétends pas que ce ne soit pas utile. Si on juge cette accumulation d'adverbes inutilement lourde, on peut dire par exemple: ...que ce soit inutile

                • [Vous n'êtes pas sans ignorer], qui veut dire proprement Vous ignorez, ne peut être substitué à Vous n'êtes pas sans savoir = vous savez certainement. Bêtise courante à éviter

                • Portée de la négation. Quoique ne... pas encadre nécessairement le verbe, sa valeur négative peut porter sur un autre terme de la phrase. Cela peut créer éventuellement une expression ambiguë: On n'a pas adopté cette solution par souci d'économie. L'équivoque cesse si on met l'élément circonstanciel en relief: C'est par souci d'économie qu'on n'a pas adopté cette solution ou Ce n'est pas par souci d'économie qu'on a adopté cette solution

                  • Avec tout, tout le monde, toujours, chacun, chaque, beaucoup de et les mots numéraux, ne... pas indique seulement une restriction et non une absence totale: Tout n'est pas clair dans cette affaire

                • Nier que + subjonctif: Je nie que les choses ne soient passées ainsi. La construction infinitive se présente soit sans préposition, soit, dans l'usage soutenu, avec la préposition de

                • EMPLOIS PARTICULIERS DE PAR

                • Indiquant l'AGENT: avec un verbe passif (La charrue était tirée PAR les bœufs), dans la proposition infinitive: Il se sentait envahir PAR une tristesse mortelle

                • DISTRIBUTIF: Deux fois PAR semaine

                • Manière / Moyen: Je l'ai su PAR vous. LIEU = à travers: Passer PAR Paris

                • Au lieu de trois fois, on peur dire (on souligne): Il respira PAR trois fois

                • Etouffer s'écrit PAR deux f = Etouffer s'écrit avec deux f

                • De PAR (altération de de part) n'a son sens premier de la part de, au nom de que dans des formules figées. Il se trouve aussi dans l'expression de par le monde (quelque part) dans le monde. Dans l'usage actuel, il signifie surtout à cause de, jouant le rôle d'une forme renforcée de par: L'abbesse de Fontevrault était, DE PAR ses immenses revenus, la seconde femme de France

                • PAR + adverbe. Sans trait d'union: par ailleurs, par ici, par là (mais par-ci par-là), par en haut, par en bas, par trop. Trait d'union: par-deçà, par-delà, par-dedans

                • EMPLOIS PARTICULIERS DE POUR

                • TEMPS / DURÉE: C'est POUR le 15 mai. Il part POUR six mois

                • Réciprocité, correspondance exacte, équivalence: Rendre coup POUR coup. C'est le même texte, mot POUR mot. Danger POUR danger, il faut choisir

                • Opposition ou concession: POUR grand qu'il soit: Si grand qu'il soit

                • Le même opposition peut se faire avec pour + infinitif: POUR être dévot, je n'en suis pas moins homme. Ce tour manque en général le but: Je prends le livre POUR le lire en Grèce, ou même la cause: Il ne perd rien POUR attendre (parce qu'il attend), surtout + infinitif passé: Il es puni pour avoir répondu sincèrement

                • Il est ASSEZ rusé POUR s'en sortir, il est trop poli POUR être honnête

                • Mise en relief (en tête de phrase): POUR con, il l'est bien

                • Etre pour a plusieurs sens: Il était pour ce genre d'aventures (en faveur de), Je suis pour (sur le point de) partir, Voilà des comprimés pour (contre) la migraine, Cet incident n'a pas été pour me déplaire...

                • Direction: Le train pour Paris, le train de Paris. La seconde expression se dit aussi pour le train allant à Paris

                • POUR a encore beaucoup d'autres sens courants: J'ai acheté cela pour cent francs (prix), ll en est pour ses politesses (elles ne lui ont rien rapporté), On l'a choisi pour chef, Il passe pour naïf, Pour qui me prenez-vous? (opinion sur quelqu'un)...

                • Attention: le complément adverbial de cause:

                  Il agit PAR jalousie, orgueil... Il voulait être épousé POUR son blé

                  Merci POUR votre cadeau

                  Elle est remarquable PAR sa lucidité Le magasin est fermé POUR cause de maladie

                  (Adj + PAR) Et POUR cause ( = pour une raison évidente)

                  Elle a été arrêtée POUR corruption de

                  fonctionnaires

                  LA CONDITION - L'HYPOTHÈSE

                  COMMENT EXPRIMER LA CONDITION

                  1.- PAR SI

                  Si +

                  Présent

                  Présent

                  Si tu es prêt, nous partons

                  Passé composé

                  Impératif

                  Si tu es prêt, partons

                  Futur

                  Si tu es prêt, partirons

                  Futur antérieur

                  Si c'est prêt, tu auras fini ce travail rapidement

                  Sinon

                  = condition négative

                  Présent

                  Sinon +

                  Futur

                  Dépêche-toi, sinon nous allons rater le train

                  Impératif

                  Futur proche

                  Il faut faire vite, sinon nous raterons le train

                  2.- PAR DES CONJONCTIIONS + SUBJONCTIF

                  À condition que

                  + subjonctif

                  Nous partirons à condition qu'il n'y ait pas de grève

                  Pourvu que

                  J'irai te chercher à la gare pourvu que tu me fasses savoir l'heure d'arrivée de ton train

                  Pour peu que (= il suffit que)

                  Pour peu qu'on lui fasse un compliment, elle se met à rougir

                  3.- PAR DES PRÉPOSITIONS

                  a) infinitif

                  à condition de

                  faute de = si (ne... pas) + une autre solution

                  à défaut de = si (ne... pas) + une autre solution

                  à moins de = sauf si

                  au risque de

                  • Nous irons en Chine à condition d'avoir un visa

                  • Faute de trouver une chambre d'hôtel

                  • A défaut de trouver une chambre d'hôtel, vous pourrez toujours aller dans un camping

                  • A moins d'avoir un travail de dernière minute, je serai chez vous à 7 heures précises

                  • Au risque de te vexer, je n'aime pas beaucoup ta robe

                  b) + nom

                  avec

                  sans

                  moyennant

                  • Avec un peu de patience, tu y arriveras

                  • Sans lunettes, je n'arriverai pas à lire

                  • Vous obtiendrez ce service moyennant un pour-boire

                  4. AUTRES MOYENS

                  Gérondif + verbe au futur

                  En travaillant d'avantage, tu réussiras à ton examen

                  Verbe au présent et + présent ou futur

                  Tu lui fais une remarque anodine et elle pleure - elle pleurera

                  COMMENT EXPRIMER L'HYPOTHÈSE

                  1.- PAR SI

                  Si + imparfait

                  Conditionnel présent

                  Si tu mangeais moins, tu maigrirais

                  Plus-que-parfait

                  Conditionnel présent

                  Si tu avais travaillé davantage, tu aurais ton diplôme

                  Conditionnel passé

                  Si tu avais travaillé davantage, tu aurais réussi

                  Sinon + conditionnel (= autrement)

                  Elle n'avait dû venir, sinon elle aurait laissé un mot

                  2.- PAR DES CONJONCTIONS

                  a) subjonctif

                  à supposer que

                  en supposant que

                  en admettant que

                  Nous pourrions aller faire une promenade en montagne, à supposer qu'il fasse très beau

                  Soit que... soit que

                  Soit que tu veuilles, voir une pièce de théâtre, soit que tu préfères, l'opérare, je pourrais te prendre des places

                  À moins que (+ ne) = sauf si

                  C'est Pierre qui t'accompagnera, à moins que cela ne te déplaise

                  b) + conditionnel

                  au cas où

                  dans le cas où

                  pour le cas où

                  dans l'hypothèse où

                  Au cas où il aurait un malaise, il faudrait le faire hospitaliser

                  3.- PAR DES PRÉPOSITIONS

                  a) infinitif

                  faute de / à défaut de

                  à moins de

                  (le verbe principal est au conditionnel)

                  • Faute de revenir le vendredi soir, vous devriez être là le samedi avant midi au plus tard

                  • A moins de prendre un train rapide, vous ne pourriez pas être présent à la réunion

                  b) + nom

                  avec

                  moyennant

                  sans

                  en l'absence de

                  faute de

                  à moins de

                  en cas de

                  le verbe qui suit est au conditionnel

                  • Avec (moyennant) cinq cents francs de plus, vous auriez-un travail beaucoup plus soigné

                  • En l'absence des locataires, il faudrait laisser le paquet au concierge

                  • A moins d'un travail inattendu, il pourrait vous emmener à l'aéroport

                  • En cas de retard, nous n'aurions pas la correspondance

                  4.- AUTRES MOYENS

                  Gérondif + verbe au conditionnel

                  En revenant une semaine plus tôt, tu lui ferais plaisir

                  Verbe au conditionnel + verbe au conditionnel

                  Tu me l'aurais dit, je serais allé te chercher

                  VALEURS

                  si + imparfait = conditionnel présent

                  Si + plus-que-parfait = conditionnel passé

                  Si + présent = impératif, présent, futur

                  Si + passé composé = Présent, Passé composé, futur

                  VALEURS

                  Excuse

                  Si je savais où trouver des produits péruviens il y en aurait sur la table

                  Si j'avais su que tu étais malade je ne t'aurais pas dérangé

                  Si je te dérange, excuse-moi

                  Si je t'ai réveillé, je suis désolé

                  Excuse

                  Hypothèse

                  Si j'allais à cette soirée, je rencontrerais peut-être le prince charmant

                  Si tu n'étais pas allé à cette soirée, nous ne nous serions jamais rencontrés

                  Si je vais à cette soirée, je vais rencontrer des gens nouveaux

                  S'il est allé à cette soirée, il a dû la rencontrer

                  Hypothèse

                  Justification

                  Si les gens étaient gentils avec moi, je serais gentil avec eux

                  Si elle m'avait souri une seule fois de la soirée, je ne l'aurais pas laissée tomber

                  Si on me cherche on me trouve!

                  Si je l'ai frappé c'est qu'il m'avait provoqué (si à valeur de cause)

                  Justification

                  Déduction

                  S'il voulait lui parler discrètement, il ne l'emmènerait pas dans le plus grand café de la ville

                  Si elle était repassée chez elle, elle aurait pris son imperméable: ce jour-là, il pleuvait

                  Si elle veut échapper à la police, elle évitera les gares et les aéroports

                  Si elle a retiré tout son argent de la banque, c'est qu'elle veut s'enfuir (si à valeur de cause)

                  Déduction

                  Regret

                  Souhait

                  Si mon mari était plus gentil, je serais plus heureuse

                  Si j'avais été plus gentil avec ma femme, elle n'aurait pas divorcé

                  Si je gagne ce voyage, je reste là-bas

                  Si je n'ai pas de billet d'avion, je prendrai le train

                  Souhait

                  Décision

                  Remerciement

                  Si tout le monde faisait la cuisine aussi bien que toi, ce serait super

                  Si tu n'avais pas été là, je n'aurais pas réussi à déplacer ce meuble

                  Si tu ne me donnes pas un coup de main, je n'y arriverai pas

                  Si tu as fini, est-ce que tu peux aller faire les courses?

                  Demander de l'aide

                  Reproche

                  Si tu arrivais quelquefois à l'heure, ce serait gentil pour moi!

                  Si tu ne m'avais pas dérangé dix fois j'aurais déjà fini!

                  Si tu ne fais pas attention, tu vas te faire écraser

                  Si tu as fait ça tu vas avoir des problèmes

                  Avertissement mise en garde

                  menace


                  CONDITION - HYPOTHESE: PHRASES AVEC SI

                  POSSIBLE

                  Dans...

                  Hypothèse ou condition de réalisation située

                  Conséquence située...

                  Dans

                  Exemples

                  Valeurs

                  PRÉSENT

                  IMMÉDIAT

                  SI + PRÉSENT

                  + IMPÉRATIF

                  + PRÉSENT

                  AVENIR

                  IMMÉDIAT

                  Si ton voisin est bruyant, appelle la police

                  Conseil

                  Si tu m'embêtes, je te quitte!

                  Menace

                  Si vous avez de l'argent nous pouvons déjeuner

                  Proposition soumise à condition

                  AVENIR

                  + FUTUR

                  + CONDITIONNEL PRÉSENT

                  AVENIR

                  S'il fait beau demain, j'irai à la piscine

                  Projet ferme sous condition

                  Si tu veux, la semaine prochaine nous pourrons aller au théâtre

                  Forte probabilité

                  Si tu veux, la semaine prochaine nous pourrions aller au théâtre

                  Éventualité

                  PASSÉ

                  SI + PASSÉ COMPOSÉ

                  + PRÉSENT

                  + IMPÉRATIF

                  + PASSÉ COMPOSÉ

                  + FUTUR

                  + FUTUR ANTÉRIEUR

                  PRÉSENT

                  S'il a réussi, il doit être content

                  On ne sait pas s'il a réussi: hypothèse

                  Si tu as fini ton travail, viens avec nous

                  Condition accomplie, conséquence immédiate

                  PASSÉ

                  S'il a réussi, il a sûrement fêté ça

                  On ne sait pas ce qui s'est passé

                  AVENIR

                  S'il a réussi, il réussira tout le reste!

                  Condition passée remplie, conséquence future certaine

                  Si tu as fini avant 4 h., tu auras fait vite

                  Condition et conséquence

                  AVENIR

                  SI + IMPARFAIT

                  + CONDITIONNEL PRÉSENT

                  AVENIR

                  Si je rencontrais un gentil garçon, je me marierais

                  C'est possible mais pas certain du tout éventualité - souhait

                  IRRÉEL

                  PRÉSENT

                  SI + IMPARFAIT

                  + CONDITIONNEL PRÉSENT

                  PRÉSENT

                  Si j'étais martien, je parlerais martien

                  Mais je ne suis pas martien et je ne parle pas martien - souhait

                  PASSÉ

                  CONTINUANT

                  AU PRÉSENT

                  + CONDITIONNEL PASSÉ

                  PASSÉ

                  Si je ne te connaissais pas aussi bien, je ne l'aurais rien demandé

                  Si + imparfait marque ici l'habitude. Elle continue après la réalisation de la conséquence. RARE

                  PASSÉ

                  SI + PLUS

                  -QUE-PARFAIT

                  + CONDITIONNEL PASSÉ

                  PASSÉ

                  Si nous avions étudié, nous aurions réussi

                  Si tu avais été gentil, j'aurais passé une bonne soirée

                  Mais nous n'avons pas étudié (Regret)

                  (Reproche)

                  + CONDITIONNEL PRÉSENT

                  PRÉSENT

                  Si nous avions étudié, nous serions diplômés

                  Mais nous n'avons pas étudié (hier) et nous ne sommes pas diplômés (aujourd'hui)


                  NE SANS VALEUR NÉGATIVE

                  1. NE EXPLÉTIF

                  C'est-à-dire FACULTATIF, sans valeur proprement négative, même s'il peut certes traduire une idée parallèle négative qui est dans la pensée du locuteur: Je crains qu'il ne vienne peut apparaître comme parallèle à Je souhaite qu'il ne vienne pas. En règle générale, l'emploi de ne caractérise l'usage plus ou moins soutenu. Cas possibles:

                • Après des termes exprimant la crainte: craindre que, redouter que, appréhender que, trembler que, avoir peur que, la crainte que, etc. Je crains qu'il NE soit malade (= il est malade, je le crains). Il est parti de crainte qu'une erreur N'ait été commise

                • Quand le terme qui exprime la crainte est dans une phrase négative ou interrogative, ne est en principe omis dans la subordonnée. Je ne crains pas qu'on me démente

                  Pour exprimer la négation véritable dans la subordonnée, on emploie ne... pas, ne... plus... Je crains qu'il NE soit PAS bien portant (= il n'est pas bien portant, je le crains)

                • Après empêcher que, éviter que: La brume empêche qu'on NE voie la côte. Quand la principale est négative, ne est le plus souvent omis dans la subordonnée

                • Après ne pas (ou ne plus, ne jamais, etc.) douter que, ou d'autres verbes ou locutions de sens voisin, aux formes négative ou interrogative: nier, disconvenir, contester, méconnaître que; nul doute que; il n'est pas douteux, niable, contestable que: Je ne doute pas qu'il NE soit sincère. Nierez-vous que ce NE soit une erreur? Quand ces verbes ou expressions sont à la forme affirmative, on n'emploi pas ne

                • Après plus..., moins..., mieux..., autre(ment)..., meilleur..., pire..., moindre..., plutôt que, c'est-à-dire, dans une comparaison d'inégalité, NE est très très fréquent. On peut donc dire C'est plus difficile que je NE croyais, ...que je croyais, mais jamais C'est plus difficile que je ne croyais pas (Ne... pas est exclu dans la subordonnée). Il peut arriver que ne... pas plus que mette en parallèle deux idées senties comme négatives: La montagne ne tourmente pas plus qu'elle n'apaise. On peut alors se demander si ne, dans la seconde proposition, est vraiment explétif et si l'on n'a pas un ne employé seul. Au contraire, l'idée est positive et ne certainement explétif dans la seconde proposition si je dis: On ne peut pas être plus content que je (ne) le suis. On peut d'ailleurs hésiter parfois sur l'interprétation dans un sens positif ou négatif: Je ne le connais pas plus que vous ne le connaissez

                • Après avant que, à moins que, il s'en faut que, peu s'en faut que. Il faut agir avant qu'il NE soit trop tard. On peut exprimer une négation dans la subordonnée: Agissons avant qu'il ne soit plus temps

                • Après sans que, on évite ne dans l'usage surveillé: La décision a été prise sans que j'en sois informé. Il n'est pas rare, cependant, que le subjonctif soit accompagné de ne explétif, surtout quand la principale est négative ou quand la subordonnée contient un mot négatif comme aucun, personne, rien, mais positif en l'occurrence (Il a agi sans que personne ne le sache). Cet emploi est sévèrement condamné par l'Académie

                • 2. NE... QUE

                  Construction restrictive. Elle équivaut à seulement, uniquement

                  • Ne... pas que s'emploie au sens de ne... pas seulement: c'est une vraie négation

                  • Ne faire que (de) + infinitif. Cette structure a deux sens: elle marque la répétition constate (Il ne fait que dire toujours la même chose) ou la limitation à telle action (Il ne fait qu'obéir). Il faut donc que le contexte dissipe l'équivoque, par exemple dans Il ne fait que jouer. On peut marquer une opposition en employant ne pas faire que: Il ne fait pas que vous respecter, il vous admire. Il faut distinguer ne faire que et ne faire que de, beaucoup plus rare, qui marque un passé très proche: Je ne fais que d'arriver; laissez-moi réfléchir un peu

                  LE PASSÉ ANTÉRIEUR ET LES TEMPS SURCOMPOSÉS

                  PASSÉ ANTÉRIEUR

                  Au passé antérieur, l'auxiliaire est au passé simple. Emploi:

                • Dans une subordonnée (ou une principale exprimant l'antériorité par rapport à un passé simple énonçant le fait principal), le passé antérieur exprime un fait non répété qui a lieu, dans un temps déterminé et assez limité, avant un autre, également passé (généralement au passé simple): Quand il fut arrivé, je partis. Dès qu'il eut fini, il se leva. A peine fut-il sorti qu'on le rappela. Il n'eut pas plus tôt dit cela qu'il le regretta. Parfois l'autre fait est au présent historique: Après qu'il eut brouté, trotté, fait tous ses tours, Jeannot lapin retourne aux souterrains séjours (La Fontaine) ou à l'imparfait, au passé composé ou au plus-que-parfait. On lui substitue souvent (en principale ou en subordonnée) le passé surcomposé (j'au eu fini) quand il est en rapport avec un passé composé. L'usage est courant dans la langue parlée (en fait, c'est notamment au langage parlé qu'appartiennent les temps surcomposés); il est attesté depuis longtemps dans la langue littéraire: Aussitôt que j'ai eu envoyé mon paquet, j'ai appris, ma bonne, une triste nouvelle (Mme. De Sévigné, 17 juin 1762). Au passif, le tour devient très lourd: Aussitôt que le paquet a eu été envoyé...

                • Dans des propositions principales ou indépendantes, avec un complément de temps, pour exprimer une action entièrement accomplie et faite rapidement: En vingt secondes il eut démonté la roue

                • TEMPS SURCOMPOSÉS

                  Aux temps simples s'opposent non seulement les temps composés (passé composé, plus-que-parfait, etc.,) mais les temps surcomposés, dont l'existence est ancienne, comme on vient de voir, et qui expriment l'aspect de l'accompli: il s'agit donc de faits antérieurs et accomplis par rapport à des faits qui, eux-mêmes antérieurs par rapport à d'autres faits, s'exprimeraient par les temps composés correspondants. Cette antériorité est explicite lorsque les temps surcomposés apparaissent dans des propositions temporelles (introduites par après que, aussitôt que, dès que, lorsque, quand, une fois que, à partir du moment oû). Elle peut aussi être indiquée par des compléments qui précisent le délai d'accomplissement (bientôt, vite...). Chaque temps surcomposé correspond donc à un temps composé et se forme en mettant l'auxiliaire de celui-ci au temps composé qui soit de mise: J'ai reçu, passé composé, devient, au passé surcomposé, j'ai eu reçu. J'étais parti devient J'avais été parti (indicatif plus-que-parfait surcomposé). Le plus employé de ces temps est l'indicatif passé surcomposé qui, en rapport avec un passé composé, correspond au passé antérieur en rapport avec un passé simple. Si nous employions une formule mathématique, nous aurions une équation de la sorte:

                  Passé antérieur = passé surcomposé

                  Passé simple passé composé

                  Quand il eut terminé, le public l'acclama devient Quand il a eu terminé, le public l'a acclamé

                  Le passé antérieur surcomposé est inconnu de la langue parlée et très très rare dans l'écrit

                  L'infinitif et le participe présentent aussi leurs passés surcomposés: Le plombier est parti sans avoir eu achevé son travail, ayant eu terminé son travail avant midi, il a pu partir

                  La voix passive est rarissime, très peu attestée dans l'écrit

                  REMARQUE: Le premier participe du temps surcomposé fait partie de l'auxiliaire et ne varie pas: Quand ils ont été partis, quand on les a eu remerciés...

                  LE PARTICIPE PASSÉ

                  S'accorde avec le sujet quand le verbe est conjugué avec être:

                  • Les fleurs ont été achetées chez ce fleuriste

                  S'accorde avec le c.o.d. placé avant

                  • Quand le verbe est conjugué avec avoir:

                  • Voilà les fleurs que j'ai achetées hier

                  • Quand le second pronom des verbes pronominaux est c.o.d.:

                  • Elle s'est maquillée (s'= deuxième pronom: elle a maquillé elle-même)

                  • Elle s'est trop maquillé les yeux (s' = c.o.i.)

                  • Quand le participe est suivi d'un infinitif et que son c.o.d. est sujet de l'infinitif

                  • Les acteurs que j'ai vus jouer étaient excellents

                  Ne s'accorde pas:

                  • Quand le verbe est impersonnel

                  • Les inondations qu'il y a eu à Paris, ont laissé des traces

                  • Quand il est précédé de le neutre ou de en

                  • Les récoltes ont été mauvaises; or personne ne l'avait prévu (cela)

                  • J'ai trouvé des huîtres et j'en ai acheté

                  • Quand le participe est suivi d'un infinitif et que son c.o.d. n'est pas sujet de l'infinitif

                  • J'aime des airs que j'ai entendu chanter par ma mère

                  • Quand il s'agit des participes fait et laissé suivis d'un infinitif

                  • Les chemises que j'ai fait repasser sont prêtes

                  • Les enfants que j'ai laissé sortir ne sont pas encore rentrés

                  LE PARTICIPPE DES VERBES PRONOMINAUX

                  S'accorde avec le sujet:

                  • Des verbes pronominaux à sens passif:

                  • Ces livres se sont bien vendus (= ont été bien vendus)

                  • Des verbes qui existent seulement à la forme pronominale:

                  • Marilyn Monroe s'est suicidée

                  • Des verbes pronominaux qui prennent un sens autre que celui de leur forme simple:

                  • Douter de " se douter de

                  • Elle a douté de sa réussite (elle n'a pas cru à sa réussite)

                  • Elle s'est doutée de sa réussite (elle a cru à sa réussite)

                  • S'accorde avec le c.o.d. placé avant:

                  • Avec les verbes pronominaux réfléchis

                  • Les enfants se sont habillés

                  • Avec les verbes pronominaux réciproques (toujours au pluriel)

                  • Les deux amies se sont embrassées (se = l'une l'autre)

                  Ne s'accorde pas quand le c.o.d. est placé après:

                  • Avec les verbes pronominaux réfléchis:

                  • Ils se sont lavé les mains

                  • Avec les verbes pronominaux réciproques (toujours au pluriel)

                  • Ils se sont fait des compliments sur leurs pulls

                  • Avec les verbes toujours transitifs indirects (qui ont un c.o.i., pas un c.o.d.)

                  • Les deux hommes ne se sont pas souri

                  1

                  2

                  3

                  Verbes qui existent seulement

                  À la forme pronominale

                  Verbes particuliers

                  À la forme pronominale

                  Verbes toujours

                  Transitifs indirects

                  S'absenter

                  S'apercevoir de = se rendre compte de

                  Se nuire

                  S'en aller

                  S'attaquer à = entreprendre quelque chose avec énergie

                  Se parler

                  S'endormir

                  S'attendre à = attendre ce que l'on a prévu

                  Se plaire

                  S'enfuir

                  S'avancer = affirmer sans pouvoir prouver

                  Se déplaire

                  S'envoler

                  Se disputer avec = se quereller

                  Se mentir

                  S'évader

                  Se douter = être presque sûr

                  Se ressembler

                  S'évanouir

                  S'échapper = s'enfuir

                  Se sourire

                  S'ingénier à

                  S'écouler = passer

                  Se succéder

                  Se méfier de

                  Se plaindre de = protester - être mécontent de

                  Se moquer de

                  Se prendre à = commencer soudain à

                  Se réfugier

                  S'en prendre à = tourner son agressivité contre

                  Se souvenir de

                  S'y prendre (bien, mal) = savoir comment agir (ou ne pas savoir)

                  Se suicider

                  Se rendre à = aller dans un lieu déterminé

                  Se sauver = partir en courant

                  Se servir de = utiliser

                  LA CONCESSION

                  Définition: Si un obstacle reconnu ou envisagé ne produit aucun effet sur la conséquence, il y a concession

                  La concession est

                  Une conjonction

                  Bien que

                  Quoique

                  Sans que

                  + subjonctif

                  Valeur générale

                  • Bien qu'il pleuve, nous avons fait une promenade

                  • Nous avons pu terminer la réunion sans que vous soyez dérangé

                  Encore que

                  Nuance une affirmation

                  • Tous les élèves de la classe devraient réussir l'examen; encore que certains puissent échouer

                  Tout + adj. + que

                  Si

                  Quelque + adj. + que

                  nom

                  Idée d'intensité: il s'agit d'un jugement personnel portant sur une qualité

                  • Tout / si / intéressant qu'il soit le film ne m'a pas plu

                  • Quelque déçues que vous soyez, vous devez recommencer

                  • Quelques transformations que vous fassiez, vous devez demander une autorisation

                  Qui que

                  Quoi que

                  Où que

                  Quel(le)s que

                  La concession porte sur une personne, une chose, une action,

                  un lieu,

                  une qualité

                  • Qui que vous aimiez, vous souffrirez

                  • Quoi que je fasse, il n'est pas content

                  • Où que je sois, je pense à toi

                  • Quels que soient les résultats, je partirais en vacances

                  Même si

                  + indicatif

                  Concession + idée d'hypothèse

                  • Même si elle s'excuse, je ne lui pardonnerai pas

                  Quand bien même

                  + conditionnel

                  • Quand bien même je travaillerais jour et nuit, je n'y arriverais pas

                  Un adverbe

                  Pourtant

                  Cependant

                  Quand même

                  Néanmoins

                  Toutefois

                  (Après le verbe)

                  • Je gagne bien ma vie, pourtant, j'ai d'énormes difficultés financières

                  • Elle le suppliait de rester, il est parti quand même

                  • Ce jeu est intéressant et très instructif, toutefois il coûte cher

                  Une préposition

                  Malgré

                  En dépit de

                  Sans

                  Au risque de

                  + nom

                  pronom

                  + infinitif

                  • Il fait toujours des remarques acerbes malgré lui

                  • En dépit de son handicap, il fait beaucoup de sport

                  • Il est parti sans moi

                  • Il est parti sans nous dire au revoir

                  • Elle a pris cette décision au risque de lui déplaire

                  Un coordonnant

                  Mais

                  Or

                  Opposition simple

                  Moment particulier d'une curée en opposition avec ce qui précède

                  • Ce film est ennuyeux mais il attire beaucoup de spectateurs

                  • Les enfants pleurent souvent la nuit. Or, cet enfant-là ne dit...

                  D'autres moyens

                  Par ailleurs

                  Nuance un jugement négatif

                  • Ce député, par ailleurs très sympathique, n'est pas capable d'assumer ses responsabilités

                  Il n'en reste pas moins que (il) n'empêche que

                  Nuance un point de vue, rend une affirmation plus objective

                  • Il n'a pas réussi, il n'en reste pas moins / n'empêche qu'il a beaucoup travaillé

                  Avoir beau + infinitif

                  • Il a beau avoir travaillé, il n'a pas réussi

                  N'importe qui / quoi / où / quand / comment

                  • Je ne veux pas que tu ailles n'importe où et que tu parles à n'importe qui

                  L'OPPOSITION

                  Définition: Si deux faits de même nature (événements, comportements,...) sont rapprochés de façon à mettre en valeur des différences, il y a opposition

                  L'opposition est exprimée par:

                  Une conjonction

                  Alors que

                  Tandis que

                  Si + indicatif

                  Autant... autant

                  Opposition de personnes, de comportements, d'actions, de descriptions

                  Opposition et comparaison symétriques

                  • Mon mari aime la natation alors que je préfère le cyclisme

                  • Si elle est travailleuse elle n'est pas très intelligente

                  • Autant Pierre travaille autant Sophie s'amuse

                  Un adverbe

                  Au contraire

                  Introduit généralement une proposition affirmative après une proposition négative

                  • Je n'avais plus mal, au contraire, je ressentais un bien-être très agréable

                  À l'opposé

                  Situations très éloignées

                  • Certaines personnes téléphonent souvent, à l'opposé d'autres préfèrent écrire

                  Inversement

                  Situations contraires en ordre ou en sens

                  • Mes deux enfants ont évolué différemment, mon fils est devenu très travailleur; inversement, ma fille est plus paresseuse

                  En revanche

                  Par contre

                  (langue soutenue)

                  (langue parlée)

                  • Au lycée j'aimais bien étudier les langues en revanche / par contre je détestais les mathématiques

                  Une préposition

                  Contrairement à + nom

                  À l'opposé de

                  À l'inverse de pronom

                  À la place de

                  • Contrairement aux prévisions météorologiques qui annonçaient du beau temps, il pleut depuis deux jours

                  • Nathalie s'habille toujours en noir à l'inverse de sa sœur qui ne porte que du blanc

                  • Elle a été déçue de recevoir un bouquet de fleurs au lieu d'un bijou

                  Au lieu de + infinitif

                  • Au lieu de faire ses exercices il regardait la télévision

                  D'autres moyens

                  Un pronom personnel de reprise

                  • Mon frère aime la natation, moi, je préfère la course à pied

                  Les expressions:

                  Quant à + pronom

                  Pour ma (ta / notre / leur...) part

                  De mon (votre / son / leur...) côté

                  En ce qui me (te / vous / les) concerne

                  • Mes amis ont presque tous fait des études scientifiques, quant à moi / pour ma part / en ce qui me concerne j'ai fait des études littéraires

                  L'ADVERBE

                  L'adverbe est un mot invariable qui peut être complément d'un verbe, d'un adjectif, d'un autre adverbe

                  Il parle BIEN. Un homme TRES pauvre. Il écrit FORT mal

                  Les adverbes peuvent exprimer:

                  • La manière: ainsi, exprès, lentement...

                  • La quantité: beaucoup, assez, peu...

                  • L'intensité: très, tellement, tant, si...

                  • La comparaison: autant, plus, moins...

                  • Le temps: autrefois, désormais, ensuite...

                  • Le lieu: ailleurs, avant, nulle part...

                  • L'affirmation: oui, si, assurément...

                  • La négation: non, non plus, pas du tout...

                  • L'opinion: heureusement, apparemment, sans doute...

                  • L'interrogation: quand?, où?, combien?

                  FORMATION DES ADVERBES EN -MENT

                  • Si l'adjectif se termine par une consonne: adjectif au féminin + ment

                  • Clair - clairement

                  • Frais - fraîchement

                  • Gentil - gentiment (seule survivance parmi les adverbes correspondant aux adjectifs qui n'avaient qu'une forme pour les deux genres en ancien français)

                  • Si l'adjectif se termine par -e: adjectif + ment

                  • Rapide - rapidement

                  • Mais: intensément, profondément, expressément, commodément...

                  • Si l'adjectif se termine par une voyelle autre que -e: adjectif + ment

                  • Vrai - vraiment

                  • Aisé - aisément

                  • Mais: impuni - impunément, gaiement s'impose sur gaîment. Attention à l'accent circonflexe sur le u de: assidûment, congrûment, continûment, crûment...

                  • Les adjectifs en -ent, -ant font des adverbes en -emment, -ammant

                  • Fréquent - fréquemment

                  • Courant - couramment

                  • Mais: lent - lentement

                  • Il y a des adverbes provenant d'adjectifs tombés en désuétude:

                  • Brièvement, grièvement, journellement

                  • Quelques adverbes en -ment ne sont pas tirés d'adjectifs, mais:

                  • De noms: vachement, bougrement, diablement

                  • De déterminants: aucunement, nullement, mêmement

                  • De mots-phrases: bigrement, fichtrement

                  • D'adverbes: comment, quasiment

                  2. PLACE DE L'ADVERBE

                  L'adverbe se place presque toujours avant l'adjectif ou l'adverbe qu'il accompagne (L'adverbe se rapportant à un participe peut le précéder ou le suivre)

                  Vous êtes TRES aimable

                  La maison a été un peu endommagée EXTERIEUREMENT

                  Lorsque l'adverbe porte sur l'ensemble de la phrase sa place est variable:

                  (Hier), je suis arrivé (hier), à 7 heures (hier)

                  Lorsque l'adverbe porte sur un verbe, il se place:

                • Après, si le verbe est à un temps simple

                • Je répondis ENCORE

                • Le plus souvent entre auxiliaire et participe aux temps composés

                • Il a MAL dormi

                  Mais il peut se placer après le participe, surtout s'il a une certaine longueur:

                  J'ai trouvé FACILEMENT ce que je cherchais

                  Les adverbes de lieu et de temps se mettent en général après le participe, ainsi que la plupart des adjectifs monosyllabiques employés adverbialement

                  Il est revenu HIER

                  Il a chanté JUSTE

                • Avec un infinitif: adverbe de lieu et de temps + adjectives monosyllabiques employés adverbialement après. Les autres adverbes, avant ou après:

                • Il faut chercher AILLEURS, il faut parler HAUT

                  Pour MIEUX réussir / Pour réussir MIEUX que vous...

                  Cas particuliers à ne pas oublier:

                  EN et Y

                  Les adverbes de négation

                  Les adverbes interrogatifs ou exclamatifs se placent souvent en tête de la phrase

                  REMARQUE: Sans doute, à peine, ainsi, aussi, peut être... entraînent habituellement l'inversion du sujet lorsqu'ils sont placés en tête de phrase

                  ELISION ET LIAISON

                  L'élision est marquée dans l'écriture par une apostrophe devant une voyelle ou un h muet. L'apostrophe marque l'élision des voyelles a dans la, article ou pronom, i dans la conjonction si devant il, ils, e dans des cas beaucoup plus nombreux:

                • Dans je, me, te, le (article ou pronom), se, que (relatif ou conjonction), de, jusque, ne: j'avais, donne-m'en, l'homme, tu l'as, ce qu'on aime, je crois qu'il viendra, parce qu'André le sait, depuis qu'on le dit, d'un jour, jusqu'au soir, il n'arrive pas. Pas d'élision si le et la sont toniques: Dites-le avec des fleurs; prends-la avec toi; place-la ici

                • Dans le pronom ce devant avoir ou les formes du verbe être commençant par une voyelle, devant en et devant aller employé comme auxiliaire (devant un infinitif): C'est, c'était, c'en est fait

                • Dans lorsque, puisque, quoique (en un mot)

                • Dans presqu'île, quelqu'un, quelqu'une

                • Dans cinq verbes composés de entre: entr'aimer, entr'apercevoir, s'entr'appeler, s'entr'avenir, s'entr'égorger. Mais on doit écrire entrouvrir, entre eux, entre autres

                • Devant les noms des voyelles et celui des consonnes dont le nom commence par a, è ou i (f, h, l, m, n. r. x) on élide couramment l'e de le: l'a long, l'o ouvert, l'n final... Il y a plus d'hésitation pour l'e de de; l'oreille choisit souvent de: l'e suivi de n, ou de a ou de i. Mais on dit aussi: un sorte d'a

                • La liaison est l'action de prononcer deux mots consécutifs en unissant la consonne finale du premier mot (non prononcé isolément ou devant une consonne) à la voyelle initiale du mot suivant. Exemple: les petits enfants

                  Elle est beaucoup moins fréquente qu'autrefois, et ne s'impose que si les deux mots se soudent sans qu'il soit possible d'imaginer entre eux la moindre pause: les hommes, cinq enfants, mon ami, mes anciens amis, leurs amis, un fervent admirateur, très avare, prenez-en, dit-il, ils sont allés, nous irons, ils en ont, je suis heureux, il peut entendre, pas aujourd'hui, en avion, plus encore, quand il dit, sans arrêt, deux hommes, le deux avril

                  Le phénomène de la liaison est très instable et mouvant dans bon nombre de cas. Notons néanmoins qu'on ne lie pas un substantif singulier à l'adjectif qui le suit, sauf si la consonne finale du substantif se prononce (parc): un sujet intéressant. Au pluriel on hésite, mais on omet généralement la liaison. On ne lie pas le t de fort ni l's de vers ni l'r final des verbes en er. On ne fait pas de liaison entre un nom et une préposition: un ouvrier en chômage; entre l'adjectif qualificatif et un adverbe: il était content autrefois; entre l'adjectif qualificatif et une préposition: il est bon avec lui...

                  On ne pratique jamais de liaison consonantique après la conjonction copulative et

                  La disjonction: nous ne faisons ni liaison ni élision soit devant h dit aspiré: La Havane, La Hollande, le héros...; soit quand la notation phonétique d'un mot est précédée du signe `: onze, yacht, whisky, huitième

                  L'EXPRESSION DE LA CAUSE

                  On peut exprimer les rapports de cause dans:

                  1. LES PROPOSITIONS INDEPENDANTES

                  Reliées par le signe de ponctuation “:” ou par les conjonctions de coordination car et en effet (jamais en tête de phrase)

                • Avec l'indicatif: Il a pris un congé: en effet il était à bout de forces

                • Avec le conditionnel: Ne sors pas sans te couvrir, car tu prendrais froid

                • 2. DES PROPOSITIONS SUBORDONNEES CONJONCTIVES

                • Introduites par les conjonctions: parce que, comme, puisque, du moment que, dès lors que, étant donné que, vu que, attendu que, pour la (seule-simple et bonne) raison que, d'autant plus que, d'autant que, surtout que, sous prétexte que, ce n'est pas que, non que, soit que... soit que

                • REMARQUES:

                • A la question: pourquoi? On répond avec parce que: Faites cela PARCE QUE le devoir le commande et QUE l'honneur l'exige

                • Si l'on veut renforcer l'explication, on emploie C'est parce que..., Pour la simple raison que...

                • Lorsqu'on veut informer d'un fait dont la cause n'est pas connue, on utilise comme. La subordonnée précède la principale obligatoirement: Comme j'avais un gros rhume, j'ai pris un grog

                • Dans les démonstrations scientifiques, on recourt beaucoup à Etant donné que, vu que. D'autant que, surtout que s'emploient plutôt à l'oral

                • Alors que parce que donne l'énoncé objectif de la cause, puisque présente comme une cause ayant une conséquence logique, dans un raisonnement justificatif, un fait auquel l'interlocuteur lui-même peut se référer, parce qu'il est antérieur, connu, déjà énoncé comme tel ou constaté, vérifiable, admis ou supposé tel. Puisque personne ne vous attend, restez avec nous

                • Dans le domaine de la justification logique, on emploie aussi du moment que, dès lors que ou, dans le langage juridique, attendu que, considérant que. Attention à puisque dans des exclamations ayant valeur de proposition principale: mais puisque je vous le dis!

                • On utilisera:

                  • Si la cause annoncée est mensongère: sous prétexte que...

                  • Si la cause attendue est non réelle: non que, ce n'est pas que (+ subjonctif) suivi obligatoirement par la formulation de la cause réelle: mais c'est que, mais parce que... Si je vous le dis, c'est que je le sais

                  • Si la cause est incertaine: soit que... soit que

                • Toutes ces conjonctions sont suivies de l'indicatif mais parce que et sous prétexte que peuvent être suivies du conditionnel si elles expriment une éventualité. Ne bougez pas en prenant une photo parce qu'elle serait floue

                • Non que, ce n'est pas que, soit que... soit que sont suivies du subjonctif.

                • Il ne viendra pas, non qu'il n'en ait envie, mais parce qu'il a un empêchement

                  Ce n'est pas qu'il soit insolvable (il n'est pas insolvable)

                  Ce n'est pas qu'il ne puisse payer (il peut payer)

                  Non que cela ne soit dangereux aussi (aussi, à cause du sens positif)

                  3. AUTRES PROCEDES

                • Une préposition + un nom:

                • À cause de, pour, en raison de, du fait de...: la cause est un élément neutre

                  Grâce à + élément positif

                  À force de + élément indiquant la répétition ou l'intensité

                  Sous prétexte de + cause apparente

                  Faute de = en raison du manque de

                • Une préposition + un infinitif (lorsque le sujet des deux verbes est le même)

                • De - pour - à force de - sous prétexte de

                  Il est allé la voir, sous prétexte de lui demander une adresse

                • Un participe présent ou passé, ou un gérondif (le sujet de deux verbes est le même)

                • Voulant entrer à tout prix dans la maison, il a dû forcer la serrure

                  Elevé dans du coton, il n'était jamais sorti des jupons de sa mère

                  En descendant trop vite l'escalier, il a manqué une marche

                  Indice

                  LES SIGNES AUXILIAIRES

                  En fait, il faut inclure dans cette exception TOUS les mots commençant par emm- ainsi que tous ceux qui commencent par enn- sauf ennéade, ennéagone et ennemi

                  On trouverait très rarement “... qu'il n'en ai pas envie”, mais c'est possible

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